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La journée de réflexion 
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Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Réflexions - Colloques

Jeudi 10 janvier 2008

Des combats difficiles sont encore à venir.



Une analyse de Jean-claude GILLET

à retrouver sur :
http://jeanclaudegillet.free.fr/relations_difficiles.htm


Cet article était prévu dans un autre support. Mais il semble qu’il gênait… J’ai donc décidé de me le réapproprier et d’en faire un autre usage. J’encourage tous les lecteurs à le piller et à s’en faire l’écho dans leurs courriers, auprès de leurs collègues, sur les sites ou les blogs qu’ils connaissent ou qu’ils maîtrisent. Le réseau des animateurs professionnels va ainsi se renforcer par le débat dans le contexte politique actuel.



Les relations difficiles de l’éducation populaire
et de l’animation professionnelle
 

Le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative serait-il, comme d’aucuns le pensent encore, le ministère de référence de l’Education populaire ? Ou est-ce désormais une plaisanterie ? Ou bien une référence cachée sous le manteau ? Une réponse s’esquisse à la lecture de l’ouvrage de Michel Heluwaert, « Espérances contrariées, marginalités récupérées. Propos sur des utopies abandonnées… », paru en 2002 aux éditions l’Harmattan. Le titre est déjà en soi un programme sur le naufrage de ce Ministère et le passage de Marie-Georges Buffet ne semble rien avoir changé, elle qui, aux yeux de l’opinion publique, paraît avoir laissé surtout un souvenir à propos de la lutte anti-dopage dans le champ du sport (ce qui est en soi déjà une belle victoire) et peu marqué la politique de rénovation du Ministère sur laquelle nous reviendrons. Donc, cet ancien inspecteur de la jeunesse et des sports montre comment certains mécanismes institutionnels ont dénaturé peu à peu l'espoir initial, réincarné notamment par les militants issus de la Résistance et de la Libération.
Nous allons tenter de répondre à ces questions en centrant notre réflexion sur les champs de l’éducation populaire de l’animation professionnelle et des diplômes y afférant.
…/…


 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Vendredi 11 janvier 2008

Une triple régression
 

par Jean-Yves Boulin 

sociologue au CNRS, chercheur à l’Irises, université
Paris-Dauphine, vice président de Tempo Territorial.


Source : Libération QUOTIDIEN :  Rebonds du vendredi 11 janvier 2008

Les projets gouvernementaux sur le temps de travail manifestent une triple régression. 


Régression au regard de l’histoire,
puisqu’on nous ressert un remake de 1938, lorsque le gouvernement Daladier, tout en conservant les 40 heures hebdomadaires comme durée légale, autorisa l’utilisation extensive des heures supplémentaires, ouvrant ainsi la possibilité de travailler 50 heures par semaine. Il faudra attendre près de quarante ans pour voir les 40 heures devenir une réalité tangible pour les salariés. Durant ce laps de temps, la plupart des autres pays européens avaient, via la négociation collective, abaissé la durée conventionnelle à 40 heures, voire moins. Ainsi va le progrès social dans notre pays, où l’Etat, à l’occasion de changements politiques, procède par à-coups progressifs dictés plus par des rancœurs idéologiques que par une analyse sérieuse de la réalité.


Régression économique et sociale, dans la mesure où l’orientation prise par le gouvernement ne peut être que contre-productive au regard du chômage. On sait que le mal français réside dans son faible taux d’emploi, singulièrement chez les jeunes, les plus de 55 ans et les femmes. Ce n’est pas en augmentant la durée du travail de ceux qui sont déjà en emploi que l’on résoudra le problème du chômage, mais en mettant en œuvre une politique active du marché du travail qui permette de redonner des opportunités d’emploi aux chômeurs, aux RMistes et autres précaires vivant de petits boulots. S’il est des gens pour demander à travailler plus pour gagner plus, ce sont bien ces catégories ainsi que les salariés à temps partiel, qui sont proportionnellement plus nombreux à le demander que les salariés à temps plein.
Plutôt que de caricaturer à l’envie l’approche du partage du travail, nos gouvernants, qui vont chercher au Danemark des recettes de flexibilisation du marché du travail, seraient bien inspirés d’observer la façon dont ce pays est parvenu à faire passer son taux de chômage de plus de 12 % en 1990 à 3,9 % en 2006 contre 9,4 % en France (source OCDE). L’exemple de ce pays montre qu’une politique active de l’emploi se doit d’être solidaire (réduction du temps de travail et introduction de congés longs avec rotation de l’emploi), ciblée (des actions spécifiques ont d’abord visé l’emploi des jeunes puis celui des seniors) et fondée sur des engagements mutuels : l’absence d’obstacles au licenciement y est associée à un engagement implicite vis-à-vis du licencié tant de la part de l’entreprise (40 % des salariés licenciés sont réembauchés par leur entreprise) que de la collectivité (indemnisation élevée du chômage qui, de plus, est plafonnée ; politique active de formation et d’aide à la recherche d’emploi). Une conséquence probable du blanc-seing donné aux entreprises pour «s’exonérer» des 35 heures ou de toute référence légale du temps de travail sera le creusement des inégalités sociales : entre ceux qui sont aux 35 heures et ceux qui ne le sont pas - 40 % des salariés du privé qui n’ont ni RTT ni CET (compte épargne temps) à monétiser -, entre ceux qui ont un emploi et ceux qui n’en ont pas, entre les salariés à temps plein visés par les mesures relatives aux heures supplémentaires et les salariés à temps partiel qui en sont exclus, entre ceux qui font des heures supplémentaires et peuvent ainsi «gagner plus» et ceux qui n’en font pas. Car l’on sait bien que les entreprises sont demandeuses d’heures supplémentaires avant tout auprès des travailleurs qualifiés et hautement qualifiés. 

Ajoutons que l’incitation à faire des heures supplémentaires constituera un obstacle à l’augmentation générale des salaires : en laissant croire que chacun peut décider de «travailler plus pour gagner plus», à quoi bon négocier les salaires dans les branches ou les entreprises ? Par ailleurs, en favorisant une culture des horaires longs, l’actuel gouvernement tourne le dos à sa volonté de repousser l’âge légal de départ à la retraite. L’on sait en effet que ceux qui ont connu les conditions de travail les plus pénibles, notamment en termes d’horaires, souhaitent quitter le marché du travail de façon précoce. Demander aux individus de demeurer plus longtemps sur le marché du travail, ce qui se conçoit dans une société dans laquelle l’espérance de vie en bonne santé s’accroît, suppose que ceux-ci aient bénéficié de conditions de travail «soutenables», d’une politique active de formation et qu’ils ne parviennent pas épuisés au seuil de leurs 60 ans

De plus, les horaires longs sont un obstacle à la conciliation entre la vie professionnelle et la vie familiale et vont ainsi à l’encontre de l’égalité entre les genres. En effet, ce sont surtout les hommes qui pratiquent les horaires longs, obérant de ce fait leur participation à l’accomplissement des tâches éducatives et domestiques. La présence d’enfants dans le foyer incite les femmes, et parmi elles les femmes les moins qualifiées, à se retirer du marché du travail. Inégalités de genre et inégalités sociales viendront alors se cumuler.


Régression culturelle enfin, car ces projets sont focalisés sur la seule durée hebdomadaire du temps de travail, manifestant ainsi un retour à une conception fordiste, quantitative et monétisée du temps de travail (le temps comme mesure du travail). Cette démarche ignore tout des mutations intervenues dans les rapports que les individus entretiennent avec le travail. La valeur travail ne s’est pas diluée dans les 35 heures, mais l’identité de l’individu ne se constitue plus aujourd’hui par la seule activité de travail, mais au croisement de celle-ci avec les autres activités, familiales, domestiques, de loisir, sociales, citoyennes et personnelles. C’est en s’appuyant sur les opportunités ouvertes par la formation continue, le CET ou le congé parental que l’on donnera aux citoyens la possibilité d’assurer les transitions entre ces différentes activités dont l’intensité varie tout au long de la vie. Une telle approche amène à repenser le contrat social qui lie l’individu à la société à partir d’une durée du travail envisagée sur l’ensemble de la vie et non plus sur la seule base hebdomadaire qui renvoie à une conception archaïque et non solidaire de la régulation du temps de travail, qui va à rebours d’une «politique de civilisation».


http://www.liberation.fr/rebonds/303123.FR.php
© Libération
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Mardi 15 janvier 2008
Le vrai bilan des 35 heures


Source : Libération

Nicolas Sarkozy a confirmé hier qu’il voulait aller «beaucoup plus loin» dans la réforme du temps de travail
sans en changer la durée légale. Ilrelance ainsi un débat douloureux à gauche. Petit tour des idées reçues.
 
Ajustement de discours. Hier, à l’occasion des vœux aux parlementaires, Nicolas Sarkozy a tenu à préciser qu’il n’était pas dans «l’intention du gouvernement de supprimer la durée légale du travail», mais d’aller «beaucoup plus loin dans la réforme des 35 heures». Bref, de poursuivre la politique de détricotage de la réduction du temps de travail (RTT), au nom du pouvoir d’achat et de la compétitivité. Tentative de bilan de la mesure phare du gouvernement Jospin que la droite n’a jamais cessé de combattre, et que la gauche a de plus en plus de mal à assumer.
 

1. Les 35 heures n’ont pas créé d’emplois
Faux. Pendant la campagne électorale de 1997, le PS promettait la création de 600000 à 800000 postes grâce aux lois Aubry. La réalité est probablement plus près de 350000 emplois entre 1998 et 2002. Ce chiffre arriverait presque même à faire consensus. Reste à savoir ce qui a permis ces créations de postes : Pour les économistes libéraux, ce n’est pas la baisse de 4 heures du temps de travail qui libère des postes. Ce sont la flexibilité accrue et les baisses de cotisations sociales sur les bas salaires qui sont à l’origine de cet effet emploi. D’autres considèrent que la baisse du temps de travail couplée à une croissance mondiale favorable à l’époque a encouragé les entreprises à créer des emplois.
 

2. Elles coûtent très cher à l’État
Vrai. En 2008, les allégements de charges liés aux 35 heures vont coûter 21,4 milliards d’euros au budget. Mais de fait, il faudrait plutôt parler d’allégements de charge qui s’appliquent aux bas salaires, dont un peu plus d’une moitié sont directement en lien avec la réduction du temps de travail. Des allégements dits «Fillon», puisque c’est l’actuel Premier Ministre qui a inventé le dispositif qui s’applique aux salaires entre 1 et 1,6 fois le SMIC. En 2007, ces allégements représentaient 20,6 milliards d’euros. Reste à savoir s’ils n’encouragent pas à un «tassement» des grilles salariales vers le bas. Au-delà de 1,6 SMIC, les entreprises paient davantage de charges. En 2008, l’Assemblée Nationale a décidé de se pencher sur le problème et de réaliser une réelle évaluation de ces allégements.
 

3. Elles nous ont rendus paresseux
Faux. Non seulement les Français ne sont pas les plus flemmards de la classe européenne, mais si l’on en croit Eurostat, l’organisme de statistique de la Commission, ils travaillent autant voire plus que leurs voisins. Avec 35,9 heures travaillées par semaine (tout emploi confondu), les Français sont au turbin un peu plus longtemps que les Anglais (35,7 heures), que les Allemands (35,8 heures) et beaucoup plus que les Bataves (34,5) ou que les Suédois (34,5). Pourtant la France est bien le pays dans lequel un salarié à temps complet travaille le moins en Europe. Contradiction ? Non, car c’est la part du temps partiel dans l’emploi total qui fait toute la différence. Or en la matière et notamment grâce aux 35 heures, la part du temps partiel notamment chez les femmes est beaucoup plus faible en France (17 %) qu’au Royaume-Uni (25,5 %), en Allemagne (26,3 %) et bien sûr aux Pays-Bas (46,9 %) le champion européen.
 

4. Elles ont fait baisser la productivité
Faux. Le salarié français a toujours affiché une bonne productivité (nombre d’unités produites par heure de travail). Mais la mise en place des RTT dans les entreprises françaises, loin de semer le chaos, a encore amélioré cette performance. Lisons la prose de l’INSEE, dans sa dernière livraison sur «l’évolution des salaires en France en 2007» : «La mise en œuvre de la réduction du temps de travail s’est accompagnée des modifications dans l’organisation du travail visant une meilleure productivité». Résultat, la productivité horaire du salarié français était en 2004 de 16,5 % supérieure à la moyenne de l’Europe des 15, contre un écart déjà positif de 11 % en 1996.
 

5. Elles ont fait stagner les salaires
Vrai. Au cours de la période 2000-2005, les salaires du secteur privé ont augmenté péniblement de 0,5 % par an, alors que la croissance annuelle moyenne du PIB s’est élevée à 1,6 %. Entre 2001 et 2003, le taux de croissance du salaire net moyen a même baissé, avant de repartir légèrement à la hausse à partir de 2004. Deux effets se sont conjugués. Un : les accords de modération salariale qui ont accompagné de nombreux accords de réduction du temps de travail dans les entreprises. Deux : la remontée du chômage à partir de 2001 qui a, elle aussi, pesé sur les salaires.
 

6. Elles ont semé la zizanie à l’hôpital
Vrai. Aujourd’hui, ce sont près de 23 millions d’heures supplémentaires impayées et de 3,5 millions de jours de congés stockés dans des comptes épargne temps qui se sont accumulés dans le secteur hospitalier. Cela, en dépit des milliers d’emplois créés dans les secteurs médicaux et para-médicaux grâce à la RTT. La Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a programmé des rencontres avec les syndicats pour désamorcer des mouvements de grève qui s’annoncent. Mais la situation catastrophique de l’hôpital ne date pas de 2002. Les 35 heures n’ont fait que radicaliser le problème des recrutements dans certaines professions, comme les infirmières. Toutes les créations d’emploi promises n’ont pu être tenues faute de candidats et, dans certains cas, de financement.
 

7. Elles ne sont pas applicables dans les PME
Faux. Jusqu’ici les PME ne se plaignaient pas trop. D’abord, elles avaient obtenu un délai de 2 ans avant de choisir d’appliquer la RTT et bénéficiaient des allégements de charges sur les bas salaires. Surtout, pour celles qui baissaient le temps de travail, les heures supplémentaires entre la 35e et la 39e heures étaient majorées de 10 %, contre 25 % pour une heure sup normale. Sauf que depuis le mois d’août dernier, la première heure sup est facturée à 25%, par la loi TEPA (Travail, Emploi, Pouvoir d’Achat), voulue par Nicolas Sarkozy. Résultat, c’est aujourd’hui que les PME montent au créneau pour dénoncer ce renchérissement du coût des heures sup.


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Mardi 29 janvier 2008

 

 Rencontre « Langue française, langue de l’autre »



XIIIe Semaine de la langue française 
14-24 mars 2008
 

Université Lumière-Lyon 2 
5 av. Pierre-Mendès-France à Bron
 mardi 5 février 2008



Prendre connaissance du programme
:
http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Colloques-divers/Programme-journ--e-r--gionale-SLF.pdf 

Pour vous inscrire : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/Colloques-divers/bons-inscriptions_5f--v2008.doc

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Mardi 20 mai 2008


L'impact des nouveaux médias sur la jeunesse
 

Dans l’école de Jules Ferry, les élèves suivaient un enseignement littéraire qui correspondait à la place du livre dans la société de la fin du XIXe siècle. Plus d’un siècle après, alors que la radio, puis la télévision et enfin Internet sont venus concurrencer, puis dépasser le livre et les journaux comme sources privilégiées d’information et de communication, l’enseignement est resté fondé sur l’analyse de texte et l’interprétation littéraire. Sage inspiration ou une inertie dangereuse ?


Sans idéologie mais parce que les études démontrent que l’école est de moins en moins une référence centrale pour les élèves, il me semble qu’il faut alerter l’Éducation nationale sur l’urgence de la situation. Comme l’ont souligné deux professeurs américains, « chaque mois, 2,7 milliards de recherche sont lancées sur google ? Or, à qui posait-on ces questions avant google ? »



Colloques, expositions, manifestations
 
Participez aux travaux du sénateur David Assouline.
 

En savoir plus

( http://blogs.senat.fr/mediasjeunesse/ )

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