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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Vendredi 4 mai 2007 5 04 /05 /2007 01:25

 

 

 


Le fait était sensible avec la campagne pour le traité constitutionnel européen, il est confirmé et amplifié par l'élection présidentielle : les Français sont motivés et largement mobilisés pour la politique. L'engouement ne se limite pas aux conversations entre amis ou en famille. Les émissions audiovisuelles sur le sujet ont fait le plein. Les livres sont des best-seller. Le taux de participation au premier tour a été historique.

Si les Français se plaignent, s'ils doutent des volontés de leurs dirigeants à construire l'avenir, ils ne demandent pas moins de politique, mais au contraire, plus et mieux de politique.

C'est dans ce sens certainement (avec les enseignements du 21 avril 2002 qui vont dans le même sens) que les votes vers les partis des extrêmes se sont réduits pour se concentrer sur les projets de société de ceux qui veulent réellement gouverner.

Un véritable choix de société

Le second tour sera donc réellement un choix entre deux projets de société totalement différents. Sont au cœur de ce débat :
  • la place de l'Homme et du progrès social dans une vision humaniste ou la place de l'Homme et du progrès social comme facteur du seul développement économique,
  • les rapports au pouvoir de l'argent avec la prise en compte des plus démunis ou les rapports au pouvoir de l'argent avec des allègements et exonérations pour ceux qui ont déjà le plus,
  • le devenir de la démocratie en impliquant davantage les citoyens ou le passage en force, sans leur avis, sur des décisions qui engagent l'avenir de tous.
Syndicalement nous sommes forcément très attentifs aux engagements sur l'évolution du droit et du contrat de travail (considéré comme protection du salarié ou comme obstacle au patron), à l'avenir des services publics (renforcement dans certains secteurs ou non renouvellement d'un fonctionnaire sur deux lors des départs en retraite, nouvelle vague de décentralisation/régionalisation ou choix de la privatisation accrue).

Quelle place pour l'éducation ?

Educateurs, nous regardons aussi la place donnée à l'éducation dans toutes ses dimensions, comme démarche d'émancipation individuelle et collective ou en tant que vecteur de réussite personnelle.

A partir de ses 20 propositions pour une politique rénovée de l'éducation populaire, le SEP aura finalement reçu une réponse de l'ensemble des candidats interrogés.

Nicolas SARKOSY, dans un courrier, nous a fait savoir qu'il ne pouvait, faute de temps, nous recevoir et qu'il transmettait nos réflexions au maire de Vichy, chargé auprès de lui des questions de vie associative.

Ségolène ROYAL partage l'idée que l'éducation ne se limite pas à l'école et inscrit dans ses propositions la référence explicite aux acteurs de l'éducation populaire comme membres à part entière de la co-éducation qu'elle appelle de ses vœux.

La nécessité d'un véritable débat d'idées et de projets

Nul doute que l'ensemble de ces questions sera décisif dans le choix des électeurs le 6 mai, pour peu que cette fin de campagne les place au cœur du débat politique et citoyen et qu'elles ne soient pas remplacées par du marketing politicien et de la "peoplelisation" ambiante.

Les Français se sont mobilisés à plus de 86 % au premier tour. Ils ont maintenant un vrai choix de société à formuler. L'enjeu est d'importance : il est un choix d'avenir !



 
  Denis ADAM
Secrétaire Général du SEP UNSA-Education
Tél : 06 82 06 72 89 ou contact par messagerie

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 12:19

 

 

Mobilisation pour le 1er mai


 

Avec son union, la fédération UNSA Education appelle à participer aux manifestations organisées le 1er mai. Jour de solidarité internationale pour celles et ceux dont les droits sont bafoués, mais aussi jour majeur d'affirmation des revendications, le 1er mai revêt, à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, une importance particulière. Les manifestations et défilés de l'UNSA rappelleront que le syndicalisme agit sur la base de ses propositions et revendications, qu'il se bat, en toute indépendance, en prenant appui sur les valeurs qui donnent sens à son action.

L'UNSA, comme d'autres organisations, rappellera que les combats pour la dignité et les conditions de travail, malgré les mutations économiques, n'ont rien perdu de leur actualité.

 

Patrick Gonthier
Secrétaire Général de l'UNSA Education

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 02:23

 

 

Les tensions entre la police et la population inquiètent associations et syndicats

 

 

PARIS (AFP) - Au-delà des événements qui se sont produits mardi soir à la gare du Nord à Paris, certains syndicats de policiers et des associations s'inquiètent de la crispation des relations entre certaines catégories de la population française et les forces de l'ordre. Le contrôle d'un resquilleur par des agents de la RATP a dégénéré après l'arrivée des policiers appelés en renfort, qui ont d'abord eu affaire à des jeunes en colère avant de faire face à des casseurs. Tous les syndicats de policiers ont souligné la régularité et l'efficacité de l'intervention de leurs collègues, mais divergent sur l'analyse du contexte d'un tel événement.

 

"Lorsque la personne interpellée s'est mise à hurler, on a vu un mouvement de foule hostile aux bleus marines", rapporte Joaquin Masanet, de l'UNSA Police, premier syndicat de gardiens de la paix. Pour lui, "le scénario devient presque classique : dès l'instant où des policiers ou agents veulent contrôler quelqu'un, la foule ne cherche pas à comprendre et se retourne contre l'uniforme". Un phénomène similaire avait été observé près de l'école Rampal (XIXe arrondissement) lorsque l'interpellation d'un Chinois en situation irrégulière, grand-père d'un élève, avait provoqué une levée de boucliers de parents.

 

 

 

Ce type de réactions traduit "un malaise, celui de la qualité du lien de la police avec la population, particulièrement avec les jeunes", analyse Sebastian Roché, auteur de "Frisson de l'émeute, violences urbaines et banlieues" (Le Seuil, 2006). "La police française souffre d'un déficit de légitimité", ajoute le sociologue. "Si les choses perdurent, il existe un véritable risque d'hystérisation des rapports police-jeunesse", s'alarme Nicolas Comte, du Syndicat général de la police FO. La Ligue des Droits de l'Homme parle, elle, d'une "militarisation" de la police dans les quartiers populaires depuis 5 ans, qui "provoque des réactions de tension: on signifie que la police est une force de répression utilisée contre une population considérée comme dangereuse", fait valoir Jean-Pierre Dubois, son président.

 

 

 

Cette tension, qui s'était muée en explosion urbaine en novembre 2005, "n'a pas été résorbée parce que les causes sont toujours là : il n'y a toujours pas de police de proximité et la police a toujours comme consigne de faire du chiffre", déplore Samuel Thomas, vice-président de SOS Racisme. Le Conseil Représentatif des Associations Noires (CRAN) reçoit "de plus en plus de messages qui font état d'une recrudescence de contrôles policiers que l'on ne peut pas déconnecter du débat pernicieux sur l'immigration et l'identité nationale", s'inquiète Patrick Los, président du CRAN. "L'agressivité, les policiers la ressentent aussi. Ils sont les premières victimes de la politique de (l'ancien ministre de l'Intérieur) Sarkozy", estime Jean-Pierre Dubois.

 

 

 

Alors que certains parlent de "fossé" ou de "fracture" entre la police et la population, des syndicats de policiers font une analyse moins alarmiste de la situation. "La défiance a toujours existé en France", pays de "culture révolutionnaire qui fait se défier de la police et des gendarmes", souligne Davis Barbas, du SNOP UNSA, syndicat majoritaire des officiers de police. Si "fracture" il y a, elle n'est pas avec les jeunes mais "avec les délinquants", affirme de son côté Synergie-Officiers. La défiance envers la police serait le fait de 2 franges de la population, selon Alliance (2e chez les gardiens de la paix) : "les voyous, de plus en plus violents", et ceux qui contestent aux policiers "leur mission de répression".

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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Lundi 30 avril 2007 1 30 /04 /2007 02:14

 

 

Gérard Larcher lègue un projet de réforme a minima de la représentativité syndicale

 

Dans un courrier aux partenaires sociaux, le Ministre délégué à l'Emploi suggère de réviser tous les 4 ans la liste des organisations syndicales représentatives. Il exclut de se fonder sur la seule audience aux élections professionnelles.

 

Le gouvernement laisse un drôle de cadeau à son successeur en matière de dialogue social. Alors que Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy proposent de refondre la représentativité syndicale, comme le demandent la CGT, la CFDT et l'UNSA, il préconise de s'en tenir à une réforme a minima.

 

Dans une lettre-testament révélée par « Le Figaro », le Ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, ferme la porte à la revendication de ces 3 syndicats, reprise par le Parti socialiste comme par l'UMP, de faire de l'élection le fondement de la représentativité. Il lui préfère un simple dépoussiérage qui devrait ravir le patronat, FO, la CFTC et la CGC, vent debout contre une remise à plat du système actuel à laquelle ils auraient tout à perdre.

 

Les critères de la jurisprudence

 

Le Ministre propose simplement de s'attaquer à ce qui est reconnu par tout le monde comme une aberration : la limitation de la présomption irréfragable de représentativité, qui permet de s'implanter dans toute entreprise sans avoir à faire la preuve de sa représentativité sur place, à la CGT, la CFDT, FO, la CFTC et la CGC depuis 1966.

 

L'idée est que la liste soit réexaminée tous les 4 ans. Certes, l'audience « serait déterminante », et il est proposé de la calculer au niveau de la branche et de l'interprofessionnel. Mais la loi reprendrait les critères de la jurisprudence, donc aussi « le respect des valeurs républicaines, le nombre d'adhérents et les cotisations, l'indépendance, l'activité et l'expérience, l'ancienneté ».

 

Gérard Larcher renvoie à la négociation la question de l'ouverture du premier tour des élections professionnelles aux syndicats « légalement constitués » mais non représentatifs. Surtout, il ne dit mot des règles de validation des accords conclus entre partenaires sociaux, au motif que celles fixées par la loi du 4 mai 2005 doivent être évaluées à la fin de l'année. C'est pourtant là que se situe l'enjeu majeur d'une réforme : l'instauration d'accords majoritaires, c'est-à-dire la pondération de la signature de chaque syndicat en fonction de son audience, prônée, là encore, par l'UMP comme le PS, la CGT, la CFDT et l'UNSA. Cette dernière veut tout de même croire qu'un « nouveau pas positif est franchi » car « aucun responsable politique ne pourra évacuer demain la question de la représentativité fondée sur les élections dans l'entreprise ».

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Jurisprudence
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Mardi 17 avril 2007 2 17 /04 /2007 14:11

 

 

Présentation du colloque du 28 septembre 2007

 

 

ANIMATRICE, ANIMATEUR 

Une profession en devenir, en manque de reconnaissance ? »

 

Journée d’étude organisée par l’UNSA, le Conseil régional PACA, l’ORM-PACA (Observatoire Régional des Métiers), le CRPV-PACA (Centre de Ressources Politique de la Ville), l’ADELS (Association pour la Démocratie, et l’Education Locale et Sociale), l’ORSEU (Office européen de conseil, recherche et formation en relations sociales), l’INJEP, le Journal de l’Animation*, Uniformation*

 

28 septembre 2007 – Hôtel de la région à Marseille

 

On entend souvent dire que l’identité professionnelle des animateurs est floue,  le métier  mal défini, peu structuré, qu’il est  trop « jeune ».

 

Pourtant, les animateurs sont de plus en plus nombreux à  intervenir dans différents lieux urbain ou rural, dans différentes  institutions appartenant au secteur public collectivités territoriales, hôpitaux ou au secteur privé  à but non lucratif (associatif) ou à but lucratif.

 

Les structures les plus importantes dans lesquelles ils travaillent sont les maisons de quartiers, les centres de loisirs, les foyers ruraux, les établissements pour personnes âgées, les résidences de vacances notamment du tourisme social mais aussi les centres médico-sociaux….

 

Ils sont souvent soumis à des dispositifs (Exemples Politique de la ville, Projet Educatif local).

 

Ils n’ont pas de publics privilégiés mais ils travaillent aussi bien avec des enfants, des personnes âgées, des adolescents, des handicapés…il n’exclut à priori personne.

 

Et pourtant les usagers, les enseignants, les élus des collectivités territoriales, des associations, les personnels des établissements hospitaliers qui côtoient ces animateurs, connaissent mal leur rôle. Les animateurs, eux,  souffrent d’une absence d’identité propre qui corresponde à leurs attentes.

 

Ce sentiment de non reconnaissance pourrait avoir plusieurs explications :

 

1.      L’animation, fille de l’éducation populaire qui oeuvrait et oeuvre en faveur de l’émancipation collective, aurait avec l’apparition de la professionnalisation, changé de fonction. Les animateurs auraient laissé leurs habits de militants et leurs objectifs de transformation de la société pour devenir  des techniciens d’activités, et se consacreraient aux loisirs des individus en bonne santé et bien dans leur vie.

2.      Les problèmes sociaux s’accentuant depuis les années 80, une partie des animateurs, se seraient éloignés de la branche « socioculturelle » qui revendiquait l’éducation et le développement de la culture pour tous pour devenir l’une des branches du travail social dont la mission principale est l’aide et la réparation des individus en difficultés.

3.      La mise en place de politiques publiques que ce soit dans le domaine culturel, éducatif (politiques éducatives) ou social (politique de la ville), initiées d’abord par l’Etat largement relayées aujourd’hui par les collectivités territoriales influenceraient et façonneraient le profil et les comportements des animateurs.

4.      La place occupée dans notre pays par l’Ecole aurait empêché les animateurs qui se revendiquent aussi comme des éducateurs de se faire reconnaître pleinement.

5.      La crise de l’emploi engendrant la mise en place de dispositifs de lutte contre le chômage a favorisé, dans les associations mais aussi dans les collectivités territoriales, l’émergence d’emplois d’animateurs en contrats précaires, le dernier en date étant le statut du service civil volontaire et de l’engagement éducatif. Cette précarité statutaire aurait des répercussions sur les représentations du métier.

6.      Les formations professionnelles étant plutôt de courte durée et les diplômes n’étant ni réellement obligatoires ni réellement pris en compte, cela nuirait à la prise en considération du métier.

7.      Aux yeux de certains, l’animation ne serait pas un métier mais seulement une fonction partagée par de nombreuses professions

8.      La multiplicité des employeurs (publics et privés), des secteurs d’intervention (éducation, culture, social, médico-social, temps libre…) et des publics (de l’enfance au 3ème âge), empêcherait l’émergence  d’une filière professionnelle aux contours bien définis et favoriserait l’apparition d’identités diverses plutôt liées à une spécificité d’intervention, à un public ou à un type de structure.

9.      L’absence quasi-totale de réseaux structurés, d’associations, de syndicats regroupant l’ensemble de ces professionnels aurait retardé leur reconnaissance.

 

Et pourtant certains facteurs nous permettent d’espérer une meilleure prise en compte de la profession :

1.      L’existence d’une convention collective de l’animation, et de plusieurs autres reconnaissant le métier d’animateur, même si beaucoup serait à dire sur les classifications, les conditions de travail, les salaires, l’absence d’obligation de diplômes pour exercer dans la plupart des postes….

2.      La création de la filière animation dans les collectivités territoriales même s’il manque pour l’instant un cadre A

3.      La présence d’un corps d’animateurs de catégorie B dans la fonction publique hospitalière, même si là aussi il manque une filière complète et notamment la catégorie A.

4.      L’aboutissement, non sans mal mais avec beaucoup de questions et remarques d’une filière presque complète de diplômes allant du niveau V au niveau II.

5.      Le nombre croissant d’animateurs travaillant dans de nombreux secteurs (éducation, social, médico-social, culture…) avec différents employeurs et différents publics etc.….

 

OBJECTIF

 

 L’UNSA en partenariat avec le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur et d’autres institutions ont décidé de réunir les salariés, les employeurs et des chercheurs pour débattre, mieux identifier et mieux définir  ce que recouvre aujourd’hui cette profession : quels sont les champs d’intervention des animateurs ?  Comment travaillent-ils, quelles sont leurs pratiques, de quelle formation ont-ils besoin, quelles sont les évolutions du métier, comment se distinguent-ils d’autres professions ?  Quel est  le sens de leur mission ? Ont-ils ou non des valeurs communes qui les rassemblent ? Comment arriver à une meilleure reconnaissance et prise en compte de leur travail ?

 

Organisation de la journée

9h Accueil

 

9h30 : Ouverture par le Président du Conseil Régional PACA et l’UNSA

 

10h : Intervention de l’Observatoire Régional des Métiers PACA (Anne-Sophie DUMORTIER)

 

10h30 – 12h30 Ateliers

 

  1. Professionnels et/ou militants : quelles conditions de travail ? quel engagement ? quelles valeurs ?

Laïusseurs : Anne Sophie DUMORTIER (ORM PACA), Francis LEBON et Emmanuel de LESCURE (INJEP), FESSAD*.

 

  1. Animateur,  éducateur,  travailleur social,  médiateur, agent de développement : quelle identité ?

Laïusseurs : Jean-Pierre HALTER* (INJEP),  CEMEA, Henriette CALCAGNO-ROYAL (Animatrice fonction publique hospitalière), UNSA Santé Sociaux*,

 

  1. Professionnalisation et qualification : quelle formation ?

Laïusseurs : Léa LIMA (INJEP),  Patrick FODELLA (CGT),  Dominique QUIRION (UNSA Sports) 

 

  1. Animateur, territoires, publics et incidences des politiques publiques : quel(s) projet(s) ?  

Laïusseurs : ADELS, Philippe MEYER (Responsable de service ville d’Aubagne), Dominique MICHEL CRPV,  Marie SABATIER (Animatrice territoriale ville d’Antibes).

 

  1. Pratiques et démarches pédagogiques : quelles spécificités, quelle évolution, quel sens ?  

Laïusseurs : Christian MAUREL (FFMJC et FSPVA),  René-Yves COTTENYE (CEPJ, CREPS de Wattignies), Joanna PI* (Animatrice Léo-Lagrange), Réseau Ecole et Nature*, Gilles PROU-GAILLARD (Animateur territorial – Maison du citoyen à Marseille)*

   

     12h30 – 14h  Repas

14 h – 14h 30 : Restitution des ateliers

14h30 – 15h30 : Table ronde : Quelle définition du métier et quelles perspectives ?

Animateur : Journal de l’Animation *

Intervenants : Un représentant du conseil régional, ORSEU, Denis ADAM  (SEP)

 

15h30 : Intervention du MJSVA

 

16h : Intervention de l’UNSA

 

      16h30 : Clôture

 


* Institutions ou intervenants pressentis

 

 

 

 

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Colloque du 28 septembre 2007
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 11:27

 

Et l'on n'y parle même plus ni de la Jeunesse ni, encore moins, de l'Education Populaire !!!

Tout au plus cette excellence qu'est l'actuel ministre, Jean-François LAMOUR, bretteur médaillé olympique qui aurait beaucoup gagné à le rester, avoue finalement le projet de Nicolas Sarkozy : réduire ce département ministériel à une ... agence ! Et qui plus est "à cheval" sur une interministérielle !

Vivement que le suffrage universel renvoie ces apprentis sorciers dans leurs foyers pour que Jean-François Lamour cesse de dépecer le ministère dont il avait la charge, au fil de son épée...

 

Sports : Un ministère à la mer

Source : L'Humanité

 

Omnisports . Ministère, secrétariat d’État ou délégation interministérielle ? Après la présidentielle, le mouvement sportif pourrait voir sa tutelle rétrécir comme peau de chagrin.

Quinze millions de licenciés, deux millions de bénévoles, 175 000 clubs, 71 % des Français de quinze ans et plus qui pratiquent un sport régulièrement ou occasionnellement. Et tous ces gens sans ministère pour les représenter. C’est ce qui pourrait arriver au lendemain du 6 mai en fonction de l’identité du nouveau président de la République. Par le passé, le Sport a oscillé entre un secrétariat d’État ou un ministère à part entière. Avec pour conséquence des budgets différents. Cette fois, le choix de l’organisation ministérielle aura un tout autre impact sur le mouvement sportif. Entre ministère et délégation interministérielle, l’implication de l’État pour le secteur ne sera pas le même : engagement ou désengagement.

Une inquiétude forte

Jean-François Lamour ne brigue pas sa succession. Mais l’actuel ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (MJSVA) a son idée sur la question, qui rejoint celle du candidat Sarkozy. « Un ministère délégué au Sports, rattaché à la Santé, a du sens : celui du sport santé, de la prévention, de la lutte contre le dopage. D’autre part, en s’appuyant sur un gros ministère, on doit pouvoir atteindre une enveloppe représentant 3 % du budget de l’État. » Dans ce modèle, la Jeunesse et la Vie associative disparaissent. « Les rapprocher de l’Éducation nationale n’est pas bon. Il faudrait une agence, à cheval sur les services de Borloo (Emploi, Cohésion sociale et Logement), de Robien (Éducation nationale) et d’autres secteurs », conclut Jean-François Lamour.

Sur le terrain, en revanche, on craint cette possibilité. Jean-Pierre Quilgars, directeur administratif du club olympique multisport de Bagneux, coauteur de l’appel « Sauvons le sport » (voir ci-dessous) : « Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler des Sports noyés dans un grand ministère de la Santé. Pour nous, c’est une inquiétude d’autant plus forte que l’on en a vu des signes avant-coureurs, comme la transformation du FNDS (Fonds national pour le développement du sport) en CNDS (Centre national...), avec des fonds à 80 % venant du privé. Il faut aussi voir l’Institut national du sport (INSEP), où le privé entre aujourd’hui. Cela augure mal de l’avenir. »

L’évolution du mouvement sportif tourne autour des futures missions que s’attribue l’État. Michel Fouquet, du Syndicat national des professeurs d’éducation physique et sportive (SNEP) estime que son désengagement est déjà réel : « Nous sommes pour un ministère qui considère que la formation des cadres, des entraîneurs, relève du service public. Or, ça a été largement délégué au privé, aux fédérations sportives. »

Une autre répartition des rôles ?

En écho, Jean-François Davoust (CGT) dévoile comment pourrait être régi le sport de demain : « La base de la richesse du mouvement sportif commence par le sport scolaire, que l’on détruit aujourd’hui, puis par le mouvement associatif. Tout cela devrait être structuré par le ministère des Sports. Mais celui-ci n’a plus les moyens d’exercer son pouvoir de contrôle. Il délègue donc de plus en plus ses missions au Comité national olympique. Les centres régionaux et départementaux olympiques se substituent de plus en plus aux directions régionales et départementales du ministère. »

Outre les fédérations, d’autres instances sont prêtes à prendre le relais de l’État : les collectivités locales. Dans sa dernière publication, l’association sports et territoire, qui regroupe des acteurs du monde sportif, propose une nouvelle répartition des rôles. À l’État le financement du mouvement sportif, par l’intermédiaire d’une délégation interministérielle, elle-même en charge de trouver des synergies entre toutes les parties prenantes de ce secteur. Aux collectivités locales le soin de gérer le sport au quotidien : aux régions la tutelle de nouveaux pôles sportifs de haut niveau. Aux départements le sport nature. À l’intercommunalité les équipements sportifs. Aux communes les relations avec les clubs locaux. Aux fédérations sportives des contrats de plan avec l’État pour développer leurs disciplines.

Ministère, délégation ou secrétariat d’État, le choix relève une vision de l’organisation du sport en France. En 2012, date des prochaines présidentielles, les cartes pourraient être définitivement distribuées.

Stéphane Guérard

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Actualités de l'Education Populaire
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Vendredi 13 avril 2007 5 13 /04 /2007 11:19

 

L'acteur n'a pas apprécié d'être enrôlé malgré lui par certains médias dans le camp de François Bayrou.
Politique et people, qui soutient qui ?
Par Robin RENUCCI
 
Source : Libération QUOTIDIEN : vendredi 13 avril 2007
 
 
Robin Renucci comédien, président de l'association des Rencontres internationales artistiques.
 
 
La campagne pour l'élection présidentielle s'achève. Chacun aura bientôt, en conscience, à choisir son (sa) candidat(e) dans les urnes. Il en va de la liberté républicaine et du droit de chaque citoyen de faire savoir auparavant, ou pas, s'il entend soutenir publiquement l'un ou l'autre. Réalisateur, acteur de théâtre et de cinéma, à ce titre modestement connu du public, j'ai choisi pour ma part de n'affirmer aucun engagement public.
Pour autant, j'ai accepté de dialoguer avec plusieurs candidat(e)s sur quelques thèmes pour lesquels, avec d'autres, nous militons depuis des années : les questions de l'art et de la culture dans l'éducation, de l'éducation populaire, de la transmission... Pour ce faire, j'ai répondu notamment à l'invitation de François Bayrou lors d'une rencontre publique au Sénat, en présence de nombreux professionnels de l'art, de la culture et des médias, comme j'ai accepté le dialogue avec Marie-George Buffet dans les colonnes de l'Humanité, ou encore avec de nombreux militants socialistes. Le débat fut parfois rugueux et, je l'espère, utile. Mais voilà...
Trois secondes sur une image télévisée ont suffi pour qu'aussitôt la rumeur enfle à vitesse d'Internet : «Robin Renucci soutient François Bayrou !» Récemment, plusieurs quotidiens (la Tribune , le Figaro) ont repris cette information.
Il n'y aurait rien de déshonorant à une telle attitude, mais il se trouve qu'elle est inexacte. Me voici enrôlé de force, par des médias peu soucieux de précision, dans la horde des «people», sans autre possibilité que d'essayer, à main nue, de freiner la rumeur. Tâche surhumaine !
En tirer au moins quelques réflexions...
D'abord, le plus grand respect pour ceux qui s'engagent véritablement, telle Ariane Mnouchkine et le beau texte qu'elle vient de livrer dans vos colonnes (1). Cet engagement-là, lucide, construit et déterminé, est le plus noble. Mais hors de ce comportement exemplaire, que faire ? Entre le silence prudent ­ trop prudent ­ et la libre parole exposée ­ trop exposée ­, quelle peut être la place d'un véritable dialogue républicain entre artistes et politiques ? N'aurions-nous, modestes saltimbanques, que le choix de nous cacher (l'artiste silencieux, mystérieux, hors du temps et du conflit politique, neutre dans l'adversité pour préserver la pureté de son art et ­ surtout ­ de son image) ou celui de l'allégeance (poser sur la photo, adhérer au comité, ajouter son nom à la liste...) ? Où et comment mener le débat public indispensable entre artistes et politiques, sans aussitôt se trouver enrôlé ? Les politiques ont-ils vraiment besoin de ces «comités» artistiques pour consolider leurs positions électorales ? Est-ce le rôle des artistes de contribuer à la vie politique de cette manière ? Qui soutient qui, en vérité, dans ce jeu de notoriétés supposées ? Les journalistes, enfin, ne trouvent-ils pas là un «angle» facile, amalgamant dans un fourre-tout «people» à la fois des comédiens, des académiciens, des auteurs, des sportifs, des chanteurs, des vedettes de télévision... qu'aucune idée commune sur le monde et sur l'art ne rassemble pourtant ?
Ainsi va notre monde médiatique. Incertain et approximatif. On rêve pourtant d'un vrai débat public, contradictoire, sur le rôle de l'art et de la culture dans notre société bouleversée, sur la place et la responsabilité de chacun. Bref, un débat républicain entre artistes et politiques. Pour la prochaine campagne, peut-être ? En attendant : aux urnes, citoyens !
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Actualités de l'Education Populaire
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Jeudi 12 avril 2007 4 12 /04 /2007 16:12

 

Élection présidentielle

 

 

Le temps des réponses

 

Le SEP a interpellé les partis politiques puis les candidats à l’élection présidentielle à partir des « 20 propositions pour une politique rénovée d’éducation populaire » élaborées par le syndicat et largement diffusées. Le temps est maintenant venu de rendre compte des réponses (ou non) que nous avons reçues.

 

Notre interpellation des politiques

 

Nous leur avons rappelé notre conviction que notre avenir passe par l’éducation. Pour nous l’éducation ce n’est pas seulement l’école, c’est également l’ensemble des démarches et actions éducatives. Eduquer tout au long de la vie, faire de chacun le co-auteur de sa vie et du monde dans lequel il vit, donner un sens à la citoyenneté, éveiller le sens critique et le libre arbitre, agir pour l’émancipation individuelle et collective, tout cela porte un nom : l’éducation populaire.

 Nous avons insisté sur le fait que le SEP milite pour la promotion et la défense de l’éducation populaire et de l’ensemble de ses personnels. Les « 20 propositions pour une politique rénovée de l’éducation populaire » que nous avons élaborées s’appuient avant tout sur la nécessité d’une loi d’orientation sur l’éducation populaire : cadre indispensable pour fixer les objectifs, le rôle des différents niveaux d’intervention, les moyens mis en œuvre au service de cette politique.

 

 

 

Pour nous il s’agit en effet :

 

-         De réaffirmer la mission éducatrice de l’Etat, son rôle de garant de l’égalité des citoyens et des territoires et de renforcer son action d’impulsion. Pour cela, il se doit d’avoir un département ministériel fort et reconnu dans le champ de l’éducation populaire et des personnels en nombre renforcés dans leurs missions techniques et pédagogiques.

-         De reconnaître la place des collectivités territoriales de plus en plus présentes dans les politiques de proximité et donc de clarifier leur domaine d’intervention en particulier dans les actions en faveur de la jeunesse et de la démocratie participative.

-         De valoriser les associations comme acteurs incontournables de l’apprentissage de la démocratie, de les aider  davantage dans la durée pour leur projet associatif et non au coup par coup des dispositifs, de reconnaître et de valoriser leurs militants et leurs professionnels.

-         De donner un véritable statut à l’animation à l’hôpital, complémentaire aux soins, qui garantit le respect de la personne humaine et le maintien d’une vie sociale.

 

Des demandes de rendez-vous

Nous leur avons demandé de les rencontrer pour échanger avec eux sur nos propositions et les leurs dans le domaine de l’éducation populaire.

Dans le même temps, notre fédération, l’UNSA Education et notre union, l’UNSA ont sollicité les candidats pour évoquer avec eux plus globalement nos revendications éducatives et interprofessionnelles.

 

 

 

 

Leurs réponses

Deux non réponses :

Si l’UNSA a été reçu par Nicolas Sarkozy pour évoquer les questions sociales (protection sociale, sécurisation des parcours professionnels, représentativité syndicale…), ni l’UNSA Education ni le SEP n’ont eu (pour l’instant) de réponse du candidat de l’UMP : l’éducation ne semble pas faire partie de ses priorités.

Nous n’avons pas non plus eu de réponse de la part des Verts. C’est également le cas de l’UNSA qui n’a pas réussi à rencontrer Dominique Voynet.

 

Et une réponse :

Le PRG avait le premier répondu à notre courrier, apportant son soutien à notre démarche, avant de prendre la décision de ne pas présenter de candidats à la présidence de la république et de soutenir la candidature de Ségolène Royal.

 

 

Les rencontres

Au-delà des accusés de réception, trois candidats ont répondu à notre demande de rencontre, pas directement avec eux, leur emploi du temps ne le leur permettant pas, mais avec leurs collaborateurs. Dans l’ordre des rendez-vous :

 

PCF : Renforcer le rôle de l’Etat avec un ministère de la vie associative Gilles Garnier au nom de Marie-George Buffet (qui a rencontré l’UNSA) a reçu longuement le SEP au siège du parti communiste. Ensemble nous avons balayé les 20 propositions avec un interlocuteur déjà bien au fait de la question. Nous avons constaté un accord entre nous sur la nécessité de renforcer le rôle et les moyens de l’Etat et de mieux aider et garantir la pérennité des associations d’éducation populaire. Le parti communiste apparaît comme favorable à une loi d’orientation qui précise la place de chaque niveau d’intervention. Par contre nous avons dit notre méfiance par rapport à la création d’un ministère de la vie associative dans lequel serait incluse l’éducation populaire.

 

UDF : Priorité à la création des emplois productifs

Au siège de campagne de François Bayrou (le candidat a reçu l’UNSA Education et l’UNSA), le député de la Loire François Rochebloine nous a consacré une petite demie heure. Bien au courant du dossier, il a surtout insisté sur le besoin de créer des emplois directement productifs, ce qui n’est pas le cas des animateurs et des fonctionnaires et sur l’impossibilité pour les collectivités territoriales de se substituer sans cesse au désengagement de l’Etat.

 

PS – Désir d’avenir : Des états généraux pour l’éducation dans toutes ses dimensions

Après un courrier précisant la proximité de nos propositions avec celles de son pacte présidentiel et son souhait d’organiser des Etats généraux de l’éducation, Ségolène Royal(qui a reçu l’UNSA) nous a proposé une rencontre avec ses conseillers « éducation » de désir d’avenir. Durant une heure de travail avec Maya Akkari (enseignante) et M Puig (inspecteur d’académie) nous avons évoqué la complémentarité des actions éducatives et la nécessité d’une éducation tout au long de la vie. Ils nous ont dit ne pas croire à la mise en place d’une « super structure » qui organiserait la totalité du champ. Pour autant, ils partagent notre conviction qu’il est nécessaire (et ils n’ont pas exclu que cela passe par une loi d’orientation) de mettre en cohérence l’intervention des différents acteurs.

C’est dans ce même sens que nous avons évoqué la place de l’éducation populaire avec Vincent Peillon au siège du parti socialiste lorsqu’il a reçu au nom de la candidate, la délégation de l’UNSA Education dont le SEP faisait partie.

 

 

D’une élection à l’autre, le SEP continue d’interpeller les politiques

Il revient à présent à chacun de se faire son opinion et de décider pour qui il va voter. Il va de soi que bien des sujets sont en jeu dans cette élection présidentielle et que tous méritent d’être analysés.

Le SEP a interpellé dans son domaine de compétence et à partir de ses mandats. Au PC, à l’UDF et au PS nous avons été reçu par des conseillers connaissant l’éducation populaire, avec qui nous pouvions donc échanger, que nous soyons en accord ou pas sur les actions à réaliser. Nous regrettons de n’avoir pu rencontrer les représentants des candidats de l’UMP et des Verts.

Nous n’avons pas la naïveté de penser que nos souhaits vont être réalisés. Mais nous avons atteint un premier objectif, celui de donner une place à l’éducation populaire dans la campagne électorale.

Une élection peut en cacher une autre. Un mois après le choix du président de la république, nous serons appelés de nouveaux aux urnes pour élire les députés. Le débat est donc à continuer et à prolonger, car une loi d’orientation ne pourra voir le jour que si elle est portée par un gouvernement ou par des parlementaires.

En gardant le contact avec les partis politiques, en interpellant les candidats à la députation, le SEP souhaite que l’éducation populaire reste un sujet d’actualité, de propositions et de discussion. En continuant à promouvoir nos 20 propositions auprès de partenaires, le SEP entend bien que cette question soit portée par le plus grand nombre.

 

 

 

 

 

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /2007 00:45

 

Professionnels et/ou militants : quelles conditions de travail ? quel engagement ? quelles valeurs ?

Laïusseurs : Anne Sophie DUMORTIER (ORM) Francis LEBON (INJEP) Emmanuel de LESCURE (INJEP)

Dans le champ de l’animation, les statuts sont multiples. Du bénévole au professionnel, toutes les situations existent.

Les employeurs sont nombreux. On peut être animateur aussi bien dans la fonction publique hospitalière ou territoriale, que dans le secteur privé associatif ou à but lucratif.

Les nombreuses conventions collectives qui font référence au statut et aux emplois d’animateurs montrent la diversité des employeurs du secteur privé.

Les statuts, les contrats, les conditions de travail, de rémunération et d’évolution de carrière sont loin d’être identiques, ni surtout égaux. Statut de fonctionnaire pour les uns, contrat à durée déterminée, ou indéterminée, à temps partiel ou complet, pour d’autres,  petits boulots ou contrats saisonniers, nombre d’entre eux ont un statut précaire. Ils relèvent de ce qu’on appelle les « contrats aidés », largement présents toutes ces dernières années dans la profession.

Comment ces inégalités sont-elles vécues par les animateurs ? Quelles conséquences cela a-t-il sur la représentation qu’ils ont d’eux-mêmes, de leur travail mais aussi à l’extérieur ? Ne contribuent-elles pas à renforcer la sensation de flou et l’instabilité de cette profession ?

Le bénévolat et le militantisme coexistent dans le secteur de l’animation et sont porteurs de valeurs fortes d’engagement et d’éducation populaire.

De ce fait, les animateurs ont parfois du mal à se situer. Les missions de l’animation vis-à-vis des publics auxquels ils s’adressent peuvent-elles se faire sans implication de ceux qui les conduisent ?

Peut-on et doit-on être à la fois professionnels et militants ?

Quelles relations les professionnels et les bénévoles entretiennent-ils entre eux ?

Quelles attentes les bénévoles et les employeurs ont-ils par rapport aux professionnels ?

Cette situation a-t-elle des incidences sur les conditions de travail ?

 

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Colloque du 28 septembre 2007
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Jeudi 29 mars 2007 4 29 /03 /2007 00:40

 

 

 

Animateur,  éducateur,  travailleur social,  médiateur, agent de développement : quelle identité ?

 

Laïusseurs : Jean-Pierre HALTER* (INJEP),  CEMEA

 

 

L’identité d’un métier n’est pas toujours facile à définir surtout quand celui-ci est confronté à de nouvelles questions sociales et éducatives.

 

 

Si à l’origine les frontières étaient relativement claires entre l’éducation,  l’éducation populaire et le travail social, la première cherchait grâce aux enseignants à instruire,  la seconde poursuivait des objectifs de transformation de la société à travers la réflexion et l’action collective, le troisième visait grâce à des professions comme les assistants sociaux, les éducateurs spécialisés la réparation sociale … il n’en est plus de même aujourd’hui.

 

 

Les changements sociaux et économiques, la question du chômage, des quartiers défavorisés, de l’école ont fait naître dans le pays le besoin de nouvelles réponses.

 

 

C’est ce que les pouvoirs politiques ont tenté de faire en mettant en place la décentralisation, en prônant une diminution forte de la présence de l’Etat-providence, en concevant une nouvelle façon de faire de  l’action publique à partir des territoires,  en développant de nouvelles politiques publiques sociales et éducatives et en créant de très, trop nombreux dispositifs.

 

 

En milieu rural, sont apparus les agents de développement local ; ceux-ci ont essayé d’œuvrer pour pallier la désertification. Si de nombreuses expériences sont intéressantes, on peut néanmoins se demander si cette conception du territoire poussée à l’extrême ne risque pas de conduire à des replis identitaires ou communautaires ?

 

 

En milieu urbain, de nombreux animateurs vont être amenés à s’occuper prioritairement des populations défavorisées, et vont intervenir surtout pour aider à « l’insertion », la « prévention », « l’accompagnement scolaire » de ces publics ; les dispositifs mis en place vont inciter les animateurs à utiliser certains outils du travail social, comme par exemple la médiation au détriment peut-être d’autres types de pratiques.

 

 

On les classera alors dans la catégorie des  travailleurs sociaux. L’animation serait-elle soluble dans le travail social ?

 

 

Cette conception peut-elle participer de sa reconnaissance ou au contraire minimiser encore plus sa place et son rôle ?

S’agit-il d’une transformation, d’une adaptation à une nouvelle réalité, ou d’un nouveau projet politique ?

Les termes d’insertion, de prévention, de développement social des quartiers sont plus facilement employés que les termes de citoyenneté, culture, expression, revendications, contestation, conflit, conscientisation ? Pourquoi ?

 

 

L’identité de l’animateur serait-elle celle d’un pacificateur social ?

 

 

De même dans le secteur des politiques éducatives, l’animateur est encore souvent considéré comme un facteur d’appoint qui complète le rôle des enseignants ou de la famille, et non comme un acteur de l’Education à part entière. Quelles en sont les raisons ?

 

 

Comment et à partir de quoi peut-on déterminer l’identité professionnelle de l’animateur ? Qu’est ce qui constitue le sens de son intervention ? Est-ce le territoire ? Le public ? Le dispositif ? La technique ou la méthode d’intervention ? Ou ses valeurs ? Quel projet défend-il et met-il en oeuvre?

 

 

 

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Colloque du 28 septembre 2007
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