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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Jeudi 14 juin 2007 4 14 /06 /2007 15:10

 

Bernard HERVY «  Réussir le BP Animation sociale et son rapport final »

 

Note de lecture

 

 

Bernard HERVY, ex chargé de mission en 2003-2004 d?Hubert FALCO, secrétaire d'Etat aux personnes âgés dans le gouvernement Raffarin, Président du Groupe des Animateurs en Gérontologie publie un ouvrage « Réussir le BP Animation sociale et son rapport final ».

 

Ce livre ambitionne de donner des conseils aux futurs stagiaires du BPJEPS Animation sociale. Pourquoi pas ? Le problème est le suivant : ses conseils pris au pied de la lettre risquent de se retourner contre les stagiaires eux-mêmes.

En effet même s'il s'en défend, et s'il essaie de prendre quelques précautions, Bernard HERVY propose un modèle de « rapport final » et risque d'induire en erreur les candidats qui souhaiteraient suivre cette formation.

 

D'abord,  le livre ne se réfère qu'à des expériences avec un public de personnes âgées alors que le BPJEPS Animation sociale s'adresse à différents publics et différentes situations. (...)

 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Formations
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Lundi 4 juin 2007 1 04 /06 /2007 10:26

 

 
Défendre le service public de la culture
Par CASSANDRE/HORSCHAMP  collectif d'artistes.
Source : LIBERATION QUOTIDIEN : lundi 4 juin 2007
      
Nous appelons le monde politique au devoir de combattre le divertissement marchand et le populisme télévisuel.
Nous sommes les héritiers de luttes et d'utopies magnifiques, du grand mouvement de l'Education populaire, les enfants ou les petits-enfants des pionniers de la décentralisation théâtrale française de l'immédiat après-guerre. Et nous l'affirmons encore comme nous l'avons longtemps répété : face à une Europe soumise aux impératifs délétères de la rentabilité, face à une offensive sans précédent de l'ultralibéralisme, le service public de la culture français doit être actualisé, consolidé, défendu, et porté comme un exemple pour les autres !
Nous avons fait face, ces dernières années, à une déferlante du divertissement marchand et du populisme télévisuel, parallèlement à un affaiblissement des missions de service public de la culture. Nous avons dénoncé le risque d'une instrumentalisation de l'art au profit d'une logique de rentabilité, en termes médiatiques et touristiques, au détriment d'un «partage du sensible» par l'ensemble de la population. Nous nous sommes insurgés contre une dérive gestionnaire tendant au formatage des projets et des initiatives inclassables. Nous nous sommes inquiétés du rôle croissant que l'on veut faire tenir à l'argent privé dans la culture. Ces dérives, qui n'épargnent pas des institutions publiques, mettent en danger le sens même d'une politique culturelle.
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /2007 23:07

 

Décret d'attributions

du Ministre de la Santé,

de la Jeunesse et des Sports

Lire : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/textes-r-glementaires/decret-d--attributions-du-ministre-de-la-sante--de-la-j-et-s.pdf

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Jeudi 31 mai 2007 4 31 /05 /2007 14:19

Des rémunérations inégales !

 

Source : LE MONDE ECONOMIE


Un député dispose de 3 enveloppes financières pour gérer son mandat d'élu :
  • La première concerne son indemnité parlementaire, la même pour tous les députés, d'un montant de 6898 euros brut mensuels.
  • La deuxième, dénommée "Indemnité Représentative de Frais de Mandat" (IRFM), est destinée, à hauteur de 6228 euros brut mensuels, à régler les frais relatifs à ses déplacements, ses supports de communication, ou encore le fonctionnement de sa permanence en circonscription.
  • La troisième enveloppe, celle des "crédits collaborateurs", s'élève à 8877 euros brut. Elle est répartie, à la discrétion du député employeur, entre ses différents collaborateurs, le nombre d'assistants, entre 1 et 5, étant lui aussi librement défini par le député (3,8 assistants en moyenne par élu).
Deux assistants de 2 députés différents, exerçant le même nombre d'heures de travail, peuvent ainsi être payés de façon très disparate, seul le plafond de l'enveloppe mensuelle pouvant constituer un maximum. Un système de vases communicants entre les enveloppes "crédits collaborateurs" et "IRFM" permet également au député, en fin d'année, de reverser une partie du reliquat de la première enveloppe dans la seconde. "Une véritable incitation à sous-payer ses assistants", dénonce Jean-François Cassant, responsable de l'UNSA. Pire, selon lui, "la mesure génère des licenciements afin de récupérer l'argent". Un mouvement de protestation du syndicat dans la salle des Quatre-Colonnes du Palais-Bourbon, en 2002, avait abouti à la suspension de ce dispositif... qui a été en partie rétabli 2 ans plus tard.

Les assistants, pour deux tiers de sexe féminin et, dans la même proportion, exerçant en province, touchent ainsi des rémunérations comprises entre le SMIC et 2 500 euros net par mois, voire plus, auxquels s'ajoute le treizième mois. La revalorisation de la rémunération est liée à l'évolution du point d'indice de la Fonction Publique, alors que le contrat est de droit privé. Les écarts entre collaborateurs hommes et femmes varieraient, selon l'UNSA, de près de 50 % au détriment des collaboratrices. L'application optionnelle des 35 heures a été obtenue en 2001, et la prime d'ancienneté en 2006, mais nombre d'assistants déplorent le non-paiement des heures supplémentaires, assez courantes dans la profession.

En cas de rupture du contrat de travail pour cause de non-réélection du parlementaire, les assistants doivent se contenter des indemnités légales prévues par le code du travail, une clause du contrat considérant la fin du mandat de l'élu comme une "juste cause" de licenciement. Proportionnelles au précédent salaire, ces indemnités peuvent ainsi varier fortement d'un assistant à l'autre. Une prime de précarité s'ajoute à ces indemnités.

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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 11:11

Le bilan précédentes rencontres


Source : Challenges.fr | 25.05.2007

Deux jours avant son entrée en fonction, le lundi 14 et le mardi 15 mai, Nicolas Sarkozy avait déjà reçu les partenaires sociaux pour des discussions portant essentiellement sur la méthode de négociation des réformes à venir. Voici le bilan de ces rencontres :

Dialogue syndical. François Chérèque (CFDT) a salué dans cette initiative du Président élu mais pas encore investi une "première". Bernard Van Crayenest (CGC) a jugé la rencontre "franche et cordiale" et a estimé que Nicolas Sarkozy ne voulait pas "mettre le couteau sous la gorge" des syndicats. Bernard Thibault (CGT) a senti chez Nicolas Sarkozy une "volonté de dialoguer avec les syndicats".

Alain Olive (UNSA) s ' est félicité de son côté que la rencontre ait permis "la reconnaissance enfin de facto de l ' UNSA" (syndicat non représentatif sur le plan national et interprofessionnel) dans le "paysage syndical". Il s ' est également réjoui que la question de "la représentativité syndicale", dont il souhaite une réforme depuis des années, soit "à l ' ordre du jour d ' une des 4 conférences de septembre".

Laurence Parisot (MEDEF) a elle jugé le Président "très sensible à l`avis des partenaires sociaux" et désireux de s ' attaquer aux "facteurs bloquants de notre société". Seule note discordante, la critique de SUD, pas invité à ces rencontres et qui a accusé le nouveau chef de l`État de pratiquer un "dialogue social sélectif" en excluant SUD et la FSU.

Redécoupage des Ministères. Jean-Claude Mailly (FO) a déclaré que Nicolas Sarkozy s
'
était engagé à maintenir un Ministère du Travail distinct de Bercy, contrairement aux rumeurs qui circulaient. Un portefeuille effectivement maintenu au sein du gouvernement Fillon, et confié à Xavier Bertrand.

Défiscalisation des heures supplémentaires. Selon Jean-Claude Mailly (FO), le projet sera présenté en juillet, après consultation des partenaires sociaux. François Chérèque (CFDT) a lui déclaré mardi 15 mai sur RMC Info avoir senti une "inflexion" du Président vis-à-vis de cette question, qui pose "2 problèmes" selon le secrétaire général de la CFDT : l`absence de volontariat du salarié et la perte de recettes pour la protection sociale (assurance-maladie, retraite). Sur ce deuxième point, François Chérèque a expliqué que Nicolas Sarkozy s`était engagé à "réfléchir" au maintien de quelques charges. En outre, la CFDT a rappelé qu
' elle ne "veut pas qu`on privilégie les heures supplémentaires à l`embauche". Bernard Thibault (CGT) a lui estimé lundi 14 mai sur France 2 que la notion de "volontariat" ("travailler plus pour gagner plus") défendue par Nicolas Sarkozy "n`existe pas dans le droit social".

Service minimum. Bernard Thibault (CGT) a affirmé avoir reçu du Président élu "l`assurance qu`il n`y aurait pas de décision unilatérale". Bernard Van Crayenest (CGC) a vanté les expériences d
' alarme sociale négociées au niveau de l ' entreprise, comme à Aéroports de Paris en 1984. Jean-Claude Mailly (FO) a plaidé également pour ces dispositifs : Nicolas Sarkozy ne s '
y serait pas avoué défavorable, mais aurait menacé de recourir à la loi si les choses traînaient en longueur.

Contrat de travail unique. Jacques Roubaud (CGPME) a considéré que c
' était une "chose vers laquelle il fallait tendre", mais "qu ' il fallait faire attention aux spécificités des PME", qui ont besoin de contrats comme les CDD ou les contrats de mission.

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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 10:59


 
 
L'enquête sera actualisée en 2008

: La-Croix.com

 

Trois enquêtes internationales ont été menées par des chercheurs sur les valeurs des Européens (European Values Survey) en 1981, 1990 et 1999. Menées au moyen de questionnaires, elles abordent les convictions politiques, religieuses, le rapport à la famille, au travail, etc. La partie française a été cofinancée en 1999 par divers organismes, dont le CNRS et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire. Une nouvelle enquête doit être menée en 2008 selon le même principe.




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Lundi 28 mai 2007 1 28 /05 /2007 10:37

 

 
"La société demande trop au secteur associatif"
Selon une enquête réalisée par le CerPhi (Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie http://www.cerphi.org/), publiée le 21 mai, une large majorité de responsables associatifs estiment que la société "demande trop au secteur associatif", qui n'est "pas assez reconnu",

56% des responsables d'associations qui travaillent dans le secteur social, et 61% des responsables dans le domaine du sport et des loisirs, pensent que "la société demande trop au secteur associatif".
 
Les missions des associations sont aujourd'hui plus nombreuses qu’auparavant, estiment 40% d'entre eux, et jugées plus difficiles pour les deux tiers. "Le contexte s'est manifestement détérioré", souligne le CerPhi, qui mène régulièrement ce type d'enquêtes auprès des responsables associatifs.

Du point de vue d'une très grande majorité de ces responsables (67% dans le domaine social, 72% dans le culturel et le sport, 75% dans le secteur des loisirs), "le secteur associatif n'est pas assez reconnu en France".
 
A la veille des élections législatives, 75% des responsables interrogés jugent aussi que les politiques, dont les députés, "ne connaissent pas suffisamment la vie associative". Les femmes et les jeunes sont les plus sévères, tout comme les responsables d'Ile-de-France, notamment. Les attentes sont fortes concernant les moyens financiers et matériels. L'enquête a été menée de janvier à avril 2007 auprès de 2 385 responsables élus d'associations.
 
Le SEP partage ce point de vue ; cette situation a des retentissements sur les salariés, leurs conditions de travail et en particulier de rémunération, la pérennité de leurs emplois,  et souhaite une grande mobilisation des salariés et des employeurs sur cette question
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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 09:58

 

 

Où et comment conter ?


Le collectif des acteurs du conte en Ile de France propose

RENCONTRE 25 Mai 2007 20H00 à l’Atelier de la Parole 22 rue Godefroy Cavaignac M° Charonne ou Voltaire

QUEL SENS ET QUELLES CONSEQUENCES A LA DIVERSITE DE FORMES ? DE PARTENAIRES ET DE LIEUX POUR LE CONTE ?

INTRODUCTION

Aujourd’hui les conteurs sont aussi bien sollicités par des écoles, des bibliothèque, des MJC, ou des salons (au mieux du livre mais aussi du terroir, de la lavande, des vaches ect...) que par des festivals ou des théâtres.

Que révèle cette évolution vers cette diversité de partenaires et de lieux ?

Il semble que se met en place une sorte de hiérarchie tacite dans laquelle il y aurai les conteurs qui font de « l’animatoire » et ceux qui font de « l’Art ». Ou bien qu’il faille débuter dans « l’animation » pour un jour pouvoir prétendre aux salles de spectacles et alors renoncer définitivement aux écoles et aux bibliothèques etc. ...

Un des problèmes n’est-il pas qu’aujourd’hui « l’éducation populaire » est passée du côté de l’animation, du loisir et du consumérisme ?

Michel Hindenoch est conteur et musicien depuis le début de ce que nous appelons le « renouveau du conte » dans les années 70. Il pose la question du conte comme artisanat ou Art dans son livre « Conter un Art ? » et évoque les conséquences d’une mise au service systématique du conte, en distinguant notamment le projet artistique du projet cuturel. Il affirme également la nécessité du conte pour lui-même. Nous nous interrogerons avec lui sur l’importance qu’un artiste puisse, tout au long de sa vie, défendre à la fois son engagement en faveur de « l’éducation populaire » dans des formes simples de bouche à oreille mais aussi réaliser des spectacles pour les lieux d’Art du Spectacle Vivant.

D’autre part, les conteurs, travaillent aujourd’hui dans des réseaux et avec des crédits entièrement liés à l’histoire du théâtre et de la décentralisation et nous n’avons pour la plupart qu’une vague idée de ce que cela représente.

Bruno Couvreur est directeur d’une salle de spectacle depuis plus de 2O ans, il évoquera avec nous « l’éducation populaire » et par ce biais la transformation des politiques culturelles. Nous aurons ainsi une mise en perspective du paysage culturel dans lequel nous nous inscrivons. Il posera ensuite son regard de programmateur, sur le conte. Il témoignera de son expérience et de sa réflexion concernant la place cette discipline dans les lieux de spectacle vivant.

Karyn Mazel-Noury

 

Source : www.horchamps.org

 

 

 

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Mercredi 23 mai 2007 3 23 /05 /2007 09:44

 

 

 

POUR LE « Forum Social des Quartiers Populaires ».

30 ans que les banlieues réclament justice et que des revendications précises ont été formulées au travers de marches, de révoltes, de grèves de la faim, de manifestations et de réunions publiques. 15 ans que le Ministère de la Ville a été crée pour répondre à la relégation sociale et la ségrégation urbaine des cités. Les gouvernements passent avec leurs lots de sigles et de recettes miracles « politique de la ville, rénovation urbaine, cohésion sociale : DSQ, ZEP, ZUP, ZAC, ANRU.... ».

Nos quartiers servent de défouloir pour des politiques et des médias en mal de petites phrases assassines sur les « territoires perdus de la République », « parents irresponsables », « zones de non-droit » « mafiatisation » et autres « dérives islamistes ». Les habitant-e-s, et notamment les jeunes, sont stigmatisé-e-s et désigné-e-s comme les principaux responsables des dérives de notre société. Ca ne coûte pas cher de donner des leçons de civisme et de montrer du doigt les « racailles » ou les « sauvageons » en les jetant à la vindicte populaire.

Les banlieues deviennent une problématique à part, dont on confie la gestion à la police et à la justice. Pourtant des révoltes des Minguettes (1981) à celles de Vaulx-en-Velin (1990), de Mantes-la-Jolie (1991) à Sartrouville (1991), de Dammarie-les-Lys (1997) à Toulouse (1998), de Lille (2000) à Clichy sous Bois (2005), les messages sont clairs :

Assez des crimes et des violences policières impunis, des contrôles aux faciès, des écoles au rabais, assez de chômage programmé, de sous-emplois, de logements insalubres, assez de la prison, assez de hagra et d'humiliations ! On s'habitue aux souffrances silencieuses de millions d'hommes et de femmes qui subissent au quotidien des violences sociales bien plus dévastatrices qu'une voiture qui brûle. Il est légitime de se révolter face à cet ordre social !

Parce que nous refusons de déléguer notre pouvoir à ceux qui ne nous représentent pas, le Forum social des quartiers populaires sera un espace d'affirmation d'une parole politique, sociale et culturelle à partir des expériences, des histoires, et de la mémoire de nos quartiers. Il sera le lieu de réflexions et de convergences de luttes locales, toutes et tous ensemble donnons leur une visibilité nationale !

Nos quartiers et leurs habitant-e-s sont riches d'histoires et de traditions d'engagements. Des révoltes d'esclaves à la Commune de Paris, de l'Etoile nord-africaine à la Main d'Oeuvre Immigrée (MOI), de la manifestation du 17 octobre 61 aux luttes pour la résorption des bidonvilles et des cités de transit, des grèves des foyers Sonacotra à la Marche pour l'égalité, de l'occupation de l'usine Talbot Poissy au mouvement des chômeurs, du mouvement des sans-papiers au comité contre la double peine ; tous ces combats sont constitutifs de l'histoire politique, sociale et syndicale de France. Sortons de l'amnésie collective et de l'ignorance politique pour nous réapproprier notre mémoire et notre histoire.

Les mouvements d'éducation populaire et les centres sociaux ont été mis en faillite depuis bien longtemps, par les pouvoirs publics en place. Nous affirmons que nous avons aussi notre responsabilité lorsque nous ne faisons rien. Il n'est pas question d'entretenir la démagogie selon laquelle ce serait toujours les autres qui seraient responsables de tous nos malheurs, nous ne pouvons ignorer notre responsabilité collective. A nous d'inventer des formes de solidarités réelles pour améliorer nos conditions de vie.

Nous avons beaucoup à dire du racisme, des violences policières, des discriminations sociales, raciales et culturelles, de l'islamophobie, de l'histoire coloniale et de ses conséquences, etc. mais nous refusons d'être cantonnés à cela. Nous avons autant à dire de la santé, de l'éducation, du travail, du libéralisme, du sexisme, de l'environnement, des rapports Nord-Sud, de l'information, des formes de résistances et de libération, des combats pour la justice, pour l'égalité, pour la liberté… L'enjeu est d'initier une présence comme acteurs et actrices à part entière, produisant nos propres discours et des pratiques autonomes. L'avenir de nos quartiers dépend de nous, de vous.

Notre volonté ne se réduit pas à défendre les quartiers pour les quartiers. Nous avons besoin de références communes et d'une stratégie collective clairement assumée. Les banlieues occupent une place centrale dans nos villes, et ne peuvent être gérées de manière spécifique.

Le forum, qui aura lieu les 22, 23 et 24 juin 2007 à St Denis, sera un lieu d'élaboration collective pour agir. Nous appelons toutes celles et tous ceux pour qui la question des quartiers est une priorité, à prendre leurs places au sein des collectifs d'organisation. De nombreuses rencontres et discussions ont abouti à la création d'une association nationale ayant pour objet l'organisation du Forum social des quartiers populaires. Dès à présent, nous vous invitons à nous rejoindre, au travers des collectifs régionaux d'organisation (Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse) pour préparer et construire cet événement national.

Le forum sera un rendez vous pour celles et ceux qui veulent construire une force et une parole collective issus des quartiers. Il est impératif de dépasser nos identités propres et de nous appuyer sur la diversité de nos histoires politiques, associatives, électorales, faites de revendications, de luttes et de participations.

Carte d'identité, carte de séjours, sans papiers, toutes et tous, des quartiers ou d'ailleurs, le MIB, DIVERCITE et les MOTIVE-E-S vous invitent à les rejoindre pour faire de ce rendez-vous des quartiers, un moment de convergence politique, social, culturel, festif, pour imposer une expression commune et offensive de toutes les cités.

Quelle que soit l'issue des élections, nous avons besoin d'un mouvement national des quartiers, seule garantie, pour avancer vers l'égalité.

Pour toute information :

Association « Forum Social des Quartiers Populaires » 45-47, rue d'Aubervilliers 75018 Paris Tél : 01 40 36 24 66 Mail : fsqp2007@no-log.org

Coordination régionale Lyon : Divercité 29 rue Léon Blum 69100 Villeurbanne Tél : 06 20 82 34 52 Mail : divercite@gmail.com

Coordination Régionale Toulouse : Motivé-e-s Tél : 05 62 27 62 83 Mail : motive-e-s@motive-e-s.org

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Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 08:38

 

 


 

Le nouveau gouvernement est à présent connu, Roselyne BACHELOT devient donc Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports.

On pourra trouver de manière marginale quelques actions qui rapprochent ponctuellement les deux secteurs (sport santé, lutte contre le dopage, prévention des dépendances...), mais pour l'essentiel, il s'agit de deux domaines et de deux cultures bien différentes.

Quel rapport avec la jeunesse et l'éducation populaire qui sont liées, depuis la Libération, dans une conception d'éducation à la citoyenneté, d'émancipation individuelle et collective ? Quel peut bien être le lien entre cet apprentissage de ce « vivre ensemble » et la santé ?

Y aura-t-il partition des deux secteurs avec la nomination d'un secrétaire d'Etat à la jeunesse et aux sports après les élections législatives ? Qu'en est-il de la vie associative ? Qu'en sera-t-il des moyens de ce ministère ? Quel est le devenir des services déconcentrés et des établissements de la jeunesse et des sports ?

Ce sont ces questions mais aussi notre vision de nos missions, nos revendications pour l'éducation populaire que nous souhaitons exprimer à la nouvelle ministre.

C'est pourquoi le SEP sollicite dès à présent un rendez-vous avec Madame Roselyne BACHELOT.

Voir le
communiqué précédent du SEP sur ce sujet (16 mai 2007).
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Communiqués
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