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28 septembre


La journée de réflexion 
au Conseil Régional PACA 
a été un grand succès

MERCI à TOUS

C'est un point de départ.

Cette réflexion va se poursuivre
sous d'autres formes
dans les mois qui viennent...


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Présentation

Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Revenus

Dimanche 21 janvier 2007

Les revenus en France aujourd'hui

Plus de 6 000 euros nets pour les ménages de professions libérales, aux alentours de 4 000 euros pour les cadres et entre 1 500 et 2 000 euros pour les catégories populaires... Selon l'Insee, les ménages les plus aisés (cadres dirigeants du public et du privé, professions libérales, etc.) perçoivent entre 4 500 et 8 000 euros avant impôt et prestations sociales. Mais attention : ces revenus ne comprennent pas les revenus du patrimoine (dividendes d'action, intérêts d'obligation, loyers, etc.). Il s'agit de revenu pour l'ensemble du ménage et non par personne. Les salaires individuels des professions citées sont inférieurs aux revenus de l'ensemble du ménage.
 
Pour évaluer le niveau de vie réel du ménage, il faut tenir compte du nombre de personnes, mais aussi du niveau d'imposition qui réduit le montant...
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Jeudi 25 janvier 2007

 

FONCTIONS PUBLIQUES

25  Janvier 2007
Les traitements indiciaires bruts des fonctionnaires sont revalorisés de 0,8% à compter du 1er février

Comme il l’avait annoncé la semaine dernière, le ministre de la Fonction publique a présenté hier en conseil des ministres un décret portant majoration, à compter du 1er février 2007, de la rémunération des personnels civils et militaires de l’État, des personnels des collectivités territoriales et des établissements publics d’hospitalisation.


Les traitements indiciaires bruts sont revalorisés de 0,8%. La valeur annuelle du point est ainsi fixée à 54,4113 euros et le montant de la rémunération minimale mensuelle porté à 1269,59 euros brut. Cette majoration bénéficie à cinq millions d’agents en activité.


Il s’agit de la troisième mesure de revalorisation salariale accordée par le gouvernement, après la revalorisation de la valeur du point fonction publique de 0,5 % au 1er juillet 2006 et l’attribution d’un point uniforme au 1er novembre 2006.
Cette mesure, initialement prévue à 0,5%, a été portée à 0,8% «pour prendre en compte les efforts de gestion réalisés en 2006. Le Premier ministre avait en effet indiqué, lors de la présentation du projet de loi de finances pour 2006, que la moitié du produit de ces efforts reviendrait aux fonctionnaires», précise le communiqué du conseil.


L’ensemble de ces mesures salariales «sont prises par le gouvernement à la suite des négociations conduites avec les organisations syndicales en 2005 et 2006, négociations qui ont donné lieu à la signature le 25 janvier 2006 d’un accord portant sur l’amélioration des carrières et l’évolution de l’action sociale dans la fonction publique et le 21 novembre 2006 d’un accord relatif à la formation professionnelle», conclut-il.

 

Source : Maire-Info : http://www.maire-info.com:80/article.asp?param=7887&PARAM2=PLUS


Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Lundi 25 juin 2007
 

Virage Royal 

par Philippe Askenazy

Les dernières déclarations de Ségolène Royal revêtent un caractère grave pour la gauche. «Le SMIC à 1.500 euros brut dans 5 ans ou la généralisation des 35 heures sont 2 idées qui étaient dans le projet des socialistes, que j'ai dû reprendre dans le pacte présidentiel, et qui n'ont pas été du tout crédibles ».

Étant un des économistes qui avaient publiquement fait connaître leur choix en faveur d’un vote socialiste à la Présidentielle, mon malaise est profond. Ses déclarations marquent un tournant idéologique, plus précisément elle rejoint l’a-idéologie. Cela ressemble aux visions des plus orthodoxes des économistes « de gauche », dont une part significative a voté Sarkozy au second tour. Que reste-t-il du socialisme ou même de la sociale démocratie lorsque l’ambition d’amélioration de la condition ouvrière et « employère » est abandonnée ? En reniant les fondamentaux, aucune modernisation ne peut être menée. Même Tony Blair, tant honni en France, les a renforcés avec une hausse spectaculaire du salaire minimum et des embauches massives de fonctionnaires.

Alors Madame Royal, a-t-elle au moins eu raison du point de vue d’une stricte rationalité ?
1. Le SMIC.
A un rythme sarkozien (2% par an) le SMIC mensuel atteindra 1413 euros brut en juillet 2012. Au rythme des 20 dernières années, il aurait atteint 1498 euros… à 2 euros des 1500 euros, inaccessible !
2. La généralisation des 35 heures. De quoi s’agissait-il ? Premièrement, en finir avec le régime dérogatoire des entreprises de moins de 20 salariés, c'est-à-dire rémunérer à 25% les heures supplémentaires au lieu de 10% : c’est exactement ce que Sarkozy va faire ! Deuxièmement, abaisser le contingent d’heures supplémentaires hors modulation de 220 heures à 130 heures par an. 220 heures permettent mécaniquement d’effectuer 39,8 heures par semaine. Dans les secteurs en heures d’équivalence (transport routier etc.), ce plafond est de 43 à 48 heures par semaine. 130 heures permettent 37,8 heures par semaine (et 42 à 47 heures dans les secteurs en équivalence). En clair, une entreprise de moins de 20 salariés employant ses salariés à 39 heures fixes par semaine aurait été contrainte de réduire de 1,2 heures hebdomadaire le temps de travail. Ses salariés auraient eux perdu 2,2% de leur rémunération, ce que 1 à 2 coups de pouce au SMIC (par effet de capillarité sur une bonne part des niveaux de rémunération) auraient compensé. Au total, l’impact sur l’emploi aurait été de signe indéterminé car quasi-nul.

En clair, les 1500 euros brut et la généralisation des 35 heures étaient parfaitement crédibles. Même trop crédibles, on ne peut pas faire rêver les Français qui mettent une priorité sur les questions sociales, avec des propositions aussi légères. La réélection de Monsieur Sarkozy étant probable, il reste donc environ une décennie à l’ensemble des volontaires pour construire collectivement une idéologie moderne de gauche.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Mercredi 25 juillet 2007

 

 

Tarifs et prestations sociales : ce qui a changé au 1er juillet 


Source : Sud-ouest 020707




Smic.
Le salaire minimum augmente de 2,1 %. Le tarif horaire brut passe de 8,27 à 8,44€, le brut mensuel (pour 35 heures hebdomadaires) à 1 279 € et le net mensuel à légèrement plus de 1 000 €. Les entreprises de moins de 20 salariés bénéficient au niveau du smic d'un allègement correspondant à la totalité des cotisations de Sécurité sociale, hors accident du travail/maladie professionnelle.
Dans la fonction publique, le traitement minimum mensuel est porté à 1 283,2 mensuels.

Assurance chômage.
Les allocations chômage sont revalorisées de 1,95 %. Cela s'applique aux allocations de juillet, payables début août.

Prestations familiales.
Revalorisation de 1,7 % des plafonds de ressources pour l'attribution des prestations familiales. Pour les couples avec un seul revenu d'activité, le plafond annuel de ressources, revalorisé de la prime à la naissance ou à l'adoption et de l'allocation de base, passe à 32 328 € pour un enfant, 38 794 € pour deux enfants, et 46 553 € pour trois enfants (puis 7 759 € par enfant supplémentaire).
Pour les parents isolés ou les couples avec deux revenus d'activités, ces plafonds sont portés respectivement à 42 722 €, 49 188 €, 56 947 €(puis 7 759 € par enfant supplémentaire).

Assurance maladie.
Le tarif de la consultation des médecins généralistes augmente d'un euro, passant ainsi de 21 à 22 €. Le tarif de la visite à domicile passe de 31 à 32 €.
Mise en place d'une consultation de prévention gratuite, mais non obligatoire, pour les personnes âgées de 70 ans et plus pour le dépistage de maladies neurologiques comme Alzheimer.

Energie.
Le 1er juillet marque l'ouverture complète du marché européen de l'énergie, déjà ouvert aux entreprises depuis le 1er juillet 2004. Les Français pourront choisir leur fournisseur de gaz et d'électricité en optant soit pour une offre aux tarifs réglementés, fixés par les pouvoirs publics et uniquement délivrés par EDF et Gaz de France, soit pour une offre aux « prix du marché », proposée par plusieurs fournisseurs (Poweo, Direct Energie, etc.), mais aussi par EDF et GDF. Le choix fait sera irréversible.
En ce qui concerne les tarifs réglementés, le gouvernement a promis que ceux du gaz n'augmenteraient pas « dans les prochains mois ». Pour l'électricité, aucune hausse n'est prévue à ce jour. Le contrat d'EDF avec l'Etat pour la période 2006-2010 stipule que ces tarifs n'augmenteront pas plus vite que l'inflation.

SNCF.
Augmentation du prix des billets sur les lignes hors TGV de 10 centimes à 2,9 suivant les destinations pour un plein tarif en seconde classe. A titre d'exemple, le prix du parcours Bordeaux-Montpellier augmentera de 1,4  à 56,70 .
Pour les TGV, les tarifs sont généralement réévalués une fois par an au mois de janvier. Le 23 janvier, les tarifs de seconde classe ont augmenté de 30 centimes à 1,90 , selon les destinations, en période normale.

France Télécom.
Le prix de l'abonnement à France Télécom augmentera d'un euro ce 3 juillet, passant de 15 à 16 € par mois, mais les offres qui incluent l'abonnement n'augmentent pas, tout comme l'abonnement social. La hausse de l'abonnement est contrebalancée par des baisses simultanées de tarifs sur les communications : baisse de plus de 5 % du prix par minute des appels depuis un fixe vers un fixe en métropole et de plus de 8 % pour les appels depuis un fixe vers les DOM. Les tarifs des autres opérateurs évoluent en fonction du marché.

 

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Jeudi 4 octobre 2007


Délits d
'
initiés : l'affaire EADS tourne au scandale d'Etat


Source : Le Parisien

Dans un rapport d
'étape, le gendarme de la Bourse soupçonne les actionnaires privés (Lagardère et DaimlerChrysler) et les cadres dirigeants d'EADS, la maison mère d'Airbus, d'un vaste délit d'initiés. Le dossier a été transmis à la justice.
 
 
 
L'AUTORITE des marchés financiers n'y est pas allée de main morte ! Si les soupçons contenus dans le prérapport, révélé hier par « le Figaro », et transmis à la justice, étaient confirmés, l'affaire EADS pourrait tourner au scandale. Seraient en effet éclaboussées des personnalités telles qu'Arnaud Lagardère, un des actionnaires du groupe d'aéronautique et de défense, et ami personnel de Nicolas Sarkozy, ou encore Noël Forgeard, à l'époque à la tête d'EADS, et proche de Jacques Chirac. A leurs côtés, quelque 1 200 cadres supérieurs ainsi que DaimlerChrysler, un des actionnaires allemands. Ce qu'on leur reprocherait : avoir détenu des informations privilégiées sur les déboires probables de l'A-380 et vendu une partie de leurs titres avant qu'ils ne dévissent en Bourse. Juridiquement : avoir commis un délit d'initiés et empoché 90 M€ de plus-values. Un véritable séisme. Une allégation d'autant plus lourde qu'entre-temps, les salariés ont fait les frais des mésaventures industrielles et financières de l'avion phare d'EADS avec la mise en oeuvre d'un plan drastique de réduction des coûts.

La ligne de défense des acteurs incriminés : depuis 2005, chacun connaissait bien les difficultés de l
'A-380 et les retards prévisibles de livraison. Mais aucun, au moment de la vente des stock-options ou des blocs d'actions, ne pouvait mesurer l'ampleur financière des dégâts et donc anticiper la chute du titre.

Si les enquêtes de l
'AMF et de la justice débouchaient sur des sanctions, les conséquences seraient catastrophiques. Pour le premier groupe européen d'aéronautique et de défense, toujours en quête d'un actionnaire industriel prêt à s'impliquer. Pour Lagardère, une des stars du CAC 40. Et pour l'Etat, exempt de tout soupçon de délit d'initié mais qui n'a rien fait pour empêcher la débâcle. Un ciel bien sombre à la veille du lancement commercial de l'A-380 le 15 octobre à Toulouse...
 
Jannick Alimi Marc Lomazzi

Le Parisien , jeudi 04 octobre 2007
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Samedi 29 décembre 2007
Annick-GIRARDIN.jpgMme Annick Girardin. 

Monsieur le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, alors que le Gouvernement accumule les effets d'annonce sans mesures concrètes, la mobilisation massive des agents de la fonction publique vous a mis devant vos responsabilités face à la question essentielle de la perte de leur pouvoir d'achat. Aujourd'hui encore , après l'explosion des cours du pétrole, nous apprenons que le prix du gaz va augmenter de 6 à 10 % à partir du mois de janvier.

Dans ce contexte, comment accepter que la revalorisation des traitements des fonctionnaires soit systématiquement inférieure à l'augmentation des prix ?

Et ce ne sont pas les mesures annoncées pas le Président de la République, quand bien même se concrétiseraient-elles un jour, qui viendront leur donner du pouvoir d'achat supplémentaire. Comme les retraités, les chômeurs et les travailleurs à temps partiel, les fonctionnaires sont les oubliés des ambitions présidentielles.

Il est dès lors peu étonnant, vous en conviendrez, que le vaste mouvement de grève dans la fonction publique soit relayé partout en France, et même amplifié dans certains territoires isolés où le taux d'inflation est bien supérieur à la moyenne nationale, ce qui rend d'autant plus ridicule et dramatique le décalage entre les rémunérations et le coût de la vie.

Les agents de la fonction publique, sur tout le territoire national, demandent en urgence la refonte des outils de calcul du coût de la vie, afin de prendre réellement en compte ce qu'on appelle le « panier de la ménagère ». Ne pas y consentir serait continuer dans la voie du mépris des conditions concrètes de vie de nos concitoyens.

À cette problématique s'ajoutent les inquiétudes légitimes qu'a fait naître le non-renouvellement potentiel des départs à la retraite. Cette stratégie mécanique de réduction des dépenses publiques relève déjà d'un parti pris idéologique au niveau national. L'application d'une telle politique de rigueur dans les territoires isolés serait inacceptable et même inconcevable.

Ma question est donc double. D'une part, quand comptez-vous répondre aux revendications légitimes des agents de la fonction publique quant à la compensation de leur perte de pouvoir d'achat,*a fortiori* dans les territoires isolés où la question se pose encore plus fortement ? D'autre part, comment adapterez-vous le principe du non-renouvellement d'un départ à la retraite sur deux dans les territoires à faible nombre d'agents, afin d'assurer le maintien de l'emploi et de ne pas porter atteinte à la présence effective de l'État ?

M. le président.  
M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique va maintenant vous répondre.

M. Éric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. 
Madame Girardin, je veux doublement vous rassurer. Non, les fonctionnaires ne sont pas et ne seront pas les oubliés du pouvoir d'achat. (« Ah ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) Je les ai reçus, voilà quelques jours, pour lancer, à la demande du Président de la République et du Premier ministre, des réunions de négociation sur les traitements et les salaires, et je vais vous préciser le contenu de nos discussions.

Par ailleurs, oui, madame la députée, les services publics ont pour vocation de s'organiser territorialement. Au cour de notre pacte républicain figure le principe d'une répartition cohérente de ces services, respectueuse de tous les territoires.

M. Patrick Roy. C'est mal parti !

M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. 
S'agissant du pouvoir d'achat des fonctionnaires, je ne peux pas être d'accord avec l'idée selon laquelle les fonctionnaires auraient perdu du pouvoir d'achat. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) Je veux même tordre le cou à cette idée. D'ailleurs, le directeur général de l'INSEE a montré, dans le cadre d'une excellente étude, que les fonctionnaires, dans leur ensemble, ont vu leur pouvoir d'achat augmenter de 2,4 % sur les dernières années.
 
M. Patrick Roy. Non !

M. le ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique. 
C'est une moyenne : cela signifie que certains ont eu moins et que d'autres ont eu plus. Lorsque les organisations syndicales de fonctionnaires font part d'une perte de pouvoir d'achat, elles ne fondent leur calcul qu'à partir du point d'indice, qui n'est qu'une partie du traitement.

Nous devons donc éclaircir tout cela. Nous avons commencé à le faire avec les fédérations de fonctionnaires. Le Gouvernement veut garantir le pouvoir d'achat des fonctionnaires, de tous les fonctionnaires. Rien ne justifie qu'un agent public perde du pouvoir d'achat. Dans le même temps, nous voulons mettre en place des mécanismes d'augmentation du pouvoir d'achat. Cela passera par la rémunération au mérite des fonctionnaires (« Ah ! » sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine) mais aussi par la réduction des effectifs de la fonction publique puisque nous redistribuerons à l'ensemble de la fonction publique la moitié des économies ainsi générées. (Exclamations sur les bancs du groupe socialiste, radical, citoyen et divers gauche et du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.) La réduction du nombre des fonctionnaires d'État est donc une bonne nouvelle pour la fonction publique, car il en résultera des parcours professionnels enrichis et un service public réformé et renouvelé. *(Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour un mouvement populaire et du groupe Nouveau Centre.)
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Samedi 12 janvier 2008



LE PRÉSIDENT DU POUVOIR D’ACHAT TOMBE LE MASQUE




Source : La Marseillaise (13)



L
es responsables des organisations syndicales CFDT, CGT, FO, Solidaires et UNSA des Bouches-du-Rhône réagissent aux propos de Nicolas Sarkozy lors de sa conférence de presse du 8 janvier.


Une provocation ! C’est en ces termes que Jean-Marc Cavagnara, secrétaire général de l’Union départementale CFDT des Bouches-du-Rhône a accueilli l’annonce par le Président de la République de la fin des 35 heures, lors de sa conférence de presse du mardi 8 janvier. Et le même de rajouter : « c’est un aveu d’impuissance de la part de celui qui avait bâti sa campagne sur le thème travailler plus pour gagner plus ».

 

Aveu d’impuissance de la part de celui qui s’était présenté comme le futur « président du pouvoir d’achat ». D’ailleurs, constate le syndicaliste, « cette question ne fait plus partie des priorités ». En lieu et place, accuse Jean-Marc Cavagnara, « on a eu droit à un discours fumeux sur la politique de civilisation ». S’il estime que la conférence de presse présidentielle ne permet pas de savoir quelle est « l’orientation de Nicolas Sarkozy », il considère aussi qu’une chose est sûre : « l’orientation, c’est la casse des solidarités et des garanties collectives ». Et d’en rajouter une louche en affirmant : « c’est une attaque à la législation du travail qui nous ramène 4 ans en arrière. 40 ans, et même plus ». Notant que « ce n’est pas ainsi que l’on construit la cohésion sociale », il prévient : « il (Nicolas Sarkozy) nous trouvera en face ».

 

L’heure est à la riposte aussi pour Mireille Chessa, la secrétaire générale de l’Union départementale CGT 13. Pour elle, les propos de l’hôte de l’Elysée « promettent des heures compliquées pour se faire entendre ». Pour elle, Sarkozy s’est fait « l’écho du Medef qui demande l’abandon du code du travail ». Avant de rappeler au passage que « seulement 40% des entreprise appliquent les 35 heures ». Ce qui relativise les discours sur leur remise en cause comme solutions à tous les maux, « d’autant qu’elles représentent de réelles avancées pour ceux qui en bénéficient ».

 

Mireille Chessa a constaté que les propos présidentiels ont « choqué des salariés » qui avaient été sensibles au discours de campagne « travailler plus pour gagner plus », quand la politique menée conduit « travailler plus et travailler plus vieux pour gagner moins ». Pour elle, « le masque tombe ». Ce qui la conduit à revenir sur le pouvoir d’achat et ce qui en constitue la clef, le niveau des salaires. Questions d’autant plus cruciales que leur « augmentation générale de 4,5% comblerait le déficit du régime général des retraites ». Salaires et pouvoir d’achat, rappelle-t-elle, sont au cœur des objectifs de la journée de mobilisation dans la fonction publique du 24 janvier. Plus généralement, elle pense que « le pouvoir d’achat constitue le problème numéro 1 du monde du travail ». Avant d’annoncer que la CGT et son UD des Bouches-du-Rhône entendent se placer « résolument à l’offensive sur cette question ».

 

Alain Comba, secrétaire de l’UD FO 13 n’a « pas été surpris par les propos présidentiels ». S’agissant de la fin des 35 heures, il rappelle que son organisation syndicale n’était pas très enthousiaste à l’époque. « Non pas sur le principe, mais sur la façon dont elles ont été mises en place par Martine Aubry ». Pour lui, « ces 35 heures, les salariés se les sont payées avec tous les dispositifs qui ont accompagné leur mise en place. Suppression ou réduction des pauses, modération salariale et autres mesures tendant à en affadir la portée ». Dès lors, ironise-t-il, « si on les abolissait, il faudrait rembourser les salariés de tout ce qu’elles leur ont coûté ».

 

Quant au « président du pouvoir d’achat, ça (le) fait doucement rigoler d’entendre qu’il n’ a plus rien à mettre sur ce plateau de la balance ». Et pour cause. « Après les cadeaux fiscaux consentis en début de mandat… ». Alain Comba n’y va pas par quatre chemins pour qualifier ce qui se passe : « on voudrait nous faire revenir aux années 1800 où il y avait les très riches et les autres qui devenaient de plus en plus en plus pauvres ».

 

Gérard Avena, responsable de Sud Santé, s’exprimant au nom de l’Union syndicale Solidaires des Bouches-du- Rhône, considère que le discours Sarkozien qu’il na pas entendu mais dont il a pu prendre connaissance, « les médias ne parlaient que de ça » fait-il observer, constitue un démenti du slogan « travailler plus pour gagner plus ». Voilà qui, selon lui, confirme combien son organisation syndicale avait eu « raison de dénoncer ce slogan ». Et Gérard Avena de poursuivre son réquisitoire que le président n’a « rien dit sur le pouvoir d’achat ». « Même pas un rappel des mesures annoncées quelques jours avant ». « A croire qu’elles n’avaient guère fait recette dans l’opinion ! »

 

En revanche, et Gérard Avena voit là le symbole de toute une politique, Sarkozy « ne mégote toujours pas quand il s’agit des intérêts des actionnaires ». Ainsi, il a suffi qu’il préconise la suppression de la publicité sur les chaînes publiques pour que l’on enregistre « une augmentation de 10% des actions de TF1 ».

 

S’exprimant au nom des autonomes de l’UNSA des Bouches-du-Rhône, Bernard Goudilière a trouvé Nicolas Sarkozy « comme d’habitude, brillant sur la forme mais auteur d’un discours en creux sur le fond ». D’abord parce qu’il n’est « pas intervenu sur ce que l’on attendait de lui ». Ou « juste deux phrases, pour dire que les caisses sont vides ». Sans doute, estime Bernard Goudilière, le seraient elles moins « sans les cadeaux fiscaux de début de mandat ». Mais « rien sur le pouvoir d’achat, sur les salaires, sur la croissance ».

 

A l’instar d’ « un pilote d’avion en difficulté qui envoie des leurres pour tenter de se tirer d’affaire », poursuit Bernard Goudilière, le Président de la République, a balancé des leurres. « Ainsi celui sur le service public de télévision », celui « sur sa vie privée, sans parler de la politique de civilisation ». Ou pis, « les propos sur les gens qui passent leur temps à défendre des acquis et des rentes de situation, sans dire qu’il s’agit de conquêtes de générations de travailleurs. Ni que ces gens-là, n’ont pas les moyens de se payer des vacances luxueuses en Egypte ».

 
 
 

 
 
Reportage : Christian Carrère
 
Photo: R TERZIAN
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Samedi 12 janvier 2008
 

Six syndicats de fonctionnaires appellent à la grève le 24 janvier


Source : LEMONDE.FR avec AFP et Reuters Mis à jour le 12.01.08








A l'issue d'une première session de négociations avec le gouvernement sur l'épineuse question des salaires lundi 17 décembre, six syndicats de fonctionnaires (FSU, CGT, UNSA, Solidaires, FO, CFTC) ont décidé mardi le principe d'une grève pour le 24 janvier, afin d'obtenir une revalorisation globale des salaires.

 

Selon un communiqué commun diffusé à l'issue d'une réunion au siège de l'UNSA, les syndicats appellent "à l'action le 24 janvier 2008 par la grève et les manifestations pour exiger l'ouverture de réelles négociations sur la valeur du point d'indice et la refonte globale des grilles indiciaires".

"La CFDT n'exclut pas d'appeler à la grève mais attend de consulter, seule la CGC a dit non sans rien exclure non plus", a précisé le secrétaire général de la FSU, Gérard Aschieri .

Lundi, le ministre du budget, Eric Woerth, n'avait pas annoncé de revalorisation du point d'indice, qui sert de base de calcul des traitements dans la fonction publique. Il avait indiqué que des "discussions" s'engageraient avec les organisations syndicales sur ce point lors de "la deuxième quinzaine de janvier, voire fin janvier".

M. Woerth avait en revanche proposé de mettre en place un dispositif de "garantie individuelle du pouvoir d'achat", provoquant une forte déception des syndicats.

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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