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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Vendredi 26 octobre 2007 5 26 /10 /2007 14:45

 

Lettre au président de la République


Lettre d’éducateurs populaires au Président de la République
 
 
 
 
 
Monsieur le Président, 
 
 
Il y a quelques semaines ou quelques jours, beaucoup d’entre nous avons été destinataires de votre « Lettre aux éducateurs », ce qui nous a semblé juste puisque nous sommes des éducateurs. Certes nous n’intervenons pas à l’école. Personnels techniques et pédagogiques du Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, animateurs des associations et mouvements d’éducation populaire et de jeunesse, animateurs des collectivités territoriales, animateurs en hôpital, regroupés au sein du Syndicat de l’Education Populaire de l’UNSA, nous remplissons une mission d’éducation à la citoyenneté, indispensable pour construire les conditions du vivre ensemble. Dans une éducation tout au long de la vie, nous accompagnons tous les publics et particulièrement les jeunes qui sont en apprentissage de la vie active, professionnelle, citoyenne, affective…
 
 
Hélas, dans votre lettre, nous n’avons rien trouvé ou presque qui nous concerne, tant elle se concentre uniquement sur le système scolaire. Or, si nous sommes très attachés à l’école de la république, nous considérons avec beaucoup d’observateurs et de chercheurs qu’aujourd’hui seule la cohérence d’une politique éducative articulant l’éducation dans et hors l’école peut donner du sens.


Lire la suite :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Courrier-SG-SEP/Lettre-au-pr--sident-de-la-r--publique.doc




Lettre à Madame la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports


Madame la Ministre, 
 
 
Un nouveau secrétaire d’Etat a été installé au Ministère de la Santé, de la Jeunesse et des Sports. Il était annoncé pour la Jeunesse et les Sports, mais ne s’occupera que des sports. Il avait d’ailleurs déjà déclaré qu’il ne s’occuperait pas de l’éducation populaire.
 
L’Etat marque-t-il ainsi son désengagement dans ce domaine et abandonne-t-il de cette manière une partie de sa mission éducatrice ?
 
La lecture du projet de budget pour le programme « jeunesse et vie associative » qui affiche une baisse de plus de 6% ne peut que renforcer notre inquiétude.
Depuis plusieurs années déjà les fonctionnaires de l’Etat chargés de l’éducation populaire et de la jeunesse voient leur nombre diminuer fortement, les départs en retraite n’étant pas compensés par le faible nombre de postes ouverts au concours.
Les aides aux associations, elles aussi en baisse et remises en question chaque année, ne permettent aucune pérennité des projets et renvoient aux collectivités territoriales la responsabilité d’assumer seules le choix de conduire ou non une politique éducative.


Lire la suite :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Courrier-SG-SEP/Lettre----Bachelot.doc
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Actualités de l'Education Populaire
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Mardi 23 octobre 2007 2 23 /10 /2007 01:26

 

Grève dans la fonction publique le 20 novembre 
 
   

Social

Devant le refus persistant du gouvernement de répondre aux exigences et face à des reculs inacceptables pour les personnels et les usagers de la fonction publique, les fédérations UNSA, CGT, CFDT, FO, Solidaires, CFTC de tous les agents des trois versants de la fonction publique (Etat, territoriaux, hospitaliers) appellent à faire grève, à se rassembler et à manifester le 20 novembre 2007 (jour du vote du budget à l’Assemblée Nationale) dans toute la France, sur les salaires, l’emploi public, la défense du service public, la défense des missions et du statut de la Fonction publique.

Le 2007-10-22 19:41:30 ( Lire la suite...



   
La lettre ouverte au président de la République 
a dépassé 20 000 signatures


Education
La lettre ouverte au président de la République a recueilli plus de 20 000 signatures. La mobilisation se poursuit avec la diffusion d'un tract notamment destiné à sensibiliser l'opinion publique. Les 17 organisations de l'éducation qui participent à cette initiative expliquent pourquoi il faut une autre politique et un meilleur budget pour répondre à de nombreux défis: aider efficacement les jeunes les plus en difficulté, former les enseignants pour cela, combattre les inégalités sociales et le danger que représenterait l’instauration d’une école à deux vitesses. 


Lire et télécharger le tract "Service public d'éducation en danger" 


Signez la pétition!
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
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Lundi 22 octobre 2007 1 22 /10 /2007 09:46

Convention collective nationale des personnels des centres sociaux et socioculturels


L’avenant n°3-06 du 30 novembre 2006 relatif au Fonds d’aide au paritarisme et certaines dispositions de l’avenant n°7-06 du 30 novembre 2006 modifiant la convention collective sont obligatoires pour tous les employeurs et salariés compris dans le champ d’application de la Convention collective nationale des personnels des centres sociaux et socioculturels. 

Le troisième paragraphe de l’article 1.3.2 (dimanche et jours fériés) du chapitre IV est également étendu, sous réserve :
- de l’application des dispositions des articles L221-5-1 et R221-1 du Code du travail prévoyant que lorsqu’un établissement veut bénéficier de l’une des exceptions à l’attribution le dimanche du repos hebdomadaire, il est tenu d’adresser une demande au préfet du département ;
- et de celle des dispositions de l’article L222-7 du même code, selon lesquelles les salariés travaillant le 1er mai ont droit, en plus du salaire correspondant au travail effectué, à une indemnité égale au montant de ce salaire.Cette indemnité ne peut pas être remplacée par un repos compensateur.

Arrêté du 5 octobre 2007, JO du 16 octobre

http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=MTST0767667A



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Emploi dans le secteur privé
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 16:07
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COMMUNIQUE


La fédération des transports a été sollicitée sur la journée du 18 octobre :


 
-       Eric Tourneboeuf, secrétaire général de l’UNSA Transport a été interviewé sur LCI ; l’interview devrait passer entre 16 et 17 heures aujourd’hui 17 octobre. Il interviendra également sur la chaîne parlementaire à 22 heures.
 
-       Jean-Daniel Bigarne, secrétaire général de l’UNSA Cheminots vient d’être interviewé par France 3 pour l’émission du 19-20 heures.



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 15:55


Le patronat a toujours financé les syndicats


Source : NOUVELOBS.COM | 17.10.2007 | 10:24
 


L
'ancien président du CNPF affirme que l'argent "donné de la main à la main" par le patronat a toujours été un mode de "financement normal" des syndicats. Jean-Claude Mailly de FO veut "les preuves".
 
 

L
'ancien président du Conseil National des Patrons Français (CNPF), Yvon Gattaz, a réaffirmé mardi 14 octobre sur France 2 que le financement des syndicats par le patronat "a toujours eu lieu". "C'était un fond tout à fait honorable qui était créé pour financer les syndicats, et ce financement des syndicats a toujours eu lieu", a-t-il déclaré. "Les cotisations des syndicats représentent peu de choses dans leur budget. Et il fallait ben compléter, il faut bien qu'elles vivent ces fédérations", a-t-il ajouté. 


"L
'occasion de faire la révolution
"

L
'ex-patron des patrons avait déclaré plus tôt sur France Inter que l'argent "donné de la main à la main" par le patronat avait toujours été un mode de "financement normal" des syndicats, ajoutant que l'affaire Gautier-Sauvagnac était l'
occasion de "faire la révolution" dans leur financement.
"Il faut appeler un chat, un chat.(...) Il était de tradition dès 1884 qu
'
il y eut une caisse qui alimentait les syndicats", a déclaré Yvon Gattaz, président de 1981 à 1986 du CNPF, ancien Medef.
En 1981, "il était de notoriété publique (...) que cet argent donné de la main à la main (...) servait au financement des syndicats. C
'
est le mode de financement des syndicats français", ajoute-il. 


La fin de l
'omerta


"Ce n
'était pas arroser pour peser (dans les négociations salariales, ndlr), c'
est un financement normal", affirme Yvon Gattaz.
"Personne ne s
'en mettait dans la poche, ni les responsables patronaux, ni les responsables syndicaux", ajoute-il, mais "je pense que c'était un moyen de financement pas clair du tout, tout à fait glauque, inavoué et tacite, c'était l'omerta et il fallait bien qu'
un jour, ça éclate".
"Ce drame (de l
'affaire Gautier-Sauvagnac, ndlr) qui éclate aujourd'
hui va obliger à revoir complètement le statut même des organisations syndicales en France", continue Yvon Gattaz. 


L
'exemple allemand


A l
'image de ce qui a été fait pour les partis politiques, "il faut revoir complètement le mode de financement des syndicats, c'
est le moment ou jamais de faire la révolution en France" dans ce domaine, ajoute-t-il.
"Maintenant, il faut la transparence financière, la clarification des comptes, la clarté dans les négociations. Il faut que tout soit plus clair dans ce domaine comme cela existe dans beaucoup de pays modernes" comme l
'
Allemagne ou les pays nordiques.
"Il ne doit plus y avoir cette irresponsabilité totale, tous ces circuits inavoués, tout ceci n
'est pas digne d'un pays moderne comme la France", conclut Yvon Gattaz. 


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 15:25
Cet espace est destiné à accueillir vos propres propositions de débats. 

Déposez un thème, un premier texte. Pour cela, ajouter un "commentaire à cet article". Nous le mettrons en ligne sous la forme d'un nouvel article auquel des commentaires pourront alors être apportés.
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Libre discussion
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 14:19
   
... la négociation doit reprendre !
 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE N° 040 - 2007

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La grève prévue le jeudi 18 octobre sera de grande ampleur dans les transports, particulièrement à la SNCF et à la RATP.
 
Elle viendra illustrer la forte inquiétude des salariés de ces entreprises quant à l’avenir de leur régime de retraite qui a été confirmée par la lecture du document d’orientation gouvernemental qui a été remis à l’UNSA le mercredi 10 octobre.
 
L’UNSA, en accord avec ses syndicats des transports, n’a jamais refusé de discuter de la question des régimes spéciaux. L’UNSA n’a jamais refusé de considérer que tous les salariés du privé comme du public devaient être mis sur un pied d’égalité pour ce qui concerne la durée de cotisations.
Ce que l’UNSA refuse par contre, c’est que dans bien des cas, les salariés qui effectueront, demain, une carrière plus longue que celle qu’ils effectuent aujourd’hui, percevront une retraite d’un montant inférieur.
 
Or ce sera le cas si les orientations gouvernementales restent en l’état.
 
Cela résulte en grande partie des effets de la « décote » telle qu’elle est actuellement conçue et qui pénalise de façon excessive et injuste les salariés qui ne peuvent justifier d’une carrière complète.
 
L’UNSA rappelle que pour les salariés des régimes spéciaux, la retraite est un élément du statut salarial qui vient compenser des salaires moindres et des sujétions particulières (travail de nuit, les dimanches et jours fériés etc.). Une remise en cause brutale du montant des pensions servies est donc vécue comme une rupture du contrat salarial passé avec l’entreprise.
 
L’UNSA demande donc au gouvernement d’engager de nouvelles discussions sur son document d’orientation - notamment sur la question de la décote – pour que s’ouvrent de façon plus sereine les négociations dans les entreprises.


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Dialogue social
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 13:21


CYBER
 EUROPE                                                   DU CÔTÉ DU WEB
ET INTERNATIONAL                                                 N° 115 (17.10.2007)
 


LES ALLEMANDS ET L’IMMIGRATION
Étude, réalisée pour France 24.
Note : France 24 est une chaine de télévision française d’information internationale en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, lancée le 6 décembre 2006.
TNS SOFRES, 21 et 22 septembre 2007 (26 pages pour le PDF).
 


COMMENT TROUVER UNE INFORMATION EUROPÉENNE SUR INTERNET
Le développement d'Internet a amené toutes les institutions de l'Union européenne à publier de nombreux documents sur leur site, souvent en texte intégral. Il s'avère cependant difficile de trouver concrètement une information en raison de la multiplication des pages web. Le service des affaires européennes du Sénat vous présente dans cette note quelques astuces de recherche.
Sénat-Europe, 2007.
 


INTERNET PLUS SÛR POUR LES ENFANTS
La Commission européenne a rendu publique une enquête sur les usages du téléphone portable et d’Internet par des enfants de 29 pays d’Europe, âgés de 9 à 14 ans.
Eurobaromètre, mai 2007 (76 pages).
 
   

PROGRAMME FRANCO-CHINOIS D’ÉCHANGES DE LA JEUNESSE
Plusieurs délégations de jeunes Chinois sont attenduesen France dans le courant de
l’année 2007, en juin (jeunes artistes), novembre (jeunes entrepreneurs) et décembre
(jeunes scientifiques).
Ambassade de France en république populaire de Chine (Pékin), 2007.
 


QUAND DE JEUNES BÉNINOIS, TCHADIENS ET TOGOLAIS SE RENCONTRENT…
Banque mondiale – Programme initiative jeunes – Rencontre à Cotonou (Bénin)
Par Sylvie Nenonene.
Extrait : « Quarante jeunes venus du Bénin, du Tchad et du Togo se sont rencontrés au bureau de la Banque mondiale à Cotonou du 27 juillet au 4 août. L'objectif principal était de créer un cadre de concertation et d'échanges entre ces jeunes, de les entretenir sur quelques-unes des questions de développement des pays africains, de les encourager à s'y impliquer davantage,
et de promouvoir leur engagement civique. »
Exel Africa, 18 août 2007.
 
Publication réalisée par L. Margoulet pour le centre de documentation de l’INJEP
11, rue Paul Leplat – 78160 Marly-le-Roi – 01 39 17 27 30
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : International
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Mercredi 17 octobre 2007 3 17 /10 /2007 10:29

Roselyne Bachelot rappelle Bernard Laporte à l'ordre


Source : Les échos [ 17/10/07  ]



Bernard Laporte n'est pas encore entré au gouvernement qu'il est déjà recadré par son ministre de tutelle. A trois jours de son dernier match, pour la troisième place de la Coupe du monde, l'entraîneur de l'équipe de France de rugby a affirmé hier qu'il quitterait ses fonctions de secrétaire d'Etat aux Sports si ce « nouveau métier » ne lui « plaît pas ». « J'aurai toujours cette liberté, et tant mieux », a-t-il expliqué. 

Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, lui a aussitôt rappelé, sur France Inter, les devoirs d'une fonction gouvernementale : « Etre secrétaire d'Etat, ce n'est pas une question que ça plaise ou pas. On remplit une fonction, on ne la remplit pas pour son plaisir, on la remplit pour le bien des Français. » 

Le député villepiniste Georges Tron a également reproché à Bernard Laporte de prendre le gouvernement « comme une épopée dans sa vie professionnelle ». « Il faut se méfier de cette espèce de dilettantisme, de cet amateurisme de la politique », a-t-il asséné.


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Mardi 16 octobre 2007 2 16 /10 /2007 12:43

 
 
L'UIMM est assise sur un trésor de plusieurs centaines de millions d'euros


Source : Les échos [ 16
/10/07 ]

Les retraits d
'argent de l'UIMM ont été effectués, selon nos informations, depuis plusieurs fonds de réserve, dont une caisse de solidarité « antigrève » créée en 1968, au portefeuille aujourd'hui évalué à 160 millions d'euros.
 
Depuis le début de l'affaire Gautier-Sauvagnac, c'est la destination des retraits d'argent de l'Union des industries et métiers de la métallurgie qui alimente la rumeur. Syndicats, hommes et partis politiques, salariés et retraités de la métallurgie... toutes les pistes sont examinées par les enquêteurs. En revanche, on savait jusqu'ici peu de chose de l'origine des millions d'euros sortis de différents comptes bancaires. Selon nos informations, l'UIMM pioche depuis des années dans plusieurs « fonds de réserve », dont l'existence doit être révélée dans prochains jours.


Résister aux syndicats

Le plus important d
'entre eux, baptisé « Epim », est une caisse de solidarité « antigrève » constituée après les événements de mai 1968 pour inciter financièrement les chefs d'entreprise à résister aux syndicats, en cas de conflit social. « Il s'agissait d'éviter la mollesse de certains patrons dans les négociations, de les encourager à la fermeté moyennant rétribution », raconte un ancien président du CNPF.

Inspirée du modèle suédois, l
'idée avait germé dans l'esprit d'Emile Boursier, à l'époque vice-président délégué général de l'UIMM, lequel en assura la gestion jusqu'en 1984 avant de passer le flambeau à Pierre Guillen, puis, dix ans plus tard, à Denis Gautier-Sauvagnac, avant que le système ne s'éteigne progressivement.

Concrètement, les entreprises versaient une cotisation spéciale à ce dispositif, de l
'ordre de 0,1 % de leur masse salariale, ce qui permit de constituer, au fil des ans, une belle cagnotte. A la fin des années 1990, il se disait dans l'entourage de Jean Gandois, puis d'Ernest-Antoine Seillière, que son montant atteignait 1 milliard de francs, soit un peu plus de 150 millions d'euros. Aujourd'hui, il s'agit d'un portefeuille dont la valeur de marché s'élève à 160 millions d'euros.


« Absolument rien d
'occulte »

Mais ce n
'est pas tout. La cagnotte de l'UIMM se compose d'autres fonds dont la valeur comptable se chiffre en centaines de millions d'euros supplémentaires. De quoi largement autoriser les retraits en cours d'examen par la brigade financière du parquet de Paris.

Dans une interview accordée au « Monde », l
'ancien président de l'UIMM Daniel Dewavrin a confirmé hier, à demi-mot, l'existence du système. « Au-delà de leurs cotisations normales », révèle-t-il, des adhérents volontaires « versaient d'autres cotisations, dûment déclarées - et pas en espèces - sur un compte bancaire ». Il affirme que les sommes en jeu n'ont « absolument rien d'occulte » et parle d'« environ 2 millions d'euros par an » de retraits. Ce qui, de source policière, pèse 24 à 32 kilos selon les coupures employées, et tient dans quatre attachés-cases. Les adhérents de l'UIMM n'ont pas fini d'être surpris de l'usage qui a été fait de leur obole !

G. D. ET D. S.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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