A la Une

 

 

 

Nombre de pages vues :  

 

FreeCompteur.com

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>

Recommander

loi1901.com

Publicité

Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Mercredi 21 novembre 2007


Dans toute la France


700.000 manifestants



Lille1.jpg


A Lille






















Voir la journée en images : http://picasaweb.google.com/yannguegan/ManifestationsDu20Novembre/photo#5134998723819034562


Voir le compte-rendu de Rue89 :
http://www.rue89.com/
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 novembre 2007
 
63 conseils de prud’hommes bientôt supprimés

Source : J.B. (lefigaro.fr) Avec AFP



-cid-033001c82b0e-fee16520-0100a8c0-oemcomputer.jpg







Une source gouvernementale a confirmé cette nouvelle étape dans la réforme de la carte judiciaire. Le nombre de conseillers prud’homaux, lui, ne changera pas.

La nouvelle carte des conseils de prud’hommes, prévoyant 63 suppressions sur 271, entrera en vigueur en avril 2008 afin de permettre l’organisation des prochaines élections prud’homales le 3 décembre 2008, a-t-on appris dimanche de source gouvernementale.

La liste des 63 suppressions de ces juridictions chargées des litiges du monde du travail, obtenue par l’Agence France-Presse dimanche, est issue de «plusieurs phases de concertation» avec les syndicats, a indiqué le cabinet du Ministre du Travail Xavier Bertrand. Les derniers chiffres évoqués tablaient sur la suppression de 87 conseils, l’hypothèse aujourd’hui retenue est donc inférieure.

Toujours selon cette source gouvernementale, les suppressions ont visé les conseils traitant «moins de 300 affaires par an, hors procédures de référé» (traitées en urgence). Les personnels concernés seront rattachés à d’autres conseils de prud’hommes, de façon à conserver au moins un conseil par département et à «renforcer ceux traitant plus de 800 affaires par an». Le nombre de conseillers prud'homaux est à ce jour de 14.616 élus.

Après la publication de la liste des conseils supprimés dans le Journal officiel, «dans la semaine qui vient», une concertation de 3 mois sera menée, comme l’impose le Code du Travail, avec les syndicats, organisations professionnelles, élus locaux, chambres des métiers...
Un projet de décret officialisant la nouvelle carte des juridictions sera ensuite soumis au Conseil de la prud’homie avec une entrée en vigueur «en avril 2008», de façon à permettre l’organisation des élections prud’homales programmées pour le 3 décembre 2008.

Les syndicats inquiets

Les syndicats de fonctionnaires de justice doivent être reçus lundi à la Chancellerie. «On nous dit que ces conseils de prud’hommes sont menacés mais nous ne nous leurrons pas : ils vont disparaître», a réagi Brigitte Bruneau, de l’USAJ-UNSA (Union Syndicale Autonome Justice), le premier syndicat en terme de représentativité.
Selon elle, les conséquences de ces suppressions sont «très graves» pour les justiciables concernés : «salariés qui ne perçoivent plus de salaires, qui ont été licenciés... des gens dans des situations économiques et sociales extrêmement fragiles».
La Secrétaire Générale de C-justice, deuxième syndicat de la profession, Lydie Quirié, s’est elle déclarée «totalement opposée à toute suppression d’un quelconque établissement figurant sur votre liste», dans un courrier adressée à Rachida Dati, dénonçant une approche «froide et dépourvue d’humanité».



Rachida Dati s'attaque aux prud'hommes

Source : L'Est Républicain

A peine achevées les annonces de suppression de tribunaux, la
Chancellerie poursuit sa refonte de la carte judiciaire avec la disparition programmée de 63 des 271 conseils.


Les prud'hommes, ces juridictions chargées des litiges dans le monde du travail, où siègent des représentants élus des salariés et employeurs, ne figuraient pas dans les annonces faites depuis 1 mois par la Ministre de la Justice : 23 suppressions de Tribunaux de Grande Instance (TGI) sur 181 et 176 sur 473 Tribunaux d'Instance (TI). D'ailleurs, les prud'hommes relevant des Ministères de la Justice et du Travail, il n'y avait officiellement pas de calendrier pour leur refonte, faisait valoir la Chancellerie il y a quelques semaines encore.

Pourtant, les services de Rachida Dati ont informé officiellement ce week-end les syndicats de fonctionnaires de justice des intentions du gouvernement pour les juridictions. Le directeur de cabinet du garde des Sceaux Patrick Gérard a communiqué par fax samedi la liste des 63 conseils supprimés ou officiellement « menacés de suppression » et d'un conseil qui sera créé à Avesnes-sur-Helpe, dans le Nord. Il a informé ses interlocuteurs que la liste serait publiée, sans doute dans la semaine, au Journal Officiel, ce qui lancera une concertation de « 3 mois » menée par les préfets auprès des conseils généraux, conseils municipaux, organisations professionnelles et syndicales, chambres de commerce et d'industrie, chambres de métier et d'agriculture.

De source gouvernementale, on laissait entendre hier que la nouvelle carte entrerait en vigueur en avril 2008, afin de permettre l'organisation des prochaines élections prud'homales fixées au 3 décembre 2008. Pour leur part, les syndicats de fonctionnaires de justice doivent être reçus aujourd'hui à la Chancellerie. « On nous dit que -'ces conseils de prud'hommes sont menacés'', mais nous ne nous leurrons pas : ils vont disparaître », a réagi hier Brigitte Bruneau, représentante de l'USAJ-UNSA, premier syndicat de la profession. Le deuxième, C-justice, a critiqué par la voix de sa secrétaire générale Lydie Quirié, une approche « froide et dépourvue d'humanité ».

Les syndicats affirment s'attendre à des conséquences « très graves » pour les fonctionnaires qui seront rattachés à un autre conseil de prud'hommes et pour les justiciables, qui devront faire davantage de route pour venir plaider leur cause. Ce sont « des gens dans des situations économiques et sociales extrêmement fragiles. Des salariés qui ne perçoivent plus leurs salaires ou qui contestent leur licenciement », a insisté Brigitte Bruneau, faisant le parallèle avec les tribunaux d'instance, autre juridiction de proximité.

Approche purement « comptable »

Lydie Quirié a également déploré une approche purement « comptable » avec le maintien des seuls conseils réalisant « plus de 800 affaires par an, hors référés » (procédures d'urgence). Selon une source gouvernementale, les conseils supprimés traitaient moins de 300 affaires par an et ceux qui en ont plus de 800 seront « renforcés ». Enfin, au nom de la CGT, Martine Motard a relevé beaucoup d'« aberrations géographiques » dans la liste des suppressions, preuve, selon elle, d'une réforme bouclée « dans la précipitation ».

Selon des chiffres de 2005, les prud'hommes rendent 160.000 décisions par an ainsi que 44.000 référés. Dans son courrier, le directeur de cabinet de Rachida Dati a toutefois pris soin de préciser, à 1 an des élections, que le nombre de conseillers prud'homaux élus resterait inchangé. Ils sont à ce jour 14.616 répartis selon le type d'activité.



La liste des 63 conseils de prud'hommes menacés

Source : NOUVELOBS.COM | 18.11.2007 | 15:24


La liste, cour d'appel par cour d'appel, des 63 conseils de prud'hommes que le gouvernement veut supprimer, dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire, qui prévoit la création d'un conseil à Avesnes-sur-Helpe (Nord) :


- Cour d'appel d'Agen : Figeac (Lot)
- Cour d'appel d'Aix : Manosque (Alpes-de-Haute-Provence), Menton (Alpes-Maritimes), Salons-de-Provence (Bouches-du-Rhône)
- Cour d'appel d'Amiens : Chauny, Hirson et Château-Thierry (Aisne), Friville-Escarbotin (Somme)
- Cour d'appel d'Angers : Cholet (Maine-et-Loire)
- Cour d'appel de Besançon : Saint-Claude (Jura)
- Cour d'appel de Bordeaux : Cognac (Charente)
- Cour d'appel de Bourges : Vierzon (Cher), Issoudun (Indre)
- Cour d'appel de Caen : Vire et Trouville (Calvados), Flers (Orne)
- Cour d'appel de Chambéry : Thonon-les-Bains (Haute-Savoie)
- Cour d'appel de Colmar : Molsheim (Bas-Rhin), Guebwiller, Sélestat et Altkirch (Haut-Rhin)
- Cour d'appel de Dijon : Beaune (Côte-d'Or), Saint-Dizier (Haute-Marne), Autun, Montceau-les-Mines et Le Creusot (Saône-et-Loire)
- Cour d'appel de Douai : Armentières, Haubourdin, Halluin, Fourmies et Maubeuge (Nord), Montreuil/Mer (Pas-de-Calais)
- Cour d'appel de Grenoble : Romans/Isère (Drôme), Briançon (Hautes-Alpes), Voiron et La-Tour-du-Pin (Isère)
- Cour d'appel de Lyon : Firminy et Saint-Chamond (Loire), Givors (Rhône)
- Cour d'appel de Metz : Sarrebourg et Sarreguemines (Moselle)
- Cour d'appel de Montpellier : Decazeville (Aveyron), Bédarieux et Clermont-l'Hérault (Hérault)
- Cour d'appel de Nancy : Lunéville et Briey (Meurthe-et-Moselle), Remiremont (Vosges)
- Cour d'appel de Nîmes : Annonay (Ardèche), Carpentras (Vaucluse)
- Cour d'appel d'Orléans : Romorantin-Lanthenay (Loir-et-Cher)
- Cour d'appel de Paris : Etampes (Essonne)
- Cour d'appel de Pau : Oloron-Sainte-Marie (Pyrénées-Atlantiques)
- Cour d'appel de Poitiers : Châtellerault (Vienne)
- Cour d'appel de Reims : Sedan (Ardennes), Romilly/Seine (Aube)
- Cour d'appel de Rennes : Fougères et Redon (Ille-et-Vilaine)
- Cour d'appel de Riom : Thiers (Puy-de-Dôme)
- Cour d'appel de Rouen : Bolbec, Fécamp et Elbeuf (Seine-Maritime)
- Cour d'appel de Toulouse : Mazamet (Tarn)
- Cour d'appel de Versailles : Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir)

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mardi 20 novembre 2007

La SNCF propose 90 millions d'euros aux cheminots


Source : LE MONDE | 19.11.07 | 14h43

 
Pour faire revenir les partenaires sociaux autour de la table, le gouvernement a fait un geste : l'invitation envoyée par la SNCF précise que "cette table ronde pourra se dérouler en présence du représentant de l'État, si le niveau de service assuré d'ici mercredi garantit le droit au transport". Cette notion d'amélioration du niveau de service conditionnant la présence d'un représentant de l'État aux tables rondes tripartites est importante aux yeux des organisations syndicales, qui réclamaient que la reprise du travail ne soit pas posée en préalable.

Le Ministre du Travail, Xavier Bertrand, a expliqué qu'il voulait simplement "davantage de trains, de métros qui reprennent".

Ce geste du gouvernement n'explique pas tout. Selon nos informations, la SNCF a proposé aux cheminots un ensemble de mesures représentant au minimum 90 millions d'euros par an, à l'horizon de 15 ans. Si l'on s'en tient au relevé de conclusions qui avait été au départ cosigné par la SNCF, la CFTC, la CFDT et la CGC dans la nuit du 13 au 14 novembre, les mesures proposées pourraient coûter, dès la première année, 30 millions d'euros. Ce montant est appelé à croître chaque année et devrait être compris entre 80 et 90 millions d'euros au bout de 15 ans.

Ce chiffrage, qui a fait tousser la direction du budget à Bercy lorsqu'elle a eu connaissance de ce préaccord, semble désormais assumé au sommet de l'État.
"Personne ne peut savoir quel sera le coût exact avant la négociation de mercredi. Ça va peut-être coûter un peu plus, confie une source gouvernementale. Mais l'essentiel, c'est ce que ça nous rapporte".

La même ouverture se dessine à la RATP. Tout en maintenant leur préavis de grève pour lundi, 3 syndicats majoritaires, CGT (36,9 %), UNSA (21, 2 %) et FO (8,75 %) ont accepté de participer, mercredi, aux négociations sur la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Ces 3 syndicats ont indiqué que Pierre Mongin, président de la RATP, venait " de faire de nouvelles propositions validées par le gouvernement, au travers d'un courrier en date du 17 novembre, à l'ensemble des organisations syndicales afin d'ouvrir des négociations." Depuis le retrait de la CFDT, de la CGC, de la CFTC et des indépendants de la grève, seul le syndicat SUD (6,71%) refuse désormais toute discussion sur la réforme du régime des retraites.
Interrogé par Le Monde, lundi matin, le président de la RATP s'est félicité de la décision de ces 3 syndicats de rejoindre la table de négociations, tout en regrettant que cette réunion ne se tienne pas immédiatement. Depuis le début du conflit, l'entreprise a perdu " 20 millions d'euros, soit le coût de 100 bus neufs, ou plus que l'intéressement versé aux salariés en 2006 (15 millions d'euros)" a-t-il déclaré.

Les nouvelles propositions de négociation vont porter, selon M. Mongin, sur l'évolution des rémunérations et la spécificité des carrières. Parmi les pistes envisagées, 2 grands chantiers pourraient s'ouvrir : "Nous allons étudier la suppression de la mise en retraite d'office, ainsi qu'un mécanisme pour la mise en place d'une complémentaire de retraite", indique le patron de la RATP. Affirmant qu'il est "trop tôt" pour chiffrer le coût de la réforme, M. Mongin indique que ces mesures, qui auront un " impact progressif", devront respecter "l'équilibre économique de l'entreprise."

Pour faire passer l'addition et vaincre les résistances de Bercy, le Ministère du Travail insiste désormais sur les gains apportés par la réforme, en s'appuyant notamment sur le rapport du Comité d'Orientation des Retraites de 2006 : sans réforme des régimes spéciaux, l'État, qui verse chaque année 5,1 milliards d'euros aux régimes spéciaux, devrait ajouter un milliard d'euros supplémentaires d'ici à 2 050. Dans cette même hypothèse, la contribution de l'État à la SNCF passerait de 2,8 à 3,5 milliards d'euros, celle à la RATP de 400 millions d'euros à 1,4 milliard.

Les fédérations syndicales comptent bien s'appuyer sur ces chiffres lors des réunions de mercredi, pour faire monter les enchères
. Didier Le Reste, secrétaire général de la CGT-cheminots, a déclaré, dimanche, qu'il voulait profiter "de la fenêtre de tir qui lui est offerte".
Une question subsiste : la SNCF a-t-elle les moyens financiers de négocier ? Anne-Marie Idrac l'a rappelé, lundi, dans un entretien à La Tribune : "Nous trouverons, dit-elle, sur nos ressources propres les moyens d'accompagner la réforme".


Les dernières propositions financières de la SNCF et de la RATP ont fait mouche : au sixième jour de grève, une sortie de crise semblait se dessiner dans le conflit qui oppose syndicats et gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Les 6 fédérations cheminotes (CGT, FO, UNSA, CGC, CFTC, et SUD-Rail) participeront, mercredi 21 novembre, à une table ronde tripartite (entreprise, syndicats, et gouvernement) qui devrait se tenir au siège de la SNCF.
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 novembre 2007

"Malgré les négociations, c'est la base qui décide, à chaud"
 


Sources : Challenges.fr | 19.11.2007 | 11:06 |


par René Mouriaux, professeur de sciences politiques, auteur du "Syndicalisme en France" (PUF, 5e édition, 2005).

Propos recueillis par Jean-Marie Pottier, (le vendredi 16 novembre 2007)


Jeudi, beaucoup d'observateurs croyaient apercevoir la fin du mouvement contre les modalités de réforme des régimes spéciaux. Or, il paraît reparti, et certains considèrent que les syndicats sont dépassés par leur base. Cette vision vous paraît-elle vraie ?
Les fédérations ont toujours dit que les négociations seraient soumises à l'approbation des salariés, donc ce phénomène n'est pas surprenant. La CGT, par exemple, savait très bien que ses troupes étaient très fortement mobilisées à certains endroits.

Le syndicalisme français n'est pas un syndicalisme d'encadrement mais de confrontation : il y a toujours eu chez lui cette "double détente", avec une base qui dit à sa direction "Vous pouvez négocier, mais il faudra obtenir". C'est quelque chose que l'on a déjà observé en 1936, en 1968, en 1995… Malgré les négociations, c'est la base qui décide, à chaud.


Comment expliquer le fait que le mouvement "résiste" ainsi pendant plusieurs jours ?


Ici, la comparaison avec 1995 s'impose, avec plusieurs grandes différences. Le front social est beaucoup plus restreint, puisque la Fonction publique, et notamment les enseignants, ne sont plus concernés par la réforme, qui touche 500.000 actifs qui ne sont pas encore à 40 ans de cotisation.
Ensuite, le phénomène de "grève par procuration" constaté à l'époque par Stéphane Rozès [directeur du département opinion de CSA, ndlr], et associant les salariés du public et ceux du privé, est beaucoup plus fragile. 

Enfin, la position du gouvernement est beaucoup plus forte, car Nicolas Sarkozy a effectivement été élu sur un programme d'inspiration libérale, alors que Jacques Chirac avait lui été élu sur un programme de "fracture sociale".

Par rapport à ces différences, la résistance du mouvement s'explique par plusieurs facteurs. Il y a le fait que cette réforme constitue une rupture unilatérale du contrat de travail difficilement compréhensible pour des salariés qui avaient été embauchés sur la base d'un régime spécial de retraite.
Il y a ensuite une certaine arrogance du gouvernement, symbolisée par la déclaration de Nicolas Sarkozy, le 11 septembre, sur la situation "indigne" des régimes spéciaux, ou par celle de François Fillon expliquant que la question des carrières longues, qui constituait un des acquis obtenu par la CFDT en mai 2003, serait réexaminée. 

Il y a enfin l'augmentation de 140% du salaire du chef de l'Etat, qui a fait tache dans ce contexte.
Face à cela, le gouvernement a hésité entre deux attitudes: passer en force, avec des dates-butoir, ou négocier. Or, une fois que la machine de la grève est lancée, il faut du concret, alors que le flou alimente la dynamique des revendications des deux côtés: il suffit de voir les récentes déclarations de Patrick Devedjian évoquant la possibilité de "contre-manifestations"… Malgré la présence de Raymond Soubie, ce mouvement a été mal géré par le gouvernement, qui n'a pas trouvé les bonnes propositions pour le désamorcer.


Contrairement à 1995 et 2003, la direction de la CFDT s'est impliquée dans le mouvement, alors que, pour la CGT, Bernard Thibault a surpris en acceptant des négociations au niveau des entreprises la veille du début de la grève...


L'attitude de la CFDT est liée au fait que le gouvernement va trop vite, bouscule, ne prend pas soin de ses partenaires. Elle trouve que le calendrier de cette réforme n'est pas raisonnable et qu'elle manque de concertation: le chef de l'Etat reçoit, mais on a l'impression que l'intendance ne suit pas derrière. De plus, elle a perdu 100.000 adhérents après le mouvement de 2003 et ne veux pas essuyer de nouvelles pertes.

La CGT, elle, craint l'isolement et la surenchère. L'annonce de Bernard Thibault était symbolique, puisque la grève était déjà lancée. Il savait que la négociation globale n'était pas possible et que le rapport de force était défavorable, et ne voulait pas que la CGT apparaisse une nouvelle fois comme négative, nihiliste, alors qu'elle signe beaucoup d'accords dans les entreprises.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Analyses
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 novembre 2007
Grève : des syndicats acceptent de négocier mercredi 

Source : Challenges.fr | 19.11.2007 | 11:48

Le mouvement contre la réforme des régimes spéciaux entre dans son 6e jour. Le trafic reste perturbé à la SNCF et à la RATP.

T
rois syndicats de la RATP et six de la SNCF ont accepté de participer aux négociations sur la réforme des régimes de retraite prévues mercredi. Il s'agit de la CGT, Unsa et FO (majoritaires) à la RATP et de CGT, Sud, Unsa, CFTC, CGC, et FO à la SNCF. Ces derniers ont tout de même appelé à poursuivre le 6e jour de grève lundi 19 novembre. 

Le président de la RATP, Pierre Mongin, "vient de faire de nouvelles propositions validées par le gouvernement, au travers d'un courrier en date du 17 novembre à l'ensemble des organisations syndicales afin d'ouvrir des négociations". “Nos organisations syndicales sont disponibles pour la tenue d'une première réunion tripartite dès le 21 novembre 2007 (mercredi) afin d'aborder l'ensemble des revendications“. 

La grève contre les régimes spéciaux a commencé mardi dernier, et le trafic, à la SNCF comme à la RATP, reste perturbé lundi. La Régie prévoit environ "un métro sur quatre et un bus sur deux", et "très peu" de RER, soit un trafic "un peu mieux" que dimanche. 

Concernant le taux de grévistes, il est de 26,2% à la mi-journée à la SNCF.

Bertrand demande une reprise du travail

Côté gouvernement, le ministre du Travail Xavier Bertrand assouplit légèrement sa position en conditionnant la présence d'un représentant de l'Etat aux négociations prévues mercredi à la SNCF à l'existence d'une "dynamique de reprise du travail". 

Il est revenu sur la décision des fédérations de cheminots de participer à la table ronde tout en continuant le mouvement: "C'est un premier pas. Les usagers attendent davantage encore (...): que la dynamique de reprise du travail commence dès demain." 

Une vision que partage Anne-Marie Idrac, présidente de la SNCF: "tout jour de galère est un jour de trop“. "On connaîtra des améliorations substantielles", avec 300 TGV, un TER sur deux en moyenne, et au moins un tiers des trains en Ile-de-France, a-t-elle affirmé sur France Inter dimanche. 

Xavier Bertrand a noté que "le travail a repris à EDF-GDF" et que plusieurs syndicats de la RATP sont "sortis du conflit".

"Il y a une légitimité populaire à cette réforme"

Enfin, il a réitéré la nécessité de cette réforme. Il n'est "pas question de renoncer" à la réforme "incontournable" des régimes spéciaux. "Il y a une légitimité populaire à cette réforme", a-t-il lancé, rappelant que Nicolas Sarkozy avait "joué carte sur table" lors de la campagne présidentielle. 

"Nous entrons dans une phase décisive d'ici mercredi soir. Je fais confiance au dialogue social", a souligné le ministre, souhaitant la fin de la grève "le plus tôt possible". 

Le ministre s'est rendu à l'Elysée pour une réunion avec le président Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon. 


Par ailleurs, le porte-parole de l'Unsa-Cheminots Daniel Laplui, a "catégoriquement démenti" dimanche soir une "quelconque volonté de l'Unsa-Cheminots d'appeler à la suspension du mouvement, au contraire". 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 19 novembre 2007
Pour les syndicats FO et Unsa, "rien de nouveau"
 

Par
AFP , le 17/11/2007
 

La
SNCF avait l'espoir de faire avancer les négociations en envoyant hier soir, vendredi, un document de méthode aux syndicats. Peine perdue!
Deux syndicats de cheminots, Unsa et FO, ont indiqué samedi qu'il n'y avait "rien de nouveau" dans le document de méthode que leur a remis vendredi soir la SNCF, réitérant leur appel à poursuivre le mouvement.

Dans l'espoir "d'accélérer la sortie du conflit", la SNCF a envoyé vendredi soir aux organisations syndicales un document proposant l'ouverture dès mercredi de négociations sur le régime spécial de retraite, sous forme de huit tables-rondes en présence d'un représentant de l'Etat.

"Il n'y a rien de nouveau, pas d'avancée", a réagi samedi sur France Inter Jean-Daniel Bigarne, secrétaire général de l'Unsa-Cheminots, troisième syndicat de la SNCF.

"Il n'y a absolument aucun geste
par rapport aux courriers que nous avions eu soit de la direction des ressources humaines soit de la présidente (Anne-Marie Idrac), courriers qui n'avaient pas empêché le mouvement", a-t-il ajouté.

"Ce matin, nous allons contacter le ministère du travail pour exprimer notre désapprobation et demander que ce document fasse l'objet de modifications substantielles de façon à ce qu'on puisse lever l'action de grève", a-t-il poursuivi
.

"A partir du moment où il n'y a pas d'avancée significative, nous préconisons la reconduite (du mouvement) dans les assemblées générales et au bout du bout ce sont toujours les cheminots qui décident", a conclu le responsable syndical.

Pour Eric Falempin, secrétaire général de FO-Cheminots, sixième organisation syndicale de la SNCF, qui dénonce "une provocation", "il n'y a rien de plus et on s'attendait forcément à bien autre chose pour enfin pouvoir discuter sereinement de la réforme des retraites".

"C'est une tentative de communication pour dire +on continue de faire des propositions aux organisations syndicales+ alors que rien n'évolue de la part de la direction et (...) de la part du gouvernement, car je n'ose croire qu'il n'y a pas eu un minimum de consultations sur ce sujet", a-t-il affirmé à l'AFP.

"La réaction des assemblées générales va être catastrophique"
, a prédit le responsable syndical, ajoutant que "les trois-quart des assemblées générales avaient reconduit le mouvement jusqu'à lundi", celles du week-end étant plutôt "des rassemblements d'information".
 
Par AFP , le 17/11/2007
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 16 novembre 2007

Pour les grèves solidaires 

Par plus de 200 signataires dont Etienne Balibar, professeur émérite à l’université Paris-X ; Françoise Balibar, professeur émérite à Paris-VII ; Daniel Bensaïd, professeur de philosophie à Paris-VIII ; Luc Boltanski, directeur d’études à l’EHESS ; Dominique Cabrera,cinéaste ; Alex Callinicos, professeur d’études européennes, King’s College, Londres ;Michel Onfray, philosophe, université populaire de Caen ; Roland Pfefferkorn, professeur de sociologie, université Marc-Bloch-Strasbourg-II ;lavoj Zizek, chercheur à l’International Center for Humanities, université de Londres. 


Voir l’ensemble des signatures sur Libération.fr


Source : QUOTIDIEN : vendredi 16 novembre 2007

Les grèves de 1995, les mobilisations sociales de 2003, le non de 2005 au traité constitutionnel européen ont contribué à freiner en France la contre-réforme libérale qui l’a emporté partout en Europe. Aujourd’hui, Nicolas Sarkozy et son gouvernement veulent faire de la grève des cheminots et du mouvement dans les universités un test. S’ils parviennent à les briser, ils espèrent avoir les mains libres pour faire passer au pas de charge le train de réformes annoncé sur le droit du travail, sur le système de santé, sur la protection sociale. Ils engagent pour cela une bataille d’opinion visant à diviser et à opposer ceux qui se lèvent tôt à ceux qui sont supposés se prélasser sur le mol oreiller de l’assistanat, le secteur privé au secteur public, les méritants aux récalcitrants, les étudiants studieux aux insoumis.

C’est pourquoi l’offensive gouvernementale commence par la remise en cause des régimes dits spéciaux, présentés comme un privilège contraire à l’égalité, mais elle se poursuivra par l’augmentation pour toutes et tous de l’âge de la retraite, par la privatisation des services de santé et des assurances contre la maladie et la vieillesse, au détriment de la protection sociale par répartition.


Les cheminots ne luttent pas seulement pour défendre un droit à la retraite obtenu à la Libération en raison de la pénibilité de leur travail. Ils luttent aussi, comme les employés du métro, les postiers, les électriciens, les personnels de santé, les enseignants, pour défendre ce qui reste de service public contre la concurrence débridée de tous contre tous. La double défense de la solidarité sociale et des conditions de l’autonomie de chaque individu passe au contraire par un partage du temps de travail sans perte de salaire, par le maintien du droit d’accès à la retraite égal dans le privé et le public, tenant compte de la pénibilité du travail, par un retour aux 37,5 annuités pour tous.

En soutenant les mobilisations des salariés, la communauté universitaire ne fait pas seulement acte de solidarité. La loi mal nommée d’autonomie des universités ne les soustrait aux tutelles étatiques que pour mieux faire croître parallèlement l’arbitraire bureaucratique et féodal de présidents d’université imitant le management des entreprises privées, et la dépendance à l’égard des marchés. Elle amorce une logique de démantèlement de l’enseignement supérieur public, d’augmentation des droits d’inscription des étudiants, de fragmentation du corps enseignant, de subordination aux lois de la concurrence et aux caprices du marché du travail. Elle affaiblit le droit à l’étude et l’espace public d’éducation. Tels sont les enjeux de la bataille sociale engagée.

C’est pourquoi non seulement nous nous déclarons solidaires de la grève des cheminots et des universités en lutte, et manifesterons à leur côté, mais nous participerons à une mobilisation d’ensemble et à une convergence de ces luttes pour la journée de grèves du 20 novembre dans la fonction publique et au-delà.
© Libération

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Mobilisations
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Dimanche 11 novembre 2007
Bonjour,
 
C’est avec le plus grand plaisir que l’IUT Michel de Montaigne – Université de Bordeaux3, le département Carrières Sociales,  l’ISIAT (institut supérieur d’ingénieurs-animateurs territoriaux) et le Crajep Aquitaine vous invitent à participer au colloque :
 
40 ans d’animation professionnelle : Quel bilan ?
Formation, trajectoires de professionnels, défis actuels.
Colloque organisé les 3 & 4 décembre 2007
Amphi 1 – IUT Gradignan
« Dans le cadre du 40° anniversaire de l’IUT Michel de Montaigne »
 
Vous trouverez en pièces jointes une plaquette de présentation des programmes de l’ISIAT, une fiche pré-programme du colloque et une fiche d’inscription à nous retourner obligatoirement avant le 9 novembre afin de valider votre participation gracieuse au colloque.
 
Vous noterez qu’une participation financière est demandée pour assister à la soirée festive prévue le lundi. Cette participation, pour des questions d’organisation et de réservation, doit nous parvenir également au plus tard le 9 novembre sous forme de chèque adressé à l’agent comptable de bordeaux3
 
En espérant votre participation, veuillez accepter nos salutations les plus cordiales.
 
Luc Greffier
Maitre de conférences
Coordinateur du pôle carrières-sociales -ISIAT
Pièces jointes

Fichiers :
D_PLIANT_CS_ISIAT__2_.pdf D_PLIANT_CS_ISIAT__2_.pdf (268k) Consulter et sauvegarder dans l'ordinateur
Programme_pr_visionnel.doc Programme_pr_visionnel.doc (113k) Consulter et sauvegarder dans l'ordinateur
fiche_inscription_40ans.doc fiche_inscription_40ans.doc (82k)


Jean-Claude Gillet
Professeur émérite en Sciences de l'éducation
Université de Bordeaux 3 - IUT Michel de Montaigne, rue Naudet BP 204 - 33175 Gradignan cedex
tel bureau : 05 57 12 21 52 - fax 05 57 12 21 37
tel personnel : 08 72 40 35 86 - tel mobile : 06 79 01 05 61
Courriel :
gillet@iut.u-bordeaux3.fr
Site web : http:\jeanclaudegillet.free.fr - http://colloque.cs.free.fr
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Les Métiers de l'Education Populaire
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Samedi 10 novembre 2007

L’abandon des missions éducatives traditionnelles au profit de l’information, du conseil et du volontariat


Vous trouverez ci-joint l'état des débats lors de la discussion du mercredi 7 novembre à l'assemblée nationale du budget de la mission sport jeunesse et vie associative
Vous y trouverez notamment l'intervention d'Annick GIRARDIN et d'autres....les réponses de LAPORTE mais rien de BACHELOT!
 
J'ai laissé en noir surtout ce qui concernant la discussion sur le programme sport (largement prédominant) et j'ai mis différentes couleurs ailleurs pour favoriser une lecture rapide (29 pages)...

Mme Annick GIRARDIN est députée de St Pierre et Miquelon. Elle est CEPJ et à ce titre, elle est statutairement en position de détachement à l'Assemblée Nationale (comme l'était notre collègue Catherine PICARD, de 1997 à 2002) et membre du SEP !


Mme Annick Girardin – L’intitulé même de cette mission témoigne d’un glissement préoccupant des priorités, de la jeunesse et de la vie associative vers le sport, au détriment d’une bonne cohésion sociale.

Les crédits de paiement pour la jeunesse et la vie associative passent ainsi de 136 à 132 millions, ce qui réduira mécaniquement le nombre de structures aidées. Les associations apprécieront, qui voient déjà les exigences de l’État augmenter, sans que celui-ci, du reste, ne respecte même ses engagements contractuels !

En faisant de la protection des mineurs et de l’éducation populaire les grandes perdantes de ce budget, vous niez la place fondamentale de la vie associative et de l’éducation dans notre société. Certes, le développement de la vie associative est en légère hausse mais l’animation et l’encadrement sont en baisse. En outre, les aides aux associations reposent sur le seul volontariat, qui suppose la compensation des cotisations sociales, soit un effort budgétaire en forte augmentation. Et vous consacrez plus d’un million à la promotion du volontariat auprès des jeunes, comme s’ils ne s’y précipitaient pas assez nombreux…

En somme, ce projet illustre l’abandon des missions éducatives traditionnelles au profit de l’information, du conseil et du volontariat : virage fondamental que l’on ne saurait prendre au détour d’un budget, alors même que le lien social se délite peu à peu ! Pour réapprendre à vivre ensemble, il nous faut pourtant enseigner la citoyenneté à tous avec l’ensemble des professionnels reconnus, qu’ils viennent de l’État, des collectivités ou des associations. Au lieu de cela, l’État se désengage, précarise les associations, laisse les collectivités libres de leurs choix. Notre société perd ses repères, et vous la fragilisez davantage ! Nous sommes loin des promesses faites à l’automne 2005, peut-être parce qu’à l’époque, les banlieues flambaient et les élections approchaient.

La baisse des crédits touche jusqu’à la promotion du sport pour le plus grand nombre et la prévention par le sport, au seul profit, via une compensation d’exonération de charges, des entreprises de sport spectacle. Ce reniement flagrant des engagements du Président de la République est inacceptable : on promettait de consacrer 3 % du budget de l’État au sport, mais nous devrons nous contenter de 0,38 %, et encore cette part comprend-elle les 32 millions consacrés à la compensation susdite ! C’est rompre le nécessaire équilibre entre les différents secteurs de votre mission. Il est urgent de le rétablir ! (Applaudissements sur les bancs du groupe SRC et du groupe GDR) 



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Vendredi 9 novembre 2007
 
La Cour des comptes pointe les anomalies de la politique de la ville


Source
: LA GAZETTE 8/11/2007


La Cour des comptes dresse un bilan sévère de la politique de la ville menée depuis 2002, jugeant son efficacité "incertaine" en raison notamment de dispositifs trop lourds et complexes, dans un rapport rendu public le 7 novembre.

Dans ce rapport sur la "gestion des crédits d'intervention de l'Etat au titre de la politique de la ville", commandé par la commission des finances du Sénat, la Cour plaide pour la création d'un ministère d'Etat, au périmètre maintenu pendant dix ans pour "donner un cadre stable à cette politique et en évaluer les résultats". Dix-neuf ministres de la ville se sont succédé en 17 ans, rappelle-t-elle. 

Les magistrats critiquent l'empilement des dispositifs, qui pose un problème de "lisibilité" de la politique de la ville.
Ils pointent aussi "la multiplicité des instances et la complexité des processus de prise de décision", ainsi que "l'instabilité du contexte réglementaire et administratif".
Ils soulignent que le comité interministériel des villes (CIV), en charge de la politique de la ville présidé par le Premier ministre, ne s'est pas réuni entre 2002 et 2005. En 2006, quelques mois après les émeutes dans les banlieues, il avait tenu une réunion.
Concernant les subventions aux associations de banlieues, la Cour déplore des procédures complexes et des paiements "tardifs qui affectent la qualité" de leur gestion.
Par ailleurs, "l'évaluation" de l'action des associations et "le contrôle" de l'emploi de leurs fonds "apparaissent lacunaires", insiste-t-elle.

Globalement, la Cour des comptes estime que "l'efficacité et l'efficience de la politique de la ville restent incertaines". "Les zones urbaines sensibles n'ont pas rattrapé leur retard" sur les autres quartiers, malgré l'augmentation "significative" des moyens dédiés par l'Etat à cette politique (+ 15% entre 2003 et 2005), fait-elle valoir.
Les crédits d'Etat, hors ceux affectés à la rénovation urbaine, représentent plus de 4 milliards d'euros.
Dans un rapport présenté en 2002, les magistrats avaient déjà jugé sévèrement la politique en faveur des banlieues.

Pour aller plus loin, télécharger le rapport intégral de la Cour des Comptes sur la
"gestion des crédits d'intervention de l'Etat au titre de la politique de la ville"

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Politiques publiques
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Commentaires

Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus