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28 septembre


La journée de réflexion 
au Conseil Régional PACA 
a été un grand succès

MERCI à TOUS

C'est un point de départ.

Cette réflexion va se poursuivre
sous d'autres formes
dans les mois qui viennent...


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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Vendredi 1 février 2008



"Animatrice, animateur : un métier en manque de reconnaissance"
 
Les actes du colloque du 28 septembre 2007, qui s'est déroulé à l'Hôtel de Région – Marseille sont disponibles.



Lire
les actes : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/colloque-de-marseille/Actes-du-colloque.pdf


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Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire) - Publié dans : Colloque du 28 septembre 2007
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Commentaires

 

L'EDUCATION POPULAIRE A ENCORE UN AVENIR!

 

Des cours du soir organisés avec les moyens du bord aux grands réseaux structurés, bien en vue, que de chemins parcourus...

L'éducation populaire, aujourd'hui c'est à la fois des références constantes et une institionnalisation conjuguée à une certaine marchandisation...

Ce grand mouvement qui se réclame de la transformation sociale saura t-il rester fidèles à ses principes fondateurs ou est-il voué à s'adapter à la logique libérale du chacun pour soi?

 

Des centaines d'associations, une coordination le CNAJEP ( Comité pour les Relations Nationales et Internationales des Associations de Jeunesse et d'Education Populaire.), une confédération (la Jeunesse au Plein Air) se réclament de l'Education populaire....

Même en évitant les doublons, on arrive sur le papier à plusieurs millions d'adhérents.

En poids économique et en poids politique, il s'agit là d'une force sur lequel il faut compter.

Quel lien existe t-il aujourd'hui entre ces organisations coordonnées mais indépendantes voire concurrentes et l'éducation populaire originelle?

Peu à vrai dire si ce n'est la filiation historique et parfois le discours politique prononcé à l'occasion des grands congrès!?

A côté de ces grands mouvements nationaux, de véritables associations interviennent au plus près du territoire sur le champ social comme mouvements de transformation sociale?

A l'intérieur même de ces géants que sont la Ligue de l'Enseignement, la Fédération Nationale Léo Lagrange ou l'UFCV, on trouve beaucoup de clients! Oh pardon! D'usagers de service mais aussi encore quelques noyaux de militants...

 

Mais au fait, c'est quoi l'Education populaire?

 

La plus claire et plus simple définition est fournie par l'USPAOC CGT dans son excellent « livre noir de l'animation »

     

    "L’éducation populaire est le développement des capacités de chacun à comprendre son environnement, à pouvoir s’y situer pour agir à le transformer."

     

     

Condorcet est sans contestation possible le premier concepteur moderne de l'éducation populaire, il précise d'ailleurs très clairement sa pensée dans son rapport présenté en avril 1792 et intitulé :« l'organisation générale de l'instruction publique » :

 

 « tant qu'il y aura des hommes qui n'obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d'une opinion étrangère, en vain, toutes les chaînes auraient été brisées en vain, ces opinions de commandes seraient d'utiles vérités ; le genre humain n'en resterait pas moins partagé entre deux classes : celle des hommes qui raisonnent, et celle des hommes qui croient. Celle des maîtres et celle des esclaves ».

 

Toutes celles et tous ceux qui aujourd'hui qui s'inscrivent dans l'accompagnement pour la construction de la cohésion sociale, c'est à dire l'acceptation de la société telle qu'elle est devrait lire et relire Condorcet.

Pour les républicains qui comme Jean Macé poursuivront la réflexion et le combat de Condorcet il s'agit de permettre au peuple d'accéder aux savoirs, à la connaissance pour devenir pleinement un acteur dans le cadre de la construction de la république.

Jean Macé a voulu améliorer l'instruction en France, la rendre accessible à tous. Il va ainsi fonder le 15 novembre 1866 la Ligue de l'Enseignement, mouvement qui se développera sur tout de territoire sur une orientation démocratique... La Ligue va agir pour la fondation d'une école publique gratuite et laïque et pour une éducation complémentaire dans le cadre de cours du soir, de bibliothèques .

Au même moment, le mouvement ouvrier français commence à s'interesser à l'éducation populaire en mettant en place des bibliothèques et des universités populaires.

pour Fernand Pelloutier l'éducation est un prélude à la révolution « ce qui manquait à l'ouvrier, c'est la science de son malheur », il faut « instruire pour révolter ».

L'Eglise ne restera pas inactive, il lui faudra elle aussi se préoccuper de l'éducation permanente, non dans un souci démocratique mais pour que les familles restent chrétiennes et que l'enfant, homme en devenir suive sur le bon chemin.

En 1899, Marc Sangnier constitue le Sillon, mouvement d'éducation populaire qui doit en regroupant la jeunesse ouvrière et des fils de notables reconcilier l'Eglise et la République..

Il va ainsi fonder des patronages catholiques et des instituts populaires. La hiérarchie catholique intéressée par l'initiative va très vite s'inquiéter notamment au moment du vote de la loi du 9 décembre 1905 quand de nombreus sillonnistes vont se prononcer en faveur de la loi de séparation des églises et de l'Etat.

L'éducation populaire et ses trois branches, républicaine, ouvrière et chrétienne va se développer au début du 19ème siècle en créant des patronages, des colonies de vacances et en formant ses cadres formatés au service de l'objectif propre à chaque mouvement.

L'éducation populaire va prendre son essor durant le front populaire avec le développement du cinéma, du théâtre et des auberges de jeunesse .

Les associations laïques d'éducation populaire agissent de concert et en lien avec le mouvement ouvrier, c'est ainsi que les CEMEA , centres d'entraînement aux méthodes actives vont être fondés en 1937-1938 et que les Francs et Franches camarades vont à leur tour voir le jour en 1944 à la libération.

Les Eclaireurs de France, la CGT, le Syndicat national des instituteurs et la CGT vont oeuvrer ensemble pour qu'émergent de nouvelles associations complémentaires à celles existantes, intervenant dans un nouveau champ pour développer l'éducation populaire.

La guerre froide et surtout la scission de la CGT en 1947 vont modifier la donne avec d'un côté un mouvement d'éducation populaire laïque et de l'autre un mouvement proche du parti communiste français qui va se préoccuper de toute la vie sociale et prendre la forme de nouvelles associations ou d'anciennes rénovées mais toutes très liées politiquement voire organisationnellement au parti.

Les femmes vont être aux femmes françaises, les anciens à l'Union des vieux de France, les enfants aux pionniers, les locataires à la Confédération nationale du logement.

La SFIO, section française de l'internationale ouvrière, bien implantée dans le Nord et le Pas de Calais ne restera pas à côté de la route, elle va fonder au début des années 50 la Fédération Léo Lagrange.

Aux laïques l'éducation laïque et républicaine, aux communistes l'éducation prolétarienne, mais pour tous un mouvement de transformation sociale visant à rendre l'homme et la femme acteurs de son présent et de son devenir.

Les associations enfance jeunesse ont toujours revendiqué l'accès de tous les enfants à des structures éducatives ludiques complémentaires à l'école.

Il s'agissait à la fois de convaincre les pouvoirs publics et à la fois d'agir sur le terrain. Des milliers de normaliens et de jeunes instituteurs, militants aux Francs et Franches Camarades et aux CEMEA ont durant leurs congés courts et longs pris en charge des groupes d'enfants et se sont par ailleurs bien souvent investis dans l'école moderne avec le même objectif : agir pour une éducation active permettant d'aider les enfants à devenir demain des adultes pleinement prêts à participer à la vie de la cité....

Les associations dans leur diversité avaient le vent en poupe, c'était le temps des militants...

Avec la fin des trente glorieuses, a sonné l'heure de la déstruction des EN (Ecoles normales) d'instituteurs et du démantèlement de l'Education nationale.

Tous les normaliens et toutes les normaliennes devaient durant leur formation professionnelle suivre une formation d'animateurs avec les CEMEA et les mouvements laïques de jeunesse étaient très présents.. La suppression de ces EN a été durement ressentie par les mouvements d'éducation populaire, perdant là un vivier de militants.

La conquête de nombreuses municipalités par la gauche en 1977 et la victoire de Mitterrand en 1981 ont renforcé le poids économique des grandes associations pouvant disposer de subventions un peu plus substantielles et aussi « décapité » des directions perdant des militants devenus des élus ou des conseillers.

Au lieu de faire face, de reconstituer des équipes militantes, de privilégier le terrain, les grandes fédérations se sont engoufrées dans le marché de la formation et du conseil, surfant sur la professionnalisation de l'animation et ses conséquences... Les pouvoirs publics et les institutions se sont adressés aux grands spécialistes

C'était le temps du développement, avec l'achat de locaux, le recrutement de techniciens, la recherche de nouveaux marchés et même la concurrence entre les associations elles-mêmes...

Certains résultats positifs sont à porter au crédit des associations comme en 1998 le contrat éducatif local et le contrat temps libres, dispostifs aidant les collectivités à développer une politique temps libres d'accès d'un maximupm d'enfants aux structures de loisirs, le tout en cohérence avec l'autre partenaire éducatif qu'est l'école...

Malheureusement, l'arrivée de la droite au pouvoir a sonné le glas des poltiques d'investissement dans le temps libre des enfants, la jeunesse et sports et la CNAF voient leurs crédits alloués ou leurs assiettes budgétaires fondre comme neige au soleil... Les grandes fédérations faisant face aux difficultés inhérentes aux baisses drastiques de subventions ont privilégié la recherche de marchés et commencé à freiner leurs dépenses, n'hésitant pas à licencier du personnel.

Les grandes associations d'éducation populaires ne risquent elles pas de disparaître avec l'asphyxie financière ou à changer de nature devenant de grandes machines technocratiques?

Ces deux dangers sont présents, certes mais rien n'est joué :

- D'un côté des militantes et militants agissent pour qu'une autre voie celle de la mobilisation et du retour aux sources prévalent et de l'autre de nombreuses véritables associations d'éducation populaire locales et nationales se sont crées et développées....

- Les syndicats de salariés, du SEP UNSA ( le Syndicat Education Populaire), d'EPA – FSU (Education Pluralisme Autogestion), très représentatifs à Jeunesse et Sports et en début d'implantation dans le secteur de l'animation à l'USPAOC CGT sont très attachés à la défense de l'éducation populaire et aux valeurs portées par ce mouvement historique;

- Attac, Droit au logement, l'UFAL et tout le réseau RESF constituent de réels mouvements d'éducation populaire inscrivant leur action dans une démarche de transformation sociale.

Jean-François CHALOT

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Commentaire n°1 posté par Michel Bouet le 09/03/2008 à 17h53

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