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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Lundi 21 janvier 2008 1 21 01 2008 07:50
Communiqué du SEP


Dores et déjà, une immense déception !
 

 Au-delà de la cacophonie gouvernementale, qui  devait présenter le plan ? quand ?... après lecture des mesures phares, on ne peut qu'être déçus.
Ce plan ne résoudra rien,  il n'apportera rien de nouveau, il n'y aura pas de rupture avec tout ce qui s'est déjà fait ces dernières années. Au contraire, il risque d'aggraver les phénomènes de ghéttoïsation, d'exclusion et d'opposition entre les populations.
En effet le plan prévoit  de :
  -  limiter les moyens sur 50 quartiers au détriment de tous les autres,
  -  faire  appel à des partenariats privés c'est à dire de chercher à diminuer les financements de l'Etat,
  -   mettre en place des missions locales au pied des immeubles mais  il y en a déjà !
  -   d'organiser des classes d'excellence ? on voudrait donc uniquement s'adresser à quelques uns au risque d'entraîner tous les autres dans la désespérance,
  - etc.
 
Et pourtant le conseil national des villes a à nouveau tiré la sonnette d'alarme au mois de janvier en demandant une "action pérenne et efficace", en demandant une mobilisation plus forte des politiques de droit commun dans le domaine de l'éducation, la santé, le logement, l'insertion et l'emploi.

On sera loin du compte.





Selon le Conseil national des villes, la situation est grave dans les banlieues


Source : La Gazette



Le Conseil national des villes (CNV) a alerté, le 16 janvier, le gouvernement de la "gravité de la situation" dans les banlieues et appelé à la mise en oeuvre d'une "action pérenne et efficace". 


Le CNV, qui réunit de nombreux élus locaux, a souligné "l'urgence à agir face à l'acuité des problèmes qui se posent dans les quartiers de la politique de la Ville".
Ses vice-présidents, Agathe Cahière, première adjointe au maire du Havre et Maurice Charrier, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône), appellent l'Etat "à ne pas différer les décisions concrètes qui redonneront aux habitants de ces quartiers des raisons d'espérer en la République". Le CNV, qui a déjà remis en septembre une première contribution au gouvernement pour l'élaboration du futur "plan banlieues", émet d'autres propositions. 


En premier lieu, soutient François Pupponi, député maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise), "il faut une réforme immédiate de la dotation de solidarité urbaine, ainsi que des finances locales". "On ne pourra rien faire si on ne réussit pas à rattraper les inégalités territoriales", a-t-il indiqué, faisant valoir que les communes les plus pauvres accueillent les populations les plus pauvres, qui connaissent des taux de chômage atteignant souvent 40%. 


Le CNV préconise également "une gouvernance locale refondée en matière d'emploi et des actions ciblées dans cinq domaines prioritaires: éducation, santé, emploi et insertion, désenclavement, logement.
Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) juge "indispensable de remobiliser les politiques de droit commun". 



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Lundi 21 janvier 2008 1 21 01 2008 06:47

Le dispositif se heurte à la réticence des maires et des inspecteurs d’académie.
 


Source
: Libération QUOTIDIEN : lundi 21 janvier 2008 - VÉRONIQUE SOULÉ
      

Jeudi, jour de grève de la fonction publique. Et premier jour de mise en place du service minimum dans les écoles ? Hier, Xavier Darcos, le ministre de l’Education, se félicitait du fait que déjà «plus de 370 villes, y compris des socialistes comme Chambéry», aient accepté de l’expérimenter. Pourtant, le service minimum dans les écoles, qui repose d’abord sur les mairies, risque fort d’être un pétard mouillé.


«Plus loin».
Ainsi, Jacques Pélissard, le président de l’Association des maires de France, fera comme d’habitude dans sa ville de Lons-le-Saunier (Jura). Ni plus ni moins. Les élèves de maternelle que les parents ne peuvent garder seront accueillis dans les écoles qui fonctionnent. Mais le député-maire UMP n’instaurera pas le service minimum annoncé à grand fracas par Xavier Darcos. «Nous voulons bien rendre service aux familles, mais nous n’avons pas à nous substituer à l’Etat», dit-il.


Paris, Lyon et des dizaines de municipalités d’opposition ont aussi fait savoir qu’elles s’y refusaient. Dans la majorité, Marseille et Antony (Hauts-de-Seine), la ville de Patrick Devedjian, l’organiseront. Mais Vannes (Morbihan) a dit non, et beaucoup de maires, réticents, préfèrent rester discrets. Prudent, le ministre a précisé que, «si ça ne marchait pas», il pourrait «aller plus loin, en demandant aux professeurs de se déclarer grévistes deux jours avant» - ce qu’ils font aujourd’hui pour arranger les parents, même s’ils n’y sont pas tenus. Prévenues à l’avance, les mairies pourraient alors mieux s’organiser, espère le ministre.


L’annonce le 8 janvier de la création de ce service minimum a provoqué un tollé. Le 11 décembre, le ministre avait évoqué sa mise en place, mais à la rentrée 2008. Et il avait promis une concertation d’ici là… Au lieu de cela, les maires et les syndicats enseignants l’ont appris par la presse.


Concrètement, chaque municipalité se voit proposer de signer pour une durée de trois ans une convention avec le ministère, où elle s’engage à assurer un service minimum dans le primaire pendant les grèves, avec du personnel municipal ou contractuel. L’Etat indemnisant les communes avec les sommes retenues sur les salaires des enseignants grévistes. Le coût est fixé à 90 euros l’heure pour 15 enfants maximum gardés, 90 euros supplémentaires pour quinze de plus, etc. Xavier Darcos a expliqué qu’il s’agissait ainsi «d’éviter la loi de l’emmerdement maximum», élégante allusion aux grévistes qui compliquent la vie des parents.


Aujourd’hui, les syndicats enseignants - de la FSU, l’Unsa, la CFDT… - brandissent l’atteinte au droit de grève. Les parents d’élèves de la FCPE (la première fédération, à gauche) critiquent une garderie improvisée où les enfants seront «des cobayes». Les maires enfin dénoncent un Etat qui se défausse sur eux sans même les consulter, et redoutent le risque d’opposer les enseignants aux personnels municipaux - surveillants de cantines, animateurs de centres de loisirs - réduits à «casser la grève».


«Canicule».
Les difficultés techniques rendent par ailleurs le dispositif quasi impraticable. «Après avoir reçu la convention, j’ai écrit à l’inspecteur d’académie pour lui demander de me trouver la liste des grévistes et des écoles. Et lui demander des conseils pour recruter vite et en toute sécurité un personnel qualifié pour les 3 à 12 ans», explique Christophe Rouillon, maire PS de Coulaines (Sarthe). A ce jour, il n’a pas reçu de réponse. Pour lui, pas question d’organiser un service minimum : «Qui sera responsable en cas de problème ?» «On nous demande de lutter contre la canicule et l’échec scolaire, ajoute-t-il, demain, en cas de grève, il nous faudra peut-être assurer la distribution du courrier ?»


«On a mis des années à construire de bonnes relations entre les directeurs d’école, les enseignants, les agents municipaux,
souligne Alain Robert, l’adjoint au maire PS de Nantes. Si on devait réquisitionner des agents municipaux non grévistes pour remplacer des enseignants grévistes, vous imaginez la tension ?» Pour lui, il s’agit «d’une opération de diversion pour détourner des vrais problèmes», comme la diminution des postes. «D’habitude, en janvier, nous sommes en pleine discussion avec l’académie pour répartir les postes et les élèves. Mais le ministère a préféré reporter cela après les municipales. Alors qu’il a jugé urgent de lancer le service minimum.»


Le dispositif repose sur les inspecteurs de l’Education, chargés de jouer les interfaces entre les maires et le ministère. Or ils refusent ce rôle. «On devrait faire du démarchage pour rapporter 48 heures avant le nombre d’enseignants grévistes et celui des maires qui s’engagent», s’insurge Patrick Roumagnac, responsable du syndicat des inspecteurs de l’Unsa. Largement majoritaire, il appelle lui-même à la grève.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 00:22

En empilant les lois, le gouvernement accumulera les incohérences.


Source : Libération
 
Attention, énorme usine à gaz. En voulant contourner la durée légale du travail sans l’abroger, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures pour inciter les employeurs à augmenter le temps de travail. Sous la forme d’heures supplémentaires ou de jours de RTT rachetés, l’objectif est le même : faire travailler les salariés au-delà de 35 heures. Mais les législations successives touchent aujourd’hui de façon inégale les salariés - et les employeurs. Petite visite de la tuyauterie alambiquée du «travailler plus pour gagner plus» depuis la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat) de août 2007.

Heures supplémentaires. Toutes les heures travaillées au-delà de 35 heures par semaine, ou au-delà de la référence horaire en cas de modulation, sont considérées comme des heures supplémentaires, majorées de 25 %. Depuis la loi TEPA, elles sont également exclues du revenu imposable et bénéficient d’une exonération totale de cotisations sociales pour le salarié et l’employeur. Pour les temps partiels, les heures dites complémentaires suivent le même régime, mais l’employeur ne bénéficie d’aucune exonération.


Rachat de jours de RTT, selon le projet de loi sur le pouvoir d’achat.
Ce texte doit encore passer devant les sénateurs le 23 janvier. Selon sa version provisoire, les salariés dont le temps de travail a été réduit sous la forme de jours de RTT peuvent, jusqu’au 30 juin 2008, se voir rachetées ces RTT. Elles seront majorées de 25% pour certains salariés et d’«au moins 10%» pour les cadres. Mais à la différence des heures sup, les jours de RTT pour 2007 ne sont pas défiscalisés (ceux de 2008 pourraient l’être) et pas totalement exonérés de cotisations sociales pour le salarié. A l’inverse, l’employeur bénéficie d’une exonération de cotisations (sauf CSG et CRDS), alors qu’elle est forfaitaire dans le cas des heures supplémentaires TEPA.

Là où tout se complique, c’est que ce rachat de jours de RTT était déjà possible, en partie, dans le cadre de la loi TEPA. mais pas aux mêmes conditions. En effet, pour les cadres dont l’entreprise prévoyait déjà le renoncement à des jours de RTT, ou d’une manière générale pour les salariés dont le temps de travail est décompté en jours dans les entreprises de moins de 20 salariés, les jours de repos auxquels ils renoncent (dans la limite de 10 jours pour les moins de 20 salariés) peuvent bénéficier d’un régime beaucoup plus avantageux pour le salarié, mais beaucoup moins pour l’employeur... Suivant la taille de l’entreprise ou l’existence ou non d’un accord, les cadres ne seront donc pas payés de la même façon. Du grand art ! Même si, à Bercy, on affirme que tout cela devrait être harmonisé au Sénat.




Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 00:17
Le vrai bilan des 35 heures


Source : Libération

Nicolas Sarkozy a confirmé hier qu’il voulait aller «beaucoup plus loin» dans la réforme du temps de travail
sans en changer la durée légale. Ilrelance ainsi un débat douloureux à gauche. Petit tour des idées reçues.
 
Ajustement de discours. Hier, à l’occasion des vœux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser qu’il n’était pas dans «l’intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail», mais d’aller «beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures». Bref, de poursuivre la politique de détricotage de la réduction du temps de travail (RTT), au nom du pouvoir d’achat et de la compétitivité. Tentative de bilan de la mesure phare du gouvernement Jospin que la droite n’a jamais cessé de combattre, et que la gauche a de plus en plus de mal à assumer.
 

1. Les 35 heures n’ont pas créé d’emplois
Faux. Pendant la campagne électorale de 1997, le PS promettait la création de 600000 à 800000 postes grâce aux lois Aubry. La réalité est probablement plus près de 350000 emplois entre 1998 et 2002. Ce chiffre arriverait presque même à faire consensus. Reste à savoir ce qui a permis ces créations de postes : Pour les économistes libéraux, ce n’est pas la baisse de 4 heures du temps de travail qui libère des postes. Ce sont la flexibilité accrue et les baisses de cotisations sociales sur les bas salaires qui sont à l’origine de cet effet emploi. D’autres considèrent que la baisse du temps de travail couplée à une croissance mondiale favorable à l’époque a encouragé les entreprises à créer des emplois.
 

2. Elles coûtent très cher à l’État
Vrai. En 2008, les allégements de charges liés aux 35 heures vont coûter 21,4 milliards d’euros au budget. Mais de fait, il faudrait plutôt parler d’allégements de charge qui s’appliquent aux bas salaires, dont un peu plus d’une moitié sont directement en lien avec la réduction du temps de travail. Des allégements dits «Fillon», puisque c’est l’actuel Premier Ministre qui a inventé le dispositif qui s’applique aux salaires entre 1 et 1,6 fois le SMIC. En 2007, ces allégements représentaient 20,6 milliards d’euros. Reste à savoir s’ils n’encouragent pas à un «tassement» des grilles salariales vers le bas. Au-delà de 1,6 SMIC, les entreprises paient davantage de charges. En 2008, l’Assemblée Nationale a décidé de se pencher sur le problème et de réaliser une réelle évaluation de ces allégements.
 

3. Elles nous ont rendus paresseux
Faux. Non seulement les Français ne sont pas les plus flemmards de la classe européenne, mais si l’on en croit Eurostat, l’organisme de statistique de la Commission, ils travaillent autant voire plus que leurs voisins. Avec 35,9 heures travaillées par semaine (tout emploi confondu), les Français sont au turbin un peu plus longtemps que les Anglais (35,7 heures), que les Allemands (35,8 heures) et beaucoup plus que les Bataves (34,5) ou que les Suédois (34,5). Pourtant la France est bien le pays dans lequel un salarié à temps complet travaille le moins en Europe. Contradiction ? Non, car c’est la part du temps partiel dans l’emploi total qui fait toute la différence. Or en la matière et notamment grâce aux 35 heures, la part du temps partiel notamment chez les femmes est beaucoup plus faible en France (17 %) qu’au Royaume-Uni (25,5 %), en Allemagne (26,3 %) et bien sûr aux Pays-Bas (46,9 %) le champion européen.
 

4. Elles ont fait baisser la productivité
Faux. Le salarié français a toujours affiché une bonne productivité (nombre d’unités produites par heure de travail). Mais la mise en place des RTT dans les entreprises françaises, loin de semer le chaos, a encore amélioré cette performance. Lisons la prose de l’INSEE, dans sa dernière livraison sur «l’évolution des salaires en France en 2007» : «La mise en œuvre de la réduction du temps de travail s’est accompagnée des modifications dans l’organisation du travail visant une meilleure productivité». Résultat, la productivité horaire du salarié français était en 2004 de 16,5 % supérieure à la moyenne de l’Europe des 15, contre un écart déjà positif de 11 % en 1996.
 

5. Elles ont fait stagner les salaires
Vrai. Au cours de la période 2000-2005, les salaires du secteur privé ont augmenté péniblement de 0,5 % par an, alors que la croissance annuelle moyenne du PIB s’est élevée à 1,6 %. Entre 2001 et 2003, le taux de croissance du salaire net moyen a même baissé, avant de repartir légèrement à la hausse à partir de 2004. Deux effets se sont conjugués. Un : les accords de modération salariale qui ont accompagné de nombreux accords de réduction du temps de travail dans les entreprises. Deux : la remontée du chômage à partir de 2001 qui a, elle aussi, pesé sur les salaires.
 

6. Elles ont semé la zizanie à l’hôpital
Vrai. Aujourd’hui, ce sont près de 23 millions d’heures supplémentaires impayées et de 3,5 millions de jours de congés stockés dans des comptes épargne temps qui se sont accumulés dans le secteur hospitalier. Cela, en dépit des milliers d’emplois créés dans les secteurs médicaux et para-médicaux grâce à la RTT. La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a programmé des rencontres avec les syndicats pour désamorcer des mouvements de grève qui s’annoncent. Mais la situation catastrophique de l’hôpital ne date pas de 2002. Les 35 heures n’ont fait que radicaliser le problème des recrutements dans certaines professions, comme les infirmières. Toutes les créations d’emploi promises n’ont pu être tenues faute de candidats et, dans certains cas, de financement.
 

7. Elles ne sont pas applicables dans les PME
Faux. Jusqu’ici les PME ne se plaignaient pas trop. D’abord, elles avaient obtenu un délai de 2 ans avant de choisir d’appliquer la RTT et bénéficiaient des allégements de charges sur les bas salaires. Surtout, pour celles qui baissaient le temps de travail, les heures supplémentaires entre la 35e et la 39e heures étaient majorées de 10 %, contre 25 % pour une heure sup normale. Sauf que depuis le mois d’août dernier, la première heure sup est facturée à 25%, par la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat), voulue par Nicolas Sarkozy. Résultat, c’est aujourd’hui que les PME montent au créneau pour dénoncer ce renchérissement du coût des heures sup.


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Réflexions - Colloques
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 00:11

Flash UNSA-Education du 14 Janvier 2008


Dans l'action, le 24 janvier

La journée du 24 janvier sera décisive. A la suite de l’important succès de l’action syndicale du 20 novembre, le gouvernement avait accepté le début d’une discussion sur les salaires. Celle-ci s’est soldée par un échec : le gouvernement campant, en définitive, sur des propositions inacceptables, refusant toujours de considérer la dégradation du pouvoir d’achat des fonctionnaires. Sur la question du budget comme sur celle des missions et de la place du service public, le gouvernement aura répété les mêmes arguments avec un constant dogmatisme : les fonctionnaires seront mieux payés lorsqu’ils seront moins nombreux. Au refus répété du dialogue, le gouvernement aura ajouté la provocation avec la mise en place d’un "service minimum" pour tenter d’influencer l’opinion publique le jour de la grève du 24 janvier. La réponse des personnels doit être massive : il faut agir, agir ensemble, agir massivement le 24 janvier. 

Patrick Gonthier
Secrétaire général de l’UNSA Education

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 00:06


La police reprend ses quartiers

Par Grégory BLACHIER

Source : le JDD.fr


Cinq ans après la suppression par Nicolas Sarkozy de la police urbaine de proximité, la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, annonce qu'elle relance à titre d'expérimentation une police dans les quartiers dits difficiles de Seine-Saint-Denis. L'initiative fait l'unanimité, tant chez les élus qu'au sein de la police. Mais tous espèrent que les moyens seront au rendez-vous.



Les émeutes de novembre 2005, les répliques de l'année suivante, et les récents événements de Villiers-le-Bel sont passés par là, témoignant d'un malaise grandissant dans les quartiers dits difficiles. Ce lundi, Michèle Alliot-Marie a dévoilé son plan sécurité, et avec lui annoncé le retour de la police de proximité, même si elle se défend d'utiliser ces mêmes termes. "Un retour à la raison", selon le parti communiste, qui se félicite de voir réhabilité le dispositif mis en place par le gouvernement Jospin en 1997, et remis dans les cartons par Nicolas Sarkozy en 2002 - "vous n'êtes pas des travailleurs sociaux", avait-il lancé à un policier qui lui présentait un tournoi de football. "Mieux vaux tard que jamais", renchérit le Parti socialiste, qui espère trouver là "un véritable tournant" plutôt qu'une "expérimentation cosmétique sans lendemain". "On a perdu six années dans ce domaine pour des raisons idéologiques", a estimé le socialiste Stéphane Le Foll. La Seine-Saint-Denis aura l'honneur d'expérimenter le dispositif parce que, précisait la ministre de l'Intérieur lundi matin dans Le Parisien, "les taux de criminalité et de délinquance [y] sont élevés, mais en même temps, on sent une vraie envie de progresser, une créativité et un potentiel énormes. Pour cela, il faut assurer la sécurité (...) C'est une chaîne à laquelle participent les élus locaux, la justice, l'Education nationale, les associations, etc.


Lire la suite : 
http://www.lejdd.fr:80/cmc/societe/20083/la-police-reprend-ses-quartiers_86022.html




Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 01 2008 23:54

Xavier Darcos veut tester le service minimum à l'école dès le 24 janvier


Source : LE MONDE | 10.01.08 | 13h24  •  Mis à jour le 10.01.08 | 14h36

 
Le "service minimum" que Xavier Darcos, le Ministre de l'Éducation, veut instaurer dans les écoles pour accueillir les élèves en cas de grève vient de lui faire prononcer ses premiers gros mots publics. "Moi, a-t-il déclaré, mercredi 9 janvier, sur RMC, je ne cherche pas à briser les grèves, je cherche à éviter la loi de l'emmerdement maximum." " Le fait de faire grève pour un professeur, a-t-il ajouté, ce n'est pas de chercher à créer la loi de l'emmerdement maximum pour les familles, c'est de ne pas enseigner."
 
M. Darcos répliquait ainsi au maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui avait fait savoir qu'il refuserait d'organiser un service minimum dans les conditions proposées par le Ministre. "M. Darcos, sur ce sujet, s'y prend très mal", avait estimé, le même jour, sur RTL, M. Delanoë, ajoutant que l'on ne pouvait pas "demander aux fonctionnaires municipaux de casser la grève de fonctionnaires nationaux".

Cet échange portait sur des dispositions prises par le Ministre de l'Éducation en prévision de la grève de la Fonction Publique du jeudi 24 janvier, à laquelle les syndicats d'enseignants appellent à participer. Lundi, M. Darcos avait annoncé qu'il ferait appliquer ce jour-là "à titre expérimental" un dispositif esquissé lors d'une conférence de presse le 11 décembre 2007... mais prévu seulement pour la rentrée 2008.

 

En décembre, il avait annoncé sa volonté d'engager, "au cours des prochaines semaines", une discussion sur ce thème avec toutes les parties concernées. La discussion n'a pas eu lieu, mais M. Darcos a envoyé mardi une "note" aux Recteurs et Inspecteurs d'Académie sur la "mise en place d'un service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires en cas de grève". Cette note reprend le principe énoncé en décembre et qualifié de "pervers" par Luc Bérille, Secrétaire Général du SE UNSA (Syndicat des Enseignants UNSA) : le financement de ce service "dans les communes volontaires" sera assuré "à partir des fonds correspondant aux retenues sur salaire des enseignants grévistes".

Les municipalités, dont beaucoup mettent déjà en place un accueil dans les écoles les jours de grève en mobilisant leurs propres animateurs ou en faisant appel à des associations, seraient désormais, si elles passent une "convention" avec le Ministère de l'Éducation, remboursées de leurs frais, à hauteur de 90 euros par tranche de 15 élèves à garder. L'accueil fait à cette mesure est inégal : sans surprises, il est plutôt hostile dans les mairies de gauche et plutôt favorable dans celles de droite, même si, à terme, on voit mal une municipalité, quelle que soit sa couleur politique, se priver durablement d'une possible rentrée d'argent.

Mais M. Darcos, en assurant, mercredi sur RMC, que le maire socialiste de Lyon, Gérard Collomb, avait trouvé le dispositif "intéressant", s'est attiré une sèche réplique de ce dernier, qui s'est dit "très étonné d'être cité" alors qu'il "n'a jamais eu d'échanges avec le Ministère de l'Éducation sur ce sujet". De son côté, Jacques Pélissard, président de l'Association des Maires de France (AMF) et élu UMP, a réagi de manière aigre-douce aux propositions du Ministre, estimant que cette "conception originale du service minimum" revenait à reporter "la responsabilité de l'État sur des acteurs étrangers aux conflits ayant conduit à la grève".

Alors que les syndicats d'enseignants jugent en majorité être en présence d'une attaque sournoise contre le droit de grève - ce que récuse le Ministre -, le potentiel polémique du "service minimum" dans l'éducation est efficacement réactivé. Il avait pourtant été désamorcé, ces derniers mois, par le même M. Darcos, passé d'un vieux refrain antigrève à la notion moins conflictuelle d'"accueil minimum", avant de se stabiliser sur "service minimum d'accueil", apte à servir aussi bien, selon les circonstances, le langage de la fermeté que celui du dialogue.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Droit du travail
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 01 2008 23:52
Le paysage syndical en pleine recomposition

Le 3 décembre 2008, les salariés et leurs employeurs du secteur privé ainsi que les chômeurs vont désigner leurs juges prud'homaux, chargés de trancher en première instance les litiges de droit du travail. Cette élection est d'ordinaire quinquennale, mais 6 ans se seront écoulés depuis le dernier scrutin, pour cause d'encombrement électoral l'année dernière. Seul baromètre national de la représentativité des syndicats, même s'il est imparfait, ce rendez-vous prud'homal est un enjeu politique majeur pour les organisations de salariés. Ce sera encore plus vrai cette fois-ci, car il achèvera une année où les partenaires sociaux vont jouer leur crédibilité d'acteurs du droit social français.

La dernière photographie prud'homale date de 2002. Elle est intervenue après 4 ans marqués par la mise en place des 35 heures puis le retour de la droite au pouvoir. Elle n'avait pas révélé de bouleversement des rapports de forces mais des évolutions intéressantes. La CGT était restée toujours largement devant mais avait continué à se tasser (- 1 point, à 32 %) tandis que la CFDT, qui venait de changer de numéro 1, restait stable (25 %). Le grand perdant du scrutin avait été FO, qui avait chuté de 10 %, revenant à 18 %, parallèlement à une progression des petites organisations réformistes : la CFTC (10 %), la CGC (7 %), mais aussi l'UNSA (5 %), non reconnue représentative au niveau national, qui avait fait une percée.

Le millésime 2008 va intervenir dans un contexte profondément renouvelé. D'autant que des dossiers majeurs vont être ouverts. Notamment les retraites, mais aussi la réforme annoncée de la représentativité et du financement des syndicats, sur fond de caisse noire de l'UIMM. Dans un premier temps, la refonte a été confiée aux partenaires sociaux, enjoints d'ouvrir une négociation. Ce sera chose faite le 24 janvier. Mais rien pour l'instant ne permet d'assurer qu'ils seront capables de revoir réellement le système de représentation professionnelle qui prévaut depuis les années 1960. Une chose est sûre : les syndicats ne parleront pas d'une voix. Ils se divisent en 2 camps. Dans le premier, il y a les 2 plus forts, la CGT et la CFDT, ainsi que l'UNSA et SUD pour l'instant exclues du jeu dans le privé. Toutes réclament une révision totale des règles. Actuellement seules 5 confédérations voient de fait leur existence reconnue légalement au niveau national (CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC) et ce en vertu d'un arrêté de 1966 fondé notamment sur leur comportement pendant l'Occupation allemande, et leur pouvoir de signature d'accords est identique, sauf au niveau des entreprises, où il est assis sur leurs résultats aux élections professionnelles.

CGT, CFDT, UNSA et SUD veulent une reconnaissance syndicale assise partout sur l'audience. Mais la situation n'est pas forcément simple pour eux, puisque l'exécutif a fait savoir qu'une telle réforme, qui renforcerait les règles de validité des accords majoritaires, devrait s'accompagner d'un développement du champ de la négociation dans les entreprises au détriment de la loi. François Fillon a déjà demandé une négociation interprofessionnelle pour permettre aux entreprises de s'affranchir totalement de la réglementation sur le temps de travail. FO, la CFTC et la CGC sont dans le second camp. Elles seront en effet directement menacées si le critère de l'audience s'impose et vont donc tenter de s'y opposer.

Mais, dans les 2 camps, les syndicats sont conscients qu'il va falloir redoubler d'efforts pour faire entendre sa voix et renforcer son audience auprès des salariés pour peser dans le jeu social. Avec un risque pour l'exécutif : que cela conduise à durcir les discours syndicaux et à bloquer les discussions. Mais ce serait un risque partagé avec les syndicats, puisque l'Élysée comme Matignon n'ont pas caché qu'ils n'hésiteraient pas à reprendre la main si les partenaires sociaux s'avéraient incapables de s'entendre sur des réformes conséquentes.

C'est l'un des enjeux de la négociation sur la modernisation du marché du travail. Une dégradation du climat social en 2008 n'est cependant pas à écarter. Surtout si la revendication du pouvoir d'achat enfle.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Dialogue social
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 01 2008 18:39


Cahors. Les Droits de l'Enfant s'exposent à la médiathèque


Source : La Dépêche du Midi.fr


Les Francas du Lot exposent depuis le 9 et jusqu'au 26 janvier les œuvres des enfants réalisées dans le cadre du concours international « Agis pour tes droits ».

400 jeunes Lotois des écoles, collèges, centre de loisirs ou centre sociaux ont planché, seul ou en groupe sur le thème retenu cette année : « l'égalité des droits, ici, là-bas, pour lui, pour elle, pour toi, pour moi, pour nous… construisons-la ! »

95 affiches 40 cm par 60 cm ont été produites. Une sélection de 22 a participé à la finale à Paris. Le travail du collège Olivier de Magny de Cahors a été récompensé et figurera dans l'agenda édité spécialement pour l'occasion avec les affiches primées de ce concours international. Claire Charamelle, chargée de mission pour les Francas du Lot se félicite du bilan de ce concours : « Le nombre de participants augmente par rapport à l'an dernier et les écoles s'investissent plus dans ce concours qui attirait plutôt les centres de loisir. On remarque aussi que les structures qui participent depuis longtemps à ce concours prolongent le travail sur les Droits de l'Enfant tout au long de l'année. »

Lire la suite :
http://www.ladepeche.fr/article/2008/01/11/425541-Cahors-Les-Droits-de-l-Enfant-s-exposent-a-la-mediatheque.html

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mouvements et associations
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Samedi 12 janvier 2008 6 12 01 2008 18:11
 

Six syndicats de fonctionnaires appellent à la grève le 24 janvier


Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Mis à jour le 12.01.08








A l'issue d'une première session de négociations avec le gouvernement sur l'épineuse question des salaires lundi 17 décembre, six syndicats de fonctionnaires (FSU, CGT, UNSA, Solidaires, FO, CFTC) ont décidé mardi le principe d'une grève pour le 24 janvier, afin d'obtenir une revalorisation globale des salaires.

 

Selon un communiqué commun diffusé à l'issue d'une réunion au siège de l'UNSA, les syndicats appellent "à l'action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires".

"La CFDT n'exclut pas d'appeler à la grève mais attend de consulter, seule la CGC a dit non sans rien exclure non plus", a précisé le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri .

Lundi, le ministre du budget, Eric Woerth, n'avait pas annoncé de revalorisation du point d'indice, qui sert de base de calcul des traitements dans la fonction publique. Il avait indiqué que des "discussions" s'engageraient avec les organisations syndicales sur ce point lors de "la deuxième quinzaine de janvier, voire fin janvier".

M. Woerth avait en revanche proposé de mettre en place un dispositif de "garantie individuelle du pouvoir d'achat", provoquant une forte déception des syndicats.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Revenus
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