|
COMMISSION EUROPÉENNE
Représentation Régionale
|
La lenteur des réformes en matière d'éducation et de formation menace la compétitivité européenne
à long terme
Les systèmes européens d'éducation et de formation ne progressent pas suffisamment, d'une manière générale, sur la voie des
objectifs fixés dans la stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi: telle est la principale conclusion de l'édition 2007, publiée aujourd'hui, du rapport annuel de la Commission
européenne sur les progrès accomplis en direction des objectifs de Lisbonne dans le domaine de l'éducation et de la formation. Le rapport retrace les progrès réalisés depuis 2000 à la lumière de
certains indicateurs clés et met l'accent sur cinq critères de référence en matière d'éducation arrêtés conjointement par les États membres. Du côté positif, le nombre de diplômés de troisième
cycle dans les filières mathématiques, scientifiques et technologiques continue d'augmenter. En revanche, les progrès accomplis au regard des autres critères ont été
limités.
La stratégie de Lisbonne vise à faire de l'Union européenne une économie de la connaissance dynamique, caractérisée par une
amélioration quantitative et qualitative de l'emploi et de la croissance.Dans la sphère de l'éducation et de la formation, les États membres
sont convenus de réaliser la stratégie de Lisbonne en poursuivant des objectifs communs pour leurs systèmes d'éducation et de formation.Il est
prévu de suivre l'avancement de ces travaux à l'aide d'un ensemble de cinq critères de référence pour l'amélioration de l'éducation et de la formation en Europe, arrêtés
conjointement en 2002. Chaque année, la Commission dresse le bilan des progrès accomplis par les États membres.Le rapport publié aujourd'hui
fait état d'une évolution positive à certains égards, mais relève des progrès d'ensemble insuffisants.
M. Ján Figel’, commissaire européen chargé de l'éducation, de la formation, de la culture et de la jeunesse, a
déclaré: «Une éducation et une formation de premier plan sont essentielles pour que l'Europe puisse se développer en tant que société de la connaissance et rivaliser efficacement avec ses
concurrents dans l'économie mondialisée.Malheureusement, ce rapport montre que les États membres doivent redoubler leurs efforts pour faire en
sorte que l'éducation et la formation européennes relèvent les défis du 21esiècle.Le message
adressé aux décideurs publics des États membres est clair: nous devons investir plus efficacement dans notre capital humain.»
Les grandes conclusions du rapport sont les suivantes :
- il y a encore trop de jeunes qui quittent prématurément l'école,
- les jeunes doivent être plus nombreux à achever le second cycle de l’enseignement secondaire,
- l'UE a réussi à atteindre l'objectif concernant les diplômés des filières mathématiques, scientifiques et technologiques,
- la participation des adultes aux activités d'éducation et de formation tout au long de la vie est insuffisante,
- l'aptitude à la lecture des jeunes de 15 ans doit s'améliorer.
Le rapport complet est disponible à l'adresse suivante :
Commentaire :
La commission européenne se lamente : pour elle la réussite de l'éducation des citoyens se mesure aux taux de compétitivité atteint ou
pas par un pays ! Les élèves, les adultes seraient-ils considérés par cette instance uniquement comme des instruments au service d'un capitalisme et d'une mondialisation qui fait fi un peu
plus chaque jour de l'humain ? On est loin de l'idéal de l'humanisme et de l'éducation populaire !
Commentaires