Bernard HERVY « Réussir le BP Animation sociale et son rapport final »
Note de lecture
Bernard HERVY, ex chargé de mission en 2003-2004 d?Hubert FALCO, secrétaire d'Etat aux personnes âgés dans le gouvernement Raffarin, Président du Groupe des Animateurs en Gérontologie publie un ouvrage « Réussir le BP Animation sociale et son rapport final ».
Ce livre ambitionne de donner des conseils aux futurs stagiaires du BPJEPS Animation sociale. Pourquoi pas ? Le problème est le suivant : ses conseils pris au pied de la lettre risquent de se retourner contre les stagiaires eux-mêmes.
En effet même s'il s'en défend, et s'il essaie de prendre quelques précautions, Bernard HERVY propose un modèle de « rapport final » et risque d'induire en erreur les candidats qui souhaiteraient suivre cette formation.
D'abord, le livre ne se réfère qu'à des expériences avec un public de personnes âgées alors que le BPJEPS Animation sociale s'adresse à différents publics et différentes situations. (...)
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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L'animateur social, un travailleur social décalé ?
Source : ASH - Michel Paquet
Avec la construction d'une filière de diplômes de l'animation sociale, l'animateur entre de plain-pied dans le champ de l'action sociale. Sa place reste néanmoins très spécifique.
Porteur d'une culture de la citoyenneté issue de l'éducation populaire, il vient compléter l'action des travailleurs sociaux historiques en effectuant un pas de coté.
Lire l'article : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/54/74/48/ASH/ASH-n--2542.pdf
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Dérives sectaires : un nouveau guide pratique pour les
collectivités
La mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) publie le 24 juin un guide intitulé «Les collectivités
territoriales face aux dérives sectaires» (1) en collaboration avec l’association des maires de France (AMF).
Formation, protection des mineurs, prise en charge de publics vulnérables représentent autant de cibles pour les organisations sectaires. «Les collectivités locales s’apparentent à une terre de
mission pour ces mouvements car elles disposent de moyens financiers conséquents pour faire face à des attributions aujourd’hui considérables», explique Jean-Michel Roulet, président de la
Miviludes.
La santé, des témoignages toujours préoccupants
En matière de communication de documents administratifs, les auteurs du guide appellent à la vigilance, notamment dans le champ de la psychiatrie. Cette discipline fait en effet l’objet depuis
plusieurs années d’attaques en règle par l’Eglise de la Scientologie.
Le guide relève par exemple que «l’association filiale de la Scientologie, la Commission des citoyens pour les droits de l’homme (…) sollicite la communication des registres des visites
d’internements psychiatriques, le règlement intérieur des centres hospitaliers spécialisés (CHS), les demandes d’habilitations préfectorales, le budget et les comptes financiers des
établissements. Dans ce domaine précis, le danger est de communiquer l’identité des personnels et des patients des CHS, qui se trouvent ainsi fragilisés». Si ces données sont couvertes par le
secret médical et donc non communicables, «les scientologues, explique Jean-Michel Roulet, réussissent parfois à les obtenir, en faisant signer les demandes par les médecins par exemple. Ils vont
ensuite voir les patients ou leurs familles pour tenter de les éloigner de la psychiatrie. Rappelez-vous qu’à New York, des membres de l’Eglise de Scientologie écartaient les psychologues
intervenant auprès des victimes après les attentats du 11 septembre 2001».
D’autre part, si la loi du 4 mars 2002, dite loi Kouchner, permet à la personne malade de refuser des soins, il
importe là encore de s’assurer que les patients ne sont pas sous l’emprise d’un mouvement sectaire. «Des refus de transfusions sanguine sont encore souvent dictés par des pressions exercées par
des militants prosélytes qui font le siège des chambres des patients», poursuit le président de la Miviludes.
Conseils et exemple jurisprudentiels
Ce guide recense de nombreuses jurisprudences afin d’alerter les lecteurs sur les erreurs à ne pas commettre : aucune décision officielle de refus ne devra par exemple être motivé par
l’appartenance à une secte dans la mesure où la liberté de croyance amènera quasi systématiquement le juge à rejeter cet argument.
En revanche, repousser une demande d’adoption en mettant en avant le risque que fait courir à un enfant une famille qui affiche clairement son opposition à une transfusion sanguine sera jugé
recevable. Conseils pratiques «pour tester le comportement d’un groupe qui inquiète» ou pour effectuer un signalement complètent cet outil précieux pour tenter de mettre un terme à des
agissements sectaires de plus en plus nombreux et diversifiés.
(1) Ce guide, tiré à 5.000 exemplaires, sera consultable sur le site www.miviludes.gouv.fr dès le 24 juin, et disponible au prix de
18 euros à la Documentation française.
Visionnez l’interview exclusive de Jean-Michel Roulet, président de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, sur les questions qui vous
concernent.
Comment définir une secte ?
Comment reconnaître une
secte ?
Quelles évolutions a connu le
mouvement sectaire ?
Pourquoi les collectivités
locales intéressent-elles les sectes ?
Comment protéger les personnes
vulnérables ?
Quels organismes peuvent aider
les collectivités au plan local ?
Les sectes ont-elles accès à
des fichiers patients ?
[ Hélène Delmotte et Jacques Paquier ]
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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