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28 septembre


La journée de réflexion 
au Conseil Régional PACA 
a été un grand succès

MERCI à TOUS

C'est un point de départ.

Cette réflexion va se poursuivre
sous d'autres formes
dans les mois qui viennent...


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Présentation

Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Actualités de l'Education Populaire

Vendredi 13 avril 2007

 

L'acteur n'a pas apprécié d'être enrôlé malgré lui par certains médias dans le camp de François Bayrou.
Politique et people, qui soutient qui ?
Par Robin RENUCCI
 
Source : Libération QUOTIDIEN : vendredi 13 avril 2007
 
 
Robin Renucci comédien, président de l'association des Rencontres internationales artistiques.
 
 
La campagne pour l'élection présidentielle s'achève. Chacun aura bientôt, en conscience, à choisir son (sa) candidat(e) dans les urnes. Il en va de la liberté républicaine et du droit de chaque citoyen de faire savoir auparavant, ou pas, s'il entend soutenir publiquement l'un ou l'autre. Réalisateur, acteur de théâtre et de cinéma, à ce titre modestement connu du public, j'ai choisi pour ma part de n'affirmer aucun engagement public.
Pour autant, j'ai accepté de dialoguer avec plusieurs candidat(e)s sur quelques thèmes pour lesquels, avec d'autres, nous militons depuis des années : les questions de l'art et de la culture dans l'éducation, de l'éducation populaire, de la transmission... Pour ce faire, j'ai répondu notamment à l'invitation de François Bayrou lors d'une rencontre publique au Sénat, en présence de nombreux professionnels de l'art, de la culture et des médias, comme j'ai accepté le dialogue avec Marie-George Buffet dans les colonnes de l'Humanité, ou encore avec de nombreux militants socialistes. Le débat fut parfois rugueux et, je l'espère, utile. Mais voilà...
Trois secondes sur une image télévisée ont suffi pour qu'aussitôt la rumeur enfle à vitesse d'Internet : «Robin Renucci soutient François Bayrou !» Récemment, plusieurs quotidiens (la Tribune , le Figaro) ont repris cette information.
Il n'y aurait rien de déshonorant à une telle attitude, mais il se trouve qu'elle est inexacte. Me voici enrôlé de force, par des médias peu soucieux de précision, dans la horde des «people», sans autre possibilité que d'essayer, à main nue, de freiner la rumeur. Tâche surhumaine !
En tirer au moins quelques réflexions...
D'abord, le plus grand respect pour ceux qui s'engagent véritablement, telle Ariane Mnouchkine et le beau texte qu'elle vient de livrer dans vos colonnes (1). Cet engagement-là, lucide, construit et déterminé, est le plus noble. Mais hors de ce comportement exemplaire, que faire ? Entre le silence prudent ­ trop prudent ­ et la libre parole exposée ­ trop exposée ­, quelle peut être la place d'un véritable dialogue républicain entre artistes et politiques ? N'aurions-nous, modestes saltimbanques, que le choix de nous cacher (l'artiste silencieux, mystérieux, hors du temps et du conflit politique, neutre dans l'adversité pour préserver la pureté de son art et ­ surtout ­ de son image) ou celui de l'allégeance (poser sur la photo, adhérer au comité, ajouter son nom à la liste...) ? Où et comment mener le débat public indispensable entre artistes et politiques, sans aussitôt se trouver enrôlé ? Les politiques ont-ils vraiment besoin de ces «comités» artistiques pour consolider leurs positions électorales ? Est-ce le rôle des artistes de contribuer à la vie politique de cette manière ? Qui soutient qui, en vérité, dans ce jeu de notoriétés supposées ? Les journalistes, enfin, ne trouvent-ils pas là un «angle» facile, amalgamant dans un fourre-tout «people» à la fois des comédiens, des académiciens, des auteurs, des sportifs, des chanteurs, des vedettes de télévision... qu'aucune idée commune sur le monde et sur l'art ne rassemble pourtant ?
Ainsi va notre monde médiatique. Incertain et approximatif. On rêve pourtant d'un vrai débat public, contradictoire, sur le rôle de l'art et de la culture dans notre société bouleversée, sur la place et la responsabilité de chacun. Bref, un débat républicain entre artistes et politiques. Pour la prochaine campagne, peut-être ? En attendant : aux urnes, citoyens !
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Vendredi 13 avril 2007

 

Et l'on n'y parle même plus ni de la Jeunesse ni, encore moins, de l'Education Populaire !!!

Tout au plus cette excellence qu'est l'actuel ministre, Jean-François LAMOUR, bretteur médaillé olympique qui aurait beaucoup gagné à le rester, avoue finalement le projet de Nicolas Sarkozy : réduire ce département ministériel à une ... agence ! Et qui plus est "à cheval" sur une interministérielle !

Vivement que le suffrage universel renvoie ces apprentis sorciers dans leurs foyers pour que Jean-François Lamour cesse de dépecer le ministère dont il avait la charge, au fil de son épée...

 

Sports : Un ministère à la mer

Source : L'Humanité

 

Omnisports . Ministère, secrétariat d’État ou délégation interministérielle ? Après la présidentielle, le mouvement sportif pourrait voir sa tutelle rétrécir comme peau de chagrin.

Quinze millions de licenciés, deux millions de bénévoles, 175 000 clubs, 71 % des Français de quinze ans et plus qui pratiquent un sport régulièrement ou occasionnellement. Et tous ces gens sans ministère pour les représenter. C’est ce qui pourrait arriver au lendemain du 6 mai en fonction de l’identité du nouveau président de la République. Par le passé, le Sport a oscillé entre un secrétariat d’État ou un ministère à part entière. Avec pour conséquence des budgets différents. Cette fois, le choix de l’organisation ministérielle aura un tout autre impact sur le mouvement sportif. Entre ministère et délégation interministérielle, l’implication de l’État pour le secteur ne sera pas le même : engagement ou désengagement.

Une inquiétude forte

Jean-François Lamour ne brigue pas sa succession. Mais l’actuel ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative (MJSVA) a son idée sur la question, qui rejoint celle du candidat Sarkozy. « Un ministère délégué au Sports, rattaché à la Santé, a du sens : celui du sport santé, de la prévention, de la lutte contre le dopage. D’autre part, en s’appuyant sur un gros ministère, on doit pouvoir atteindre une enveloppe représentant 3 % du budget de l’État. » Dans ce modèle, la Jeunesse et la Vie associative disparaissent. « Les rapprocher de l’Éducation nationale n’est pas bon. Il faudrait une agence, à cheval sur les services de Borloo (Emploi, Cohésion sociale et Logement), de Robien (Éducation nationale) et d’autres secteurs », conclut Jean-François Lamour.

Sur le terrain, en revanche, on craint cette possibilité. Jean-Pierre Quilgars, directeur administratif du club olympique multisport de Bagneux, coauteur de l’appel « Sauvons le sport » (voir ci-dessous) : « Ce n’est pas la première fois que l’on entend parler des Sports noyés dans un grand ministère de la Santé. Pour nous, c’est une inquiétude d’autant plus forte que l’on en a vu des signes avant-coureurs, comme la transformation du FNDS (Fonds national pour le développement du sport) en CNDS (Centre national...), avec des fonds à 80 % venant du privé. Il faut aussi voir l’Institut national du sport (INSEP), où le privé entre aujourd’hui. Cela augure mal de l’avenir. »

L’évolution du mouvement sportif tourne autour des futures missions que s’attribue l’État. Michel Fouquet, du Syndicat national des professeurs d’éducation physique et sportive (SNEP) estime que son désengagement est déjà réel : « Nous sommes pour un ministère qui considère que la formation des cadres, des entraîneurs, relève du service public. Or, ça a été largement délégué au privé, aux fédérations sportives. »

Une autre répartition des rôles ?

En écho, Jean-François Davoust (CGT) dévoile comment pourrait être régi le sport de demain : « La base de la richesse du mouvement sportif commence par le sport scolaire, que l’on détruit aujourd’hui, puis par le mouvement associatif. Tout cela devrait être structuré par le ministère des Sports. Mais celui-ci n’a plus les moyens d’exercer son pouvoir de contrôle. Il délègue donc de plus en plus ses missions au Comité national olympique. Les centres régionaux et départementaux olympiques se substituent de plus en plus aux directions régionales et départementales du ministère. »

Outre les fédérations, d’autres instances sont prêtes à prendre le relais de l’État : les collectivités locales. Dans sa dernière publication, l’association sports et territoire, qui regroupe des acteurs du monde sportif, propose une nouvelle répartition des rôles. À l’État le financement du mouvement sportif, par l’intermédiaire d’une délégation interministérielle, elle-même en charge de trouver des synergies entre toutes les parties prenantes de ce secteur. Aux collectivités locales le soin de gérer le sport au quotidien : aux régions la tutelle de nouveaux pôles sportifs de haut niveau. Aux départements le sport nature. À l’intercommunalité les équipements sportifs. Aux communes les relations avec les clubs locaux. Aux fédérations sportives des contrats de plan avec l’État pour développer leurs disciplines.

Ministère, délégation ou secrétariat d’État, le choix relève une vision de l’organisation du sport en France. En 2012, date des prochaines présidentielles, les cartes pourraient être définitivement distribuées.

Stéphane Guérard

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Samedi 19 mai 2007

 

Pas un mot sur l'éducation populaire !

C'est la tradition au ministère, un ministre partant, remercie ses fonctionnaires. Pas un mot sur l'éducation populaire dans une lettre pour le moins concise...  S'en est-il même souvenu lors de la passation de pouvoirs avec Roselyne Bachelot ? L'avenir va nous le dire...

Voici cette lettre :

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs ;

Au terme de ces cinq années de collaboration je tiens à  vous remercier très sincèrement de l’action que vous avez accomplie au profit du service public du sport, de la jeunesse et de la vie associative.

Tout au long de cette période j’ai pu apprécier votre efficacité , votre disponibilité  et votre souci constant de promouvoir les actions du ministère  dans  les  domaines de vos compétences respectives.

Je souhaite maintenant, pour chacune et chacun  d’entre  vous, les meilleures réussites professionnelles et personnelles possibles.

Bien à vous.

Jean-François LAMOUR

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Mercredi 23 mai 2007

 

 

Où et comment conter ?


Le collectif des acteurs du conte en Ile de France propose

RENCONTRE 25 Mai 2007 20H00 à l’Atelier de la Parole 22 rue Godefroy Cavaignac M° Charonne ou Voltaire

QUEL SENS ET QUELLES CONSEQUENCES A LA DIVERSITE DE FORMES ? DE PARTENAIRES ET DE LIEUX POUR LE CONTE ?

INTRODUCTION

Aujourd’hui les conteurs sont aussi bien sollicités par des écoles, des bibliothèque, des MJC, ou des salons (au mieux du livre mais aussi du terroir, de la lavande, des vaches ect...) que par des festivals ou des théâtres.

Que révèle cette évolution vers cette diversité de partenaires et de lieux ?

Il semble que se met en place une sorte de hiérarchie tacite dans laquelle il y aurai les conteurs qui font de « l’animatoire » et ceux qui font de « l’Art ». Ou bien qu’il faille débuter dans « l’animation » pour un jour pouvoir prétendre aux salles de spectacles et alors renoncer définitivement aux écoles et aux bibliothèques etc. ...

Un des problèmes n’est-il pas qu’aujourd’hui « l’éducation populaire » est passée du côté de l’animation, du loisir et du consumérisme ?

Michel Hindenoch est conteur et musicien depuis le début de ce que nous appelons le « renouveau du conte » dans les années 70. Il pose la question du conte comme artisanat ou Art dans son livre « Conter un Art ? » et évoque les conséquences d’une mise au service systématique du conte, en distinguant notamment le projet artistique du projet cuturel. Il affirme également la nécessité du conte pour lui-même. Nous nous interrogerons avec lui sur l’importance qu’un artiste puisse, tout au long de sa vie, défendre à la fois son engagement en faveur de « l’éducation populaire » dans des formes simples de bouche à oreille mais aussi réaliser des spectacles pour les lieux d’Art du Spectacle Vivant.

D’autre part, les conteurs, travaillent aujourd’hui dans des réseaux et avec des crédits entièrement liés à l’histoire du théâtre et de la décentralisation et nous n’avons pour la plupart qu’une vague idée de ce que cela représente.

Bruno Couvreur est directeur d’une salle de spectacle depuis plus de 2O ans, il évoquera avec nous « l’éducation populaire » et par ce biais la transformation des politiques culturelles. Nous aurons ainsi une mise en perspective du paysage culturel dans lequel nous nous inscrivons. Il posera ensuite son regard de programmateur, sur le conte. Il témoignera de son expérience et de sa réflexion concernant la place cette discipline dans les lieux de spectacle vivant.

Karyn Mazel-Noury

 

Source : www.horchamps.org

 

 

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Lundi 28 mai 2007

 

 
"La société demande trop au secteur associatif"
Selon une enquête réalisée par le CerPhi (Centre d'étude et de recherche sur la philanthropie http://www.cerphi.org/), publiée le 21 mai, une large majorité de responsables associatifs estiment que la société "demande trop au secteur associatif", qui n'est "pas assez reconnu",

56% des responsables d'associations qui travaillent dans le secteur social, et 61% des responsables dans le domaine du sport et des loisirs, pensent que "la société demande trop au secteur associatif".
 
Les missions des associations sont aujourd'hui plus nombreuses qu’auparavant, estiment 40% d'entre eux, et jugées plus difficiles pour les deux tiers. "Le contexte s'est manifestement détérioré", souligne le CerPhi, qui mène régulièrement ce type d'enquêtes auprès des responsables associatifs.

Du point de vue d'une très grande majorité de ces responsables (67% dans le domaine social, 72% dans le culturel et le sport, 75% dans le secteur des loisirs), "le secteur associatif n'est pas assez reconnu en France".
 
A la veille des élections législatives, 75% des responsables interrogés jugent aussi que les politiques, dont les députés, "ne connaissent pas suffisamment la vie associative". Les femmes et les jeunes sont les plus sévères, tout comme les responsables d'Ile-de-France, notamment. Les attentes sont fortes concernant les moyens financiers et matériels. L'enquête a été menée de janvier à avril 2007 auprès de 2 385 responsables élus d'associations.
 
Le SEP partage ce point de vue ; cette situation a des retentissements sur les salariés, leurs conditions de travail et en particulier de rémunération, la pérennité de leurs emplois,  et souhaite une grande mobilisation des salariés et des employeurs sur cette question
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Lundi 28 mai 2007


 
 
L'enquête sera actualisée en 2008

: La-Croix.com

 

Trois enquêtes internationales ont été menées par des chercheurs sur les valeurs des Européens (European Values Survey) en 1981, 1990 et 1999. Menées au moyen de questionnaires, elles abordent les convictions politiques, religieuses, le rapport à la famille, au travail, etc. La partie française a été cofinancée en 1999 par divers organismes, dont le CNRS et l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire. Une nouvelle enquête doit être menée en 2008 selon le même principe.




Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Lundi 25 juin 2007

Le blog du site de la Ligue de l'enseignement

dans les Alpes du Sud (http://www.laligue-alpesdusud.org:80/associatifs_leblog/?2007/06/21/761-eliane-mathieu-idiome), débute une série d'interview. Il s'agit de donner la parole à des acteurs et partenaires de la vie associative des Alpes de Haute-Provence et des Hautes-Alpes.


Interview d'Eliane Mathieu de l'association culturelle dignoise IDIOME (04)


Pouvez-vous en quelques mots nous indiquer l'objet de l'association IDIOME ?

EM : Promouvoir et diffuser le théâtre et les écritures contemporaines (danse, musique, cirque, etc.) dans la ville de Digne les Bains et sur les communes rurales du pays dignois. Développer nos actions autour de la relation art / culture / territoire. Notamment à travers un festival de théâtre : Déambul' et une programmation dans de petites communes


Depuis quand IDIOME existe t'elle et quel est son territoire d'intervention ?

EM : Depuis 1999 : Digne les Bains et petites communes du Pays Dignois


Quelles sont les responsabilités que vous assumez au sein d'IDIOME, et depuis quand ?

EM : Directrice chargée du développement artistique et culturel depuis octobre 2002


Qu'est-ce qui vous a amené à assumer de telles responsabilités ?

EM : Recrutement sur ce poste qui existe depuis janvier 2002 : j'ai présenté un projet de développement qui a été retenu.

Quelles sont les principales satisfactions que vous en retirez ?

EM : Avoir pu développer une programmation de théâtre contemporain sur Digne et sur de petites communes auprès de la population rurale. Bon accueil des habitants et des élus pour des équipes artistiques choisies en fonction de leur démarche vers ces populations.

... Et les principales insatisfactions ?

EM : Les difficultés : - en interne : trouver les forces nécessaires pour que les responsables de l'association s'engagent davantage auprès des politiques et des financeurs pour poursuivre ce travail dont la pérennité est aujourd'hui remise en question. - en externe : convaincre dans le contexte de société actuel de la nécessité de développer un projet artistique et culturel basé sur la rencontre avec les artistes contemporains, leurs créations et l'éducation populaire.

Si vous aviez un souhait à formuler pour la vie associative, ce serait... ?

EM : Faire reconnaître l'importance du maillage associatif sur un territoire rural comme le notre par les décideurs politique afin de donner aux associations les moyens d'embaucher des personnes sur des contrats de travail décents.


# Contact / En savoir plus :


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Vendredi 6 juillet 2007
Robin Renucci donne le coup d'envoi du festival

RÉSISTANCES. LES PROJECTIONS ONT DÉBUTÉ HIER, EN PRÉSENCE DE L'ACTEUR-RÉALISATEUR VENU PRÉSENTER SON FILM TOURNÉ EN CORSE.

 

Robin Renucci est arrivé hier soir décontracté à Foix pour présenter le film qu'il a réalisé « Sempre vivu » lors de la première soirée du festival.

La résistance, l'acteur-cinéaste connaît bien. Il revendique ses racines dans l'éducation populaire et envisage sa création comme un acte militant pour les associations et pour la ruralité (en Corse évidemment où il vit).

Avant de présenter son film, il s'est laissé aller à la confidence autour d'un jus de pomme ariégeois : « Il faut faire vivre, affirme-t-il, un volontarisme qui démontre que la créativité peut être mesurable autrement que par la rentabilité. Je tiens à mettre de l'humain au cœur de cette création et, pour ce qui me concerne, je préfère toujours que celle-ci soit collective ». Un message fort de l'acteur-réalisateur, réellement fondé sur… la résistance, et qu'il veut surtout ouvert au plus grand nombre et non pas délivré « entre soi ».

Source : La Dépêche du Midi

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Dimanche 29 juillet 2007

 

De la société civile et le monde associatif

Source : http://bellaciao.org/fr/article.php3?id_article=51083

 

 

de Sabiha AHMINE

Le monde associatif, qui est un fondement de notre société civile, est un acquis fort de la démocratie et de la République. Les associations génèrent du lien social, de la fraternité. Elles sont un vivier incomparable d’énergies, de créativité, de générosité et de compétences. Au moins 40 % des françaises et des français sont membres d’une association.

Comme le souligne un récent rapport, rien qu’en Rhône-Alpes, le nombre des associations dépasse le chiffre de 70 000, avec près de 129 000 salariés, couvrant des domaines aussi variés que l’éducation populaire, la promotion de la citoyenneté, la santé, le sport, la culture, la lutte contre les discriminations… Elles assurent également pour certaines des missions de service public. Le monde associatif constitue ainsi un maillon indispensable d’une implication collective en matière de citoyenneté comme pour l’accompagnement et le soutien aux personnes qui sont laissées pour compte par la politique ultra-libérale du gouvernement. Mais les associations ne peuvent pas se substituer à l’Etat, aux classe sociales ou même à la société civile. Cette dernière qui s’inscrit dans un processus historique bien défini.

Parler aujourd’hui de classe ouvriere, d’avant garde ou de lutte de classe, ne peut échapper à l’évocation de la place des associations. Si la société civile n’a pas à se substituer systématiquement aux carences du politique, au désengagement sociale de l’Etat, elle peut et doit les interpeller sur leurs responsabilités. Il est également de notre devoir de contribuer, à notre niveau, à la mobilisation de toutes et tous pour plus d’ouverture sur les quartiers populaires, en particulier les jeunes. Et d’inscrire la démarche dans une forte articulation avec la lutte contre les inégalités, et contre toutes les discriminations, les racismes et les exclusions. C’est cela la conscience politique. Or dans les faits ce n’est pas toujours et partout le cas.

Alors que notre volonté est d’asseoir une réelle reconnaissance des associations par leur mise en réseau, le financement des associations a toujours été problématique. C’est tout ce qui touche au secteur de l’économie solidaire et coopératif. Car, nous avons aussi besoin de créer des régulations hors marché. Après le désengagement de l’Etat sur le dispositif emploi jeunes, qui a mis en péril l’avenir même d’un secteur aussi vital comme celui de l’accès public aux TIC, on assiste aujourd’hui à un abandon pure et simple de notre tissu associatif. Ce tissu associatif est aujourd’hui affaibli. Il est affaibli à la fois du fait du désengagement de l’Etat, ce qui provoque la généralisation de la précarité et de l’exclusion qui ne touche pas seulement les chômeurs, mais aussi les salariés... Il est affaibli également du fait de la banalisation de la crise de la politique qui, additionné à l’abandon étatique, menace notre socle républicain. En quelques mots simple : le clientélisme politique, prend le relais du militantisme associatif.

PIS encore, après le gel des crédits du Fasild, dont le financement d’origine sont les travailleurs étrangers, on constate que l’enveloppe réservée aux associations a été brutalement réduite. Puis c’est le Fasild lui même qui a été suprimé. C’est pourquoi nous soutenons la démarche de faire émerger des propositions qui peuvent amorcer une nouvelle politique publique plus active, et des modalités de fonctionnement plus transparentes, et plus responsable, entre l’Etat, les collectivités et les associations.

C’est ce qui peut déboucher sur un renforcement des liens et des responsabilités entre la société civile et l’Etat, en privilégiant la participation citoyenne et la volonté de faire exister la concertation à tous les stades. Dont la finalité doit être orientée vers une meilleure implication du citoyen dans la vie publique. Dans ce contexte difficile, nous soutenons également le principe de valorisation de l’emploi associatif, tout en insistant sur la pérennisations et la sécurisation des parcours des militants, par la formation et la qualification.

Mais aussi, le principe de base doit être celui de supprimer toutes forme de tutelle sur le monde associatif. C’est cela l’intérêt général. C’est pourquoi les espaces participatifs, ou autres commissions-extra-collectivité, doivent éviter certains pièges pervers. Ceux de la représentativité par procuration. En outre que ces espaces doivent respecter les critères de parité et de mixité, ils doivent agir dans le sens de libérer le citoyens des tutelles, en les rapprochant de l’espace public. ET non pas prendre leur place, en se positionnant comme un marchand des rêves, qui veut l’intermédière entre le politique et le citoyen. La seule représentativité demeure le sufrage universel. Le rôle des associations est celui de libérer la parole et l’action. La société civile peut ainsi remplir son rôle historique qui, depuis voltaire ou Zola..., a été un soutien à la lutte de classe, en aidant les sans voix à prendre la parole.

Article à suivre : du lien entre la société civile et le politique.



De : sabiha ahmine
mardi 24 juillet 2007

Mme Sabiha Ahmine est adjointe (PCF) au maire de Lyon, chargée de l'intégration et des droits des citoyens et conseillère régionale Rhône-Alpes. Elle tient là des propos qui ouvrent une vraie discussion sur le rôle et les fonctions de la vie associative. On peut ne pas les partager tous. Néanmoins, il semblait utile de les relayer ici...


 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Vendredi 21 septembre 2007

Le logiciel libre est une manière de faire société


Interview de Jean-Christophe Becquet, vice-président d’APRIL pour l’éducation populaire



Interview réalisée pour "Générationcyb.net " (GCN) par Jean-Christophe Sarrot lors des RMLL 2007.



GCN : Bonjour Jean-Christophe. Qui êtes-vous ?


Jean-Christophe Becquet : Bonjour. Je m’appelle Jean-Christophe Becquet et suis administrateur de l’
APRIL depuis un an. J’ai la casquette de vice-président en charge de l’éducation populaire. A travers ce titre transparaît la volonté forte de l’APRIL de travailler de manière plus étroite avec les acteurs de l’éducation populaire. Je suis par ailleurs rédacteur du site Apitux.org sur le logiciel libre, les standards ouverts et l’interopérabilité.



GCN : Qu’est-ce que l’APRIL ?


L’APRIL a été fondée en 1996 pour promouvoir et défendre le logiciel libre. L’APRIL compte aujourd’hui 1500 adhérents : individus, associations, entreprises. Nous avons des partenariats avec des structures comme la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris et la fondation Charles Léopold Mayer pour le Progrès de l’homme, qui nous soutient dans le cadre de l’action
Libreassociation.info. Aujourd’hui, l’APRIL est incontestablement l’acteur de référence, en France, sur le logiciel libre. Nous avons acquis une assise et une crédibilité qui font que lorsque des journalistes veulent recueillir une prise de position des acteurs du libre, ils viennent vers nous. C’est un phénomène nouveau. Pendant de nombreuses années, l’APRIL a "poussé" des communiqués de presse. Aujourd’hui, on continue à le faire, on réagit à l’actualité, mais nous avons également des appels entrants de journalistes qui nous sollicitent.


Parmi nos actions récentes, il y a
Candidats.fr, qui a consisté, autour de l’élection présidentielle d’abord, des élections législatives ensuite, à consulter et à sensibiliser les candidats au logiciel libre. Pour l’élection présidentielle, 8 des 12 candidats - dont les deux finalistes ont répondu à notre questionnaire. Cela nous à permis d’obtenir - et de publier sur Internet - les positions précises de chaque parti, qu’elles soient favorables ou dévaforables au logiciel libre. Ensuite, nous pouvons revenir vers les candidats élus et dans le cas où ils ont pris des positions favorables leur dire : "Vous vous êtes engagé à défendre le logiciel libre. Qu’en est-il de vos promesses ?". Dans le cas où les prises de position ne nous satisfont pas, nous pouvons nous baser dessus pour sensibiliser les élus plus efficacement.


L’action Candidats.fr est un excellent exemple d’action citoyenne. Comme le nombre de candidats pour les législatives était très important, nous nous sommes associés avec des acteurs locaux (des membres d’APRIL, des groupes d’utilisateurs de logiciels libres dans les villes et les régions…). Chacun est allé sur les marchés, dans les réunions publiques, à la rencontre des candidats députés pour les convaincre de signer
le Pacte du logiciel libre". En signant ce document, le candidat s’engage s’il est élu à ne pas voter de loi qui mettrait en danger le logiciel libre (comme ce fut le cas par exemple pour la loi DADVSI votée l’année dernière). 500 candidats députés ont signé le pacte, dont une soixantaine parmi les candidats élus. La prochaine étape est de retourner vers ces derniers en leur disant : "Nous vous remercions, nous vous félicitons. Que faisons-nous ensemble maintenant ?", et vers les élus qui n’ont pas signé le pacte, en leur disant : "C’est probablement que vous n’avez pas compris, car comme vous êtes attaché aux valeurs démocratiques et républicaines, vous ne pouvez qu’être favorable au logiciel libre".


Nous avons aussi l’objectif de reconduire l’action Candidats.fr lors des prochaines échéances électorales, notamment les municipales en 2008, avec des modalités à définir mais avec le même objectif qui est de faire peser le logiciel libre dans les campagnes électorales.



GCN : Pourquoi souhaitez-vous travailler de manière plus étroite avec les acteurs de l’éducation populaire ?


JCB : Le constat que nous avons fait - qui est le constat fondateur de l’action Libreassociation.info - est que l’éducation populaire et le logiciel libre ont clairement des fondamentaux communs en terme de responsabilisation de l’individu, à travers l’idée que le citoyen, lorsqu’il est informé, sensibilisé, est plus fort, peut prendre des décisions en conscience, et à travers la conviction que les nouvelles technologies aujourd’hui sont trop omniprésentes dans notre vie quotidienne pour laisser faire n’importe quoi. Les logiciels libres, c’est quoi ? C’est retrouver la maîtrise et la transparence, c’est la possibilité d’un contrôle démocratique et citoyen. Avec l’idée qu’il n’y a pas forcément besoin d’être informaticien pour comprendre les enjeux du logiciel libre. La différence entre un logiciel libre et un logiciel propriétaire est qu’avec un logiciel propriétaire, le seul interlocuteur est l’entreprise éditrice du logiciel. On lui fait confiance ou on ne lui fait pas confiance, mais si on ne lui fait pas confiance, on est tout seul. Avec un logiciel libre, un citoyen qui n’est pas informaticien peut aller voir n’importe quelle personne compétente en informatique en qui il a confiance et lui demander : "Je souhaiterais que tu vérifies que ce logiciel fait bien ce qu’il prétend faire. Que ce navigateur Web, par exemple, est respectueux de ma vie privée, et qu’il n’envoie pas à mon insu des informations me concernant - chose impossible ou très difficile à vérifier avec un logiciel propriétaire et relativement simple à vérifier avec un logiciel libre".
Le logiciel libre permet de renouer avec la confiance de l’utilisateur dans l’outil informatique. Quand on sait la place que celui-ci prend dans nos relations avec l’administration pour la transmission de données personnelles, par exemple médicales, quand on voit sa pénétration dans dans tous les aspects de notre vie quotidienne, il nous paraît très important de sensibiliser les gens à l’importance que cela soit avec du logiciel libre.


GCN : Les acteurs de l’éducation populaire sont-ils aussi sensibles au logiciel libre qu’ils devraient l’être ?


JCB : Les acteurs de l’éducation populaire sont ouverts à l’idée mais ne connaissent pas forcément le logiciel libre. Lorsqu’on va vers eux et qu’on leur explique, ils sont sensibles à l’idée et ils sont d’accord. Par contre, ils ne sont pas forcément informés. Nous avons donc à faire un travail de sensibilisation en disant : "Non, ce n’est pas un débat de techniciens, c’est un débat d’acteurs citoyens et de gens qui veulent défendre - pour reprendre les termes de la Ligue de l’Enseignement, qui a récemment adhéré à l’APRIL - une certaine manière de faire société". Pour nous, le logiciel libre, c’est une manière de faire société. Et c’est un signal fort que donne la Ligue de l’Enseignement en adhérant à l’APRIL. On espère ainsi pouvoir toucher de nombreux acteurs et avoir de leur part une écoute plus facile. Une fois que l’on a l’écoute, il n’y a pas besoin de beaucoup de temps pour dérouler l’argumentaire et pour que les gens s’y retrouvent.


Pour aller plus loin :

  •  www.april.org
  •  www.libreassociation.info

Mis en ligne le lundi 3 septembre 2007

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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