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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Mardi 11 mars 2008 2 11 /03 /2008 00:17

 

 

L’éducation populaire présentée à des jeunes du Service civil volontaire


Source
: Ressources Jeunesse n° 97. 

Mis en ligne le vendredi 7 mars 2008.


Lors d’un séminaire de formation organisé par l’Afev [
1] regroupant des jeunes volontaires du Service civil volontaire à l’Injep le 19 février 2008, Jean-Claude Richez [2] est intervenu sur le thème de l’éducation populaire. Dans ce cadre, le responsable de l’Unité recherche études formation de l’Injep à précisé que l’éducation populaire n’était pas une exception française.


On retrouve dans plusieurs pays le terme même d’éducation populaire ou des pratiques qui peuvent être désignées sous d’autres appellations, mais recouvrant la même démarche.


En France, l’éducation populaire repose sur la combinaison de trois principes :

- accès du plus grand nombre aux savoirs et à la culture,
- accès considéré comme inséparable de l’exercice de la citoyenneté et enfin
- développement en dehors du cadre scolaire dans un cadre d’éducation non formelle.


Selon les pays, on mettra plus ou moins l’accent sur tel ou tel de ces principes conférant à l’éducation populaire des tonalités politiques différentes selon que l’on insiste plus ou moins sur l’un ou l’autre des termes, avec tous les degrés de variation possibles, de la transformation sociale au maintien d’un certain ordre social.

(...)


« L’éducation populaire est donc aujourd’hui un véritable mouvement international touchant tous les continents (...). Même si les options restent diverses, on y retrouve les mêmes fondamentaux que dans notre pays dans des déclinaisons diverses selon les traditions historiques et culturelles et des contextes géopolitiques propres à chacun.  »


Cette intervention s’est appuyée sur un texte extrait de "villes éducatrices et éducation populaire" (Jean-Claude Richez), collection colloques et séminaire (septembre 2006).


Télécharger le texte de Jean-Claude Richez :

PDF - 99.5 ko
De quelques définitions internationales de l’éducation populaire



Gérard Contremoulin
(militant de l’éducation populaire, fonctionnaire jeunesse et sports, responsable syndical) a titré son intervention : "l’éducation populaire dans tous ses états"


Il estime que :


"L’Education populaire est un pari pour la connaissance, un défi à l’Éducation, un défi à la démocratie directe."


extraits :


« Parler d’éducation populaire, c’est souvent prendre le risque d’une parfaite incompréhension. On est, tour à tour, "ringard", doux rêveur ou idéaliste. Le contraire absolu du "politiquement correct".


Le propos n’est évidemment pas de cette nature puisque nous allons évoquer l’engagement de l’Homme pour une Société à sa mesure, solidaire, juste, participative, qui vise à son Bonheur.


Un propos politique certes, mais comme l’entendait Jean MACE, fondateur de la Ligue de l’Enseignement :


"Oui, la Ligue poursuit un but essentiellement politique, mais elle ne s’occupe ni de politique, ni de religion, elle ne s’occupe que de l’éducation au suffrage universel, non pour faire des élections, mais des électeurs, non pas pour faire des candidats, mais des citoyens".


C’est pourquoi, traiter de ce sujet reste toujours un exercice d’une grande responsabilité car il expose les raisons profondes de l’engagement humain dans la Cité. »


(...)


Télécharger l’intervention de Gérard Contremoulin et ses annexes :

PDF - 478.2 ko
L’éducation populaire dans tous ses états


A lire aussi
 :


sur le site animafac :


- Le service civil volontaire menacé


Outil d’engagement citoyen pour les jeunes, nouveau souffle pour les associations... Le service civil volontaire permet aux 16-25 ans d’effectuer des missions associatives d’intérêt général, moyennant une indemnité financée par l’État. Un dispositif en sursis après seulement un an et demi d’existence. Financements réduits, recrutements suspendus...


Le point sur les menaces qui pèsent sur le service civil, et témoignages de jeunes et d’associatifs dont le message est clair : le volontariat ne doit pas mourir.


http://www.animafac.net/article.php3 ?id_article=2256

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Actualités de l'Education Populaire
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Jeudi 14 février 2008 4 14 /02 /2008 14:07
 
 
« Cela ne sert à rien de débattre de l'âge légal de la retraite »


Interview

XAVIER BERTRAND - MINISTRE DU TRAVAIL, DES RELATIONS SOCIALES ET DE LA SOLIDARITÉ
 

Source : Les échos

Le ministre du Travail, qui lancera la concertation sur la réforme des retraites le mois prochain, répond à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui a prôné, la semaine dernière, le relèvement au-delà de 60 ans de l
'âge légal de la retraite. Xavier Bertrand lui demande de sortir des débats « idéologiques » et avertit : « Il y aura des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu » en matière d'emploi des seniors. Il lance aussi un appel à la mobilisation de la majorité pour les municipales.


Comment interprétez-vous la chute de Nicolas Sarkozy dans les sondages ? Faudra-t-il calmer le jeu ou embrayer sur les réformes après les municipales ?

Ne nous trompons pas de campagne. Nous allons tenir tous les engagements pris à l
'occasion de l'élection présidentielle et des législatives, et ils sont très précis. Il n'est donc pas question d'une quelconque pause dans les réformes alors que les Français nous disent qu'ils veulent des résultats et ce le plus vite possible. Quant aux sondages, je les prends avec circonspection : ils nous annonçaient une vague rose en 2001... Si notre électorat est mobilisé, les résultats seront équilibrés. Avant de se projeter dans l'après-municipales, nous devons expliquer davantage le sens de notre action et faire le service après vote des réformes. Le service minimum, par exemple, est sur les rails. A Marseille, deux conflits de même ampleur se sont produits en décembre et en janvier. Lors du premier, il y a eu 45 % des trains vers Toulon. Lors du second, 90 % et 100 % des trains étaient annoncés ! Les trains qui partent à l'heure, on en parle moins. A nous de montrer davantage ce qui marche.


La publication du rapport Attali n
'est pas survenue au meilleur moment et l'exécutif a reculé sur les taxis ou l'interdiction de fumer dans les bars tabacs...

Quand il y a des propositions décoiffantes, ce n
'est jamais le bon moment paraît-il ! Ce rapport fait débat, tant mieux. Jacques Attali doit en faire la pédagogie dans son ensemble et mesure par mesure. Pour les taxis, le président de la République a été clair : le statut quo n'est pas possible. Il a également dit aux buralistes qu'il n'y aurait pas de dérogation à l'impératif de santé publique.


Deux lois ont été votées en faveur du pouvoir d
'achat. Comment expliquez-vous que ce sujet provoque autant de déception ?

Ceux qui bénéficient des mesures sur le pouvoir d
'achat ne sont pas forcément ceux qui parlent le plus fort. Et les sondages au bout de neuf mois ne remplacent pas le bilan de l'action du gouvernement au bout de cinq ans. La deuxième loi sur le pouvoir d'achat a été adoptée dans des délais record. Annoncée le 29 novembre par le président de la République, elle a été publiée au « Journal officiel » samedi dernier. Nous avons publié mercredi en ligne (www.travail-solidarite.gouv.fr et www.securite-sociale.gouv.fr) une circulaire d'application innovante. Elle a été rédigée sous forme de questions-réponses et élaborée avec des experts-comptables, des DRH et des chefs d'entreprise pour répondre directement aux questions qu'ils se posent. Cela va bénéficier à des millions de salariés dans notre pays ; c'est pratique et concret.


Le Conseil d
'orientation pour l'emploi a proposé, la semaine dernière, une alternative au projet gouvernemental de mise sous condition des allégements de charges. Comptez-vous retenir ses propositions ?

L
'avis rendu par le COE est intéressant et éclairant. Il va nous permettre de bâtir un dispositif que je souhaite consensuel pour relancer les négociations salariales dans les entreprises sans pénaliser celles qui font de réels efforts. Avec Christine Lagarde nous allons présenter un projet de loi au printemps pour que le dispositif s'applique dès 2009, au titre des négociations salariales de 2008.


Un décret vient d
'être publié pour imposer une rémunération minimale de 380 euros des stages de plus de 3 mois. Faut-il aller plus loin ?

Le décret ne pouvait pas aller au-delà de la loi égalité des chances votée en 2006, qui se limitait au cas des stages de plus de 3 mois. Des parlementaires UMP ont souhaité aller plus loin en préparant une proposition de loi qui fixe le contenu et le calendrier de l
'étape suivante. Il est possible d'aller plus loin en évitant de casser la logique des stages. Je ne veux pas non plus que l'on ne propose que des stages courts afin de contourner le dispositif. L'Etat devrait s'imposer également les mêmes règles.


Quand allez-vous lancer le « rendez-vous » de 2008 sur les retraites ?

Je recevrai les partenaires sociaux et tous les acteurs concernés dès le mois prochain. Il s
'agit de présenter un texte de loi courant juin pour une adoption au Parlement pour l'été. Cet agenda a été débattu avec les syndicats et le patronat lors de la conférence sur la protection sociale à l'Elysée. Nous sommes dans une logique de concertation. Cela nous permettra de mettre tous les sujets sur la table.


Que répondez-vous à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui est totalement opposée à l
'idée de transférer des cotisations Unedic aux régimes de retraite ?

A l
'heure d'aborder un débat aussi important, je demande à chacun d'avoir une position d'ouverture, sans aucun tabou. On a le droit d'avoir des positions, mais on a aussi le devoir d'avoir de la mémoire. La logique consistant à profiter de la baisse du chômage pour dégager des nouveaux financements pour les retraites est inscrite noir sur blanc dans l'exposé des motifs de la loi de 2003, votée par le Parlement. Et en 2008, on ne part pas d'une feuille blanche mais de cette loi.


Le Medef se dit également opposé à votre idée de bonus-malus pour les entreprises sur l
'emploi des seniors. Pour lui, la seule solution, c'est de relever l'âge légal à 62 ou 63 ans...

Le véritable enjeu, c
'est que l'âge réel de départ des salariés atteigne 60 ans. Pour cela, il faut que les entreprises se mobilisent davantage. Aujourd'hui, les salariés partent en moyenne avant 59 ans. Cela ne sert à rien de débattre de manière idéologique de l'âge légal.
La priorité des priorités est de développer l'emploi des seniors. Et je ne me contenterai pas de beaux discours. Il y aura des sanctions pour les entreprises qui ne jouent pas le jeu car je veux des résultats rapides. Le doublement de la taxation des préretraites maison des entreprises et des indemnités de mise en retraite d'office par l'employeur, décidé à l'automne, produit déjà des résultats : de nombreuses entreprises nous font savoir qu'elles modifient leurs plans de départs. C'est l'intérêt de tous de changer de comportement, sinon ces mesures ne rapporteront pas 300 millions d'euros, comme prévu, mais sans doute beaucoup plus. Je préfère un changement des comportements plutôt que le rendement financier d'une telle mesure.


Ne risquez-vous pas de créer une usine à gaz avec le bonus-malus ?

Il n
'est pas question de ressusciter la taxe Delalande qui a eu l'effet inverse de celui escompté, et nous sommes parfaitement conscients du fait que chaque branche a sa spécificité. Mais on peut encourager les entreprises vertueuses et innovantes, comme le font déjà certains pays nordiques.


Le gouvernement s
'est engagé à relever les petites retraites et les pensions de réversion, et on ne voit guère d'économies en face. L'objectif d'un retour à l'équilibre d'ici à 2012 reste-t-il d'actualité ?

Il va en effet y avoir des mesures généreuses, attendues par tous, lors du rendez-vous 2008. Dans ces conditions, je demanderai à chacun : que proposez-vous comme mesures courageuses pour garantir l
'équilibre en 2012 comme en 2020 ? Il faut que chacun prenne ses responsabilités. Nous prendrons bien sûr les nôtres.


PROPOS RECUEILLIS PAR ÉTIENNE LEFEBVRE, JEAN-FRANCIS PÉCRESSE ET LUCIE ROBEQUAIN


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /2008 01:38
L'Education Populaire : une mission d'Etat


Garantir le niveau d’éducation et de formation est une nécessité. C’est la condition pour répondre à un monde de plus en plus complexe et permettre à tous les hommes et les femmes de le comprendre, le maîtriser, de faire des choix.

L’Ecole et la Formation Professionnelle ont pour mission de transmettre des savoirs. Il est aussi nécessaire de défendre une éducation tout au long de la vie, pour tous les âges, qui permette le développement de compétences sociales et culturelles favorisant l’accès à la citoyenneté. C’est le rôle de l’Education Populaire.

Il convient de redire aujourd’hui comment l’Etat doit agir dans ce domaine et de préciser les missions de ses personnels, en particulier celles des conseillers techniques et pédagogiques du secteur « jeunesse et éducation populaire.



Lire la suite du document : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Courrier-SG-SEP/L-Education-Populaire--une-mission-d-Etat.pdf


Lire
la document d'analyse complet  :
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Courrier-SG-SEP/La-RGPP-de-tous-les-dangers-pdf
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Vie syndicale
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 15:43


Pour en savoir plus sur la Révision Générale des Politiques Publiques

Par Patrice WEISHEIMER (SEP)


Peut-on gérer la fonction publique d’Etat comme une entreprise ? Cette question peut paraître saugrenue, pourtant, c’est en ces termes que se pose la Réforme Générale des Politiques Publiques (RGPP).

Revenons quelques instants sur des définitions.

.../...

Lire la suite : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Courrier-SG-SEP/RGPP-d-cryptage-SEP-PW.pdf
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 11:54
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Laïcité
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /2008 11:42
Sarkozy - Alliot-Marie pour la reconnaissance des sectes ?


La journée du 4 février aura été marqué par le congrès de Versailles et la honte des parlementaires socialistes qui se sont abstenus, mais aussi par l'annonce d'une nouvelle attaque contre la Laïcité avec la disparition programmée de la MIVILUDES et l'évocation de la reconnaissance de certaines sectes... 

C'est bien la modification de la loi de 1905, par la voie réglementaire, (les fameux "aménagements techniques") qui est en marche...

Journée de hontes !


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Pour lire les articles : 

http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Presse/Sectes-Le-Parisien/P.16a.jpg
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Presse/Sectes-Le-Parisien/P.16b.GIF.gif
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Presse/Sectes-Le-Parisien/P.17a.jpg
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Presse/Sectes-Le-Parisien/P.17b.GIF-Sciento.jpg
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Laïcité
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 17:40

NEWSLETTER

Bonjour,
Voici l'edito et le sommaire du dernier numéro de Riposte Laique.

Numero 27 : Edito 

L’EDITO DE CYRANO

S’unir dans la clarté pour agir avec efficacité

mercredi 6 février 2008

Ca y est. Le premier contre-feu est allumé. 39 organisations nationales de « défense de la laïcité » ont publié, le 31 janvier, un communiqué de presse répondant fermement aux discours du président de la République mettant en danger notre République dans sa nature laïque telle qu’elle est proclamée par l’article premier de notre Constitution, et réaffirmant leur attachement à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat (1).

A « Riposte Laïque », engagés dans l’analyse des discours et dérives « anti-laïques » et communautaristes portés, aussi bien, par les responsables gouvernementaux que par de nombreux politiciens de l’opposition du « centre et de gauche », promoteurs de nombreuses répliques contre ces discours et dérives, nous ne pouvons que nous réjouir de cette (première ?) offensive se réclamant des deux premiers articles (intangibles) de la loi de 1905 et se plaçant sous l’égide de l’article premier de notre Constitution . Aussi nous sentons-nous partie prenante de ce combat que nous avons, pour une part, initié, et sommes-nous prêts à relayer tous les textes qu’il suscitera, à soutenir toutes les actions qui pourront s’engager, à participer à toutes les démarches communes qui pourront surgir, à aider à la réalisation de cette « unité des défenseurs de la laïcité » indispensable aujourd’hui.

Car la menace est forte, l’offensive vigoureuse et habile, les moyens mis en œuvre nombreux et massifs : il s’agit, en effet, pour ceux qui nous gouvernent et ceux qui les appuient sans le dire, d’effacer l’esprit et la lettre de la loi de 1905 en vidant de sa substance son article 2 avant d’assurer le retour dans et sur l’espace public des églises, de toutes les églises. Et cette visée doit être atteinte car elle participe de la construction politique de l’Europe à laquelle ils sont attachés, caractérisée par le futur « traité simplifié » qui n’est rien moins que l’ancien projet de traité constitutionnel revisité.

Car les attaques sont multiples et coordonnées. Le chef d’orchestre élyséen « théorise » à travers ses discours du Latran et de Riyad (dont nous avons précédemment analysé les contenus) qui ont dû réjouir un Benoît XVI chantre de « l’espérance immatérielle » et pourfendeur du « laïcisme »…Le premier violon de l’Intérieur s’attache à concrétiser la mise en musique : 1 000 000 d’euros publics (en 2007) pour la « fondation pour les œuvres de l’islam », l’élargissement de ce type de structure aux autres religions (et sectes ?), la transformation des « associations cultuelles » en « associations culturelles »(pour leur distribuer légalement l’argent public), la reconnaissance des diplômes délivrés par les universités religieuses, la préparation du retour des congrégations, l’acceptation des revendications communautaristes (carrés musulmans dans les cimetières, construction massive de mosquées sans besoin aucun), la mise en place d’un dialogue spécifique avec les églises (la liste n’est pas close : chacun s’emploiera à la compléter). Le hautbois du Conseil Français du Culte Musulman criaille sa demande de moratoire sur la loi de 1905 et, en écho, ses acolytes de l’UOIF déclinent lourdement les aspects de la loi coutumière qu’ils veulent imposer…Et le chœur magmatique des responsables territoriaux, de gauche et de droite mêlés, dilapide la ressource publique en baux emphytéotiques, subventions pour la construction de lieux de culte, aides au fonctionnement d’associations confessionnelles de toutes sortes. Tandis que l’évêque de Digne se fend d’un couplet sur les valeurs à proposer aux candidats aux élections municipales (« La Provence » du 2 /02 /08) nostalgique sans doute du « bon vieux temps » où les prêtres désignaient ceux pour qui il fallait voter. Sans oublier la voix de fausset de ces trois députés socialistes qui veulent faire reconnaître par la loi les langues régionales à l’égal de la langue nationale.

Face à un tel déferlement le communiqué des 39 est un début. C’est bien. Mais est-ce suffisant ?

JPG - 443.2 ko

Le texte est un compromis laborieux : on devine où le bât blesse. Il y a, en signatures, des associations qui ont besoin de mesurer leurs prises de position et leurs actions à l’aune de la loi de1905 qui, en laissant l’Etat chez lui et les églises chez elles, assure la primauté de la loi générale sur toute loi religieuse, coutumière, traditionnelle, exclut la « reconnaissance » des religions qui ne peuvent être « un service public », permet l’égalité et l’unité des citoyens, surtout quand ce sont des citoyennes.

Il manque surtout de perspectives : l’âpreté du combat qui s’engage suppose de se doter d’armes efficaces et de tracer des projets mobilisateurs. A l’offensive « tous azimuts » lancée par l’Elysée et ses soutiens déclarés ou masqués, va-t-on se contenter d’un communiqué de presse comme riposte, voire d’une pétition, puis passer à autre chose ?

Aux municipales, en particulier ?

Justement : aux municipales !

Voilà un terrain sur lequel vont pouvoir s’exprimer les défenseurs de la laïcité, sur lequel ils vont pouvoir agir, sur lequel ils vont savoir qui veut maintenir et renforcer vraiment l’esprit et la lettre de la loi de 1905 …qui veut les abolir…qui fait mine de les défendre par la parole tout en les détruisant par ses actes !

« Riposte Laïque » propose un texte à adresser aux candidats qui prétendent à la direction des communes par chacun de ses lecteurs, par toutes les associations locales et nationales qui ont, au cœur, la laïcité, par tous les défenseurs de cette laïcité en fait, …Texte de base à améliorer, corriger, amender, mais texte qui permettra de faire s’exprimer clairement la position de chaque candidat, sans faux-fuyant aucun, et qui , porté à la connaissance des citoyens avec les réponses obtenues, laissera chacun juge de la réalité de l’engagement « laïque » des listes en présence.

Nous encourageons nos lecteurs à nous faire parvenir des textes où une liste met la laïcité au coeur de son projet, ou d’autres montrant les graves dérives constatées dans leur commune : c’est une démarche à impulser.

D’autres formes d’action sont possibles, il faut les initier toutes, en inventer de nouvelles. Et le nombre important d’ associations locales a, sur ce point, une force véritable pour peu qu’elle s’exprime.

Du simple message au député local à la grande manifestation nationale (à prévoir d’ores et déjà), en passant par l’interpellation des candidats aux différents scrutins électoraux, la diffusion massive de « Riposte Laïque »(et autres vecteurs de communication), l’intervention dense et régulière dans les média locaux et nationaux, la tenue de réunions de quartiers, de villages, de villes,….Sur ce dernier point, après Guylain Chevrier à Saint-Denis, Brigitte Bré Bayle à Aubagne, Pascal Hilout au Perreux et Pierre Cassen à Flers, après Arles (lire agenda), tous nos intervenants sont disponibles pour animer des réunions publiques ou des débats contradictoires là où vous souhaiterez les inviter, sur des thèmes variés mettant en avant la défense et le renforcement des principes laïques fondamentaux. (2).

C’est un vrai contre-feu qu’il faut allumer tout en suscitant l’ouragan qui va le pousser contre le feu présidentiel pour l’absorber et l’étouffer !

Mais cela ne pourra se faire que si chacun est convaincu que la laïcité est une et non qualifiable : foin de « laïcité positive », certes, mais pas davantage de « laïcité plurielle », « ouverte », « modernisée », « de tolérance », « du XXIème siècle » !

Mais cela ne sera possible que si se réalise le vaste mouvement unitaire de tous ceux qui fondent le principe actif de la laïcité sur la stricte rigueur des articles 1 et 2 de la loi de 1905.

Mais cela n’aura de réelle efficacité que si chacun extirpe de son for intérieur les scories du communautarisme, religieux ou autre, et réaffirme dans son action quotidienne la primauté de la loi générale.

Mais cela ne pourra se réaliser que si chacun comprend qu’il n’y a pas à organiser les religions et à les réintroduire dans l’espace public de quelque manière que ce soit, ou à n’en organiser qu’une qui serait privilégiée sous des prétextes aussi divers que fallacieux : « l’Etat n’est ni religieux, ni irreligieux : il est a-religieux ». La parole de Briand est encore plus vraie aujourd’hui.

Le temps presse : ce n’est pas quand le fleuve s’est répandu dans la plaine qu’il faut se lamenter sur l’inondation intervenue. C’est à la première fissure de la digue qu’il faut intervenir : nous avons laissé trop de crevasses s’ouvrir dans la digue de la laïcité !

(1) http://librepenseefrance.ouvaton.org/spip.php?article176

(2) http://www.ripostelaique.com/spip.php?page=quisommesnous

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Laïcité
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 14:31
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Pétition pour "sauvegarder la laïcité de la République" 

Société
L'UNSA Education appelle à signer un "appel laïque" lancé par des organisations syndicales, des mouvements philosophiques et des associations. Les organisations et personnalités signataires "rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République." 


Pour signer "l'appel laïque"
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Laïcité
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Mercredi 6 février 2008 3 06 /02 /2008 01:45

La Poste condamnée à dédommager une salariée ayant effectué 247 CDD



Source : LEMONDE.FR avec AFP | 05.02.08 |


Le conseil des prud
'hommes d'Albi a condamné La Poste, mardi 5 février, à verser 66 000 euros de dommages et intérêts à une ancienne salariée, Odile Guibert, 52 ans, qui avait effectué pas moins de 247 Contrats à Durée Déterminée (CDD) entre 1976 et 2006 au sein de l'entreprise. Entrée à la poste de Cordes-sur-Ciel, dans le Tarn, en 1976 avec un CDD de femme de ménage, Odile Guibert avait été employée tour à tour comme guichetière, puis comme agent de tri et enfin factrice jusqu'en 2006.
 

Dans son délibéré, le tribunal a également condamné La Poste à une requalification de la carrière de la plaignante depuis 1990, date du changement des statuts des PTT, qui avaient conduit à la création de 2 entreprises publiques : La Poste et France Télécom.
"Mme Guibert obtient une requalification de carrière et va bénéficier d'une meilleure retraite", s'est félicité Thomas Barba, délégué syndical CGT à La Poste. De son côté, l'avocat de La Poste, Me Emmanuel Gil, estime avoir "obtenu en partie satisfaction", soulignant que "le tribunal a retenu que la rupture du contrat était imputable à Mme Guibert dans la mesure où elle avait refusé 10 propositions de contrat de travail en CDI à temps complet". De son côté, le syndicat CGT de La Poste, qui soutenait Mme Guibert, assurait qu'elle avait été "honteusement licenciée".


Dans l
'après-midi, dans une affaire similaire, le conseil des prud'hommes d'Albi a débouté 7 des 11 postiers tarnais qui poursuivaient La Poste pour dénoncer l'usage abusif de CDD par la direction, et les a condamnés à payer 500 euros au titre de remboursement des frais de justice. Quatre plaignants ont obtenu satisfaction et ont reçu des sommes allant de 1 500 à 15 000 euros au titre de dommages et intérêts. A ces sommes s'ajouteront des rappels de salaires, variables selon les cas, et une régularisation des carrières pour les périodes concernées, a-t-on précisé de même source.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Entreprises publiques
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Lundi 4 février 2008 1 04 /02 /2008 01:44


Le rapport Attali valide une vision utilitaire de l’école, au détriment d’ambitions culturelles déjà déficitaires.

Le rapport remis par Jacques Attali sur les moyens de relancer la croissance doit faire l’objet d’un examen critique approfondi. Des groupes de réflexion comme particulièrement intéressante. Globalement, nous assistons bien à la

liquidation radicale (prônée ici par un « homme de gauche ») d’un modèle du « bien commun » fondé sur le débat démocratique et l’engagement de l’État comme expression de la volonté nationale. C’était le modèle du Conseil National de la Résistance dont la droite libérale appelle à se débarrasser depuis maintenant plusieurs années. Il est remplacé par le modèle bien plus archaïque – et qu’on veut nous faire passer pour « moderne » - de Guizot : « Enrichissez-vous ! ». On prend acte de la montée des individualismes et de la confrontation des intérêts particuliers et on joue sur ceux-ci pour produire des effets d’enrichissements individuels censées créer miraculeusement lacroissance nationale. En cherchant à résoudre ses problèmes immédiats et encourant après son propre profit, l’homme « moderne » ferait progresser un pays réduit à la juxtaposition des richesses individuelles. Le collectif dans sa spécificité est ramené à la somme des agitations individuelles et corporatistes : on fait l’hypothèse qu’en faisant monter les tensions sociales, au sein des groupes (puisqu’il faut toujours « s’en sortir » mieux que les autres et contre les autres) et entre les groupes (identifiées comme consubstantiellement concurrents), on crée du développement cohérent.  .../...

 


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Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Analyses
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