Lundi 21 janvier 2008
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Quel avenir pour les missions
d’éducation populaire et de jeunesse de l’Etat ?
Nous ne sommes pas dupes : la réforme de l’Etat voulue par le gouvernement au prétexte d’économie et
d’efficacitéest avant tout guidée par une idéologie qui remet profondément en cause les services publics. A travers les mesures annoncées
(réduction du nombre de fonctionnaires, RGPP, fusion des corps, abandon du statut…), il s’agit de réduire considérablement le rôle de l’Etat en
liquidant nombre de ses missions.
Toute la fonction publique est concernée.
Le secteur Jeunesse Education Populaire n’y échappe pas.
Les DDJS n’existeront plus. Les directions « à la population » des préfectures de département, dans lesquelles elles
seront fusionnées, ne conserveront que les seules actions administratives et de contrôle.
De même, il n’y aura plus de DRDJS. Dans des directions régionales au périmètre élargi, le recentrage de l’action de l’Etat dans
notre champ se limitera à la réparation sociale pour des « publics en difficulté ».
Une telle organisation nie l’action éducatrice de l’Etat au service de tous.
Elle est incompatible avec nos missions techniques et pédagogiques.
Au-delà d’une simple défense corporatiste des statuts et des structures (comme certains pourraient êtretentés de le faire), nous affirmons partout :
- qu’une politique publique d’éducation populaire est indispensable pour notre société
- que l’Etat doit y jouer un rôle fort en partenariat avec les collectivités territoriales et le tissu associatif, en impulsant une véritable politique, garantissant l’égalité de tous les territoires, la qualité éducative des actions menées ainsi
qu’un véritable soutien financier, technique et pédagogique aux acteurs de l'éducation populaire.
- que nos missions de formation, de conseil et d’expertise, d’expérimentation et de recherche participent à l’éducation à la citoyenneté et à la construction du
« vivre ensemble »
L’Etat doit donc se doter de structures qui assurent la réalisation
et le développement de nos missions.
La grève et les manifestations de la fonction publique du 24 janvier sont l’occasion de dénoncer les
attaques contre le service public et l’intérêt général et ainsi de défendre nos missions et de faire entendre nos propositions pour assurer leur avenir.
Le SEP vous invite à participer massivement aux actions du 24 janvier et à mener, partout où cela sera possible des assemblées générales dans les
services et établissements.
Le SEP continue à œuvrer en rencontrant tous les acteurs (directions du ministère, cabinets ministériels, mission RGPP, Présidence
de la République, Parlementaires, mouvements associatifs…) pour expliquer et défendre notre mission éducative et pour convaincre de l’intérêt pour l’Etat de la promouvoir et non de la supprimer
ou la transformer.
Bien qu’une plateforme interfédérale unitaire « jeunesse et sports » n’ait pu aboutir, le SEP s’engage à rechercher les conditions d’un travail commun avec les autres syndicats du champ JEP.
Le SEP vous informera régulièrement de l’avancée du dossier.
Nous n’abandonnerons pas le combat !
Avec le SEP, mobilisons-nous pour l’avenir de nos missions d’éducation populaire !
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