Jeudi 15 mai 2008
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Une fronde massive à l'horizon du 22 mai
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Crédit Photo : TF1/LCI
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. Les syndicats d'Air France et un syndicat de la SNCF, la Fgaac, ont décidé de se joindre à l'appel à la grève.
. Les sept autres syndicats de cheminots devraient se déterminer ce
jeudi.
- le 15/05/2008 - 07h52 LCI.fr
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Le gouvernement reste inflexible sur l'augmentation progressive d'ici 2012 de la
durée de cotisation à 41 ans pour une retraite à taux plein. Le bras de fer dans la rue semble inévitable : le 29 avril, cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) avaient déjà décidé de faire
du 22 mai prochain une "journée nationale interprofessionnelle d'action et de manifestations pour la défense de
la retraite solidaire". Le lendemain, l'union syndicale Solidaires (Sud), l'Unsa (autonomes) et la FSU, premier
syndicat de la Fonction publique d'Etat, avaient rejoint cet appel à la mobilisation unitaire.
Le mouvement à venir s'élargit désormais un peu plus puisque les
syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC d'Air France ont annoncé mercredi qu'ils se joignaient à cet appel à la grève. "A Air France, comme
dans toutes les entreprises françaises, on constate une augmentation importante de la pénibilité. (...) La date de départ à la retraite doit prendre en compte cette usure pour la corriger à
travers des dispositifs de départs anticipés et permettre ainsi un temps de retraite égal pour tous", affirment les syndicats. Appel
similaire à la Fgaac (autonomes), deuxième syndicat chez les conducteurs de la SNCF, qui "rejette en bloc les mesures
annoncées" concernant "l'allongement confirmé par le gouvernement de la durée de
cotisation portée à terme à 41 ans".
Le printemps sera-t-il chaud ?
Les sept autres syndicats de cheminots pourraient faire de même d'ici ce jeudi
soir. Ils ont déclenché en commun une "alarme sociale" sur ce sujet n'ayant
pas débouché sur un accord avec la direction, assurent qu'ils "travaillent ensemble" et devraient prendre une décision dans la journée, selon la CGT, première force
syndicale.
Alors que l'appel à la grève s'étend, Jean-Claude Mailly, le secrétaire général de
Force ouvrière, assure dans La Croix qu'il ne renonce pas à
"faire bouger" le gouvernement sur l'allongement de 40 à 41 ans de la durée de
cotisation pour une retraite à taux plein. Selon lui, une telle mesure reviendrait à "contraindre les salariés à partir avec une pension
amputée" alors que rester à 40 ans ne coûterait que quatre milliards d'euros d'ici 2020, ce qu'il juge "tout à fait finançable". Il souligne que son organisation a parallèlement établi une série de
"recettes possibles" qui rapporteraient 12 milliards d'euros par an. Il ne se
risque pas à prédire si le printemps sera chaud mais précise : "Ce que je sais par expérience, c'est que quand un mécontentement perdure,
il s'exprime toujours à un moment donné".
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