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28 septembre


La journée de réflexion 
au Conseil Régional PACA 
a été un grand succès

MERCI à TOUS

C'est un point de départ.

Cette réflexion va se poursuivre
sous d'autres formes
dans les mois qui viennent...


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Bonjour,

Vous êtes sur le blog de la coordination UNSA Animation, géré par le Syndicat de l'Education Populaire.

C'est un espace de discussion, dédié aux salariés de l'Animation et de l'Education Populaire, agents d'animation, animateurs, directeurs, personnels administratif et de service, des trois fonctions publiques et du secteur privé.


Retrouvez le site du SEP sur sa nouvelle adresse :
http://sep.unsa-education.org  

Note de lecture

Vendredi 6 juillet 2007

La production d'un désordre institutionnel

Dans un entretien qu'il accorde à la revue de l'UFCV " anim' magazine " de juillet/août 2007, Jean-Claude GILLET, directeur scientifique de l'institut supérieur d'ingénieurs- animateurs territoriaux et professeur  en sciences de l'éducation Bordeaux 3, réaffirme sa conception politique de l'animation.


A  la  question  du risque de l'uniformisation des pratiques éducatives, il répond que c'est " 'intelligence stratégique des animateurs et animatrices professionnelles   à   la   fois  les  plus  expérimenté(e)s  et  les  plus qualifié(e)s   qui   permettra   de   favoriser   la  résistance   à  cette uniformisation  et la production d'un désordre institutionnel".


Il  rappelle  que  tout modèle pédagogique est révélateur d'une orientation politique et que l'animation est un social en construction.


Corinne Curien,

Conseillère Technique et Pédagogique Supérieure à la DRD Jeunesse et Sport de Lyon



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Mardi 10 juillet 2007

 

La Gazette du 25 juin 2007
 
 
Dans un article intitulé "Animateur péri scolaire, une mission précaire", l'auteur fait état de la situation de l'animation dans les collectivités territoriales et fait plusieurs remarques :
- L'animation est une profession mal stucturée, elle est confrontée à un manque de reconnaissance.
- L'animation est une profession avec des contours flous qui se noie dans la précarité.
- De nombreux animateurs sont employés comme vacataires et ne sont pas titulaires de leur poste.
- L'animation ne dispose pas des budgets correspondant à sa mission et permettant d'embaucher des personnels à temps complets.
- La profession n'offre pas de réelle perspective de carrière, il n'y a pas de catégorie A.
 
Du coup, les animateurs se sentent frustrés, découragés et les mairies ont de plus en plus de mal à trouver des personnels.
 
Nous partageons largement cette analyse, et nous tâcherons lors de notre colloque de faire le point sur toutes ces questions.
 
 
Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Jeudi 12 juillet 2007

 

Extrait délicieux du discours de notre nouvelle et populaire ministre de l'économie :


"Reconsidérer le travail, c'est rompre avec une tradition de mépris qui trouve sa source dans l'Ancien Régime, quand les nobles avaient défense de s'adonner au commerce. La Révolution Française n'a pas mis fin à cette attitude. On la retrouve au XIXè siècle chez de nombreux auteurs : Paul Lafargue, dans son livre Le droit à la paresse, recommande à l'homme de ne travailler que trois heures par jour, et de passer le reste du temps à « fainéanter et bombancer ».

Le dernier avatar de ce droit à la paresse, c'est, dans les années 90, le mythe post-industriel de la « fin du travail " : l'homme pourrait, illusion suprême, être définitivement remplacé par des machines et des ordinateurs. La loi des trente-cinq heures est l'ultime expression de cette tendance historique à considérer le travail comme une servitude.

Comment ne pas voir quels préjugés aristocratiques recouvre une telle conception ? A l'inverse, la remise à l'honneur du travail, pour laquelle les Français se sont si clairement prononcés en élisant Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, fait accomplir à notre peuple son véritable tournant démocratique. J'aimerais citer ici, une fois n'est pas coutume à la tribune de cette Assemblée, un des analystes politiques les plus brillants du XIXe siècle, dont les réflexions
restent plus que jamais actuelles : Alexis de Tocqueville". Lequel, comme son nom l'indique n'est pas d'origine aristocratique.


Salut et fraternités


Bernard POIX
Conseiller national UNSA - Economie

Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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Vendredi 21 septembre 2007

Votre lettre a semé la confusion


Par
Jacques Auxiette,
 
président du conseil régional des Pays de la Loire, président de la commission éducation de l’association des régions de France


Libération QUOTIDIEN : lundi 10 septembre 2007
     
 
Monsieur le Président, 

depuis ce mardi  4 septembre, jour où vous avez lu à Blois votre lettre aux éducateurs, je visite des lycées de ma région. J’y rencontre les communautés scolaires - lycéens, enseignants personnels techniciens et ouvriers, conseillers d’orientation, intendants, proviseurs, parents… 

Nos débats tournent principalement autour de la suppression de 11 000 postes qui crée une tension sociale indéniable dans les lycées, la fin du collège unique, le socle commun des connaissances, les effets de la suppression de la carte scolaire et le rôle de l’école républicaine dans la réduction des inégalités sociales. Dans ce contexte, votre lettre a levé quelques ambiguïtés, mais a semé de la confusion. Les valeurs universelles que vous prônez (épanouissement, laïcité, respect, tolérance) provoquent bien évidemment l’adhésion lorsqu’elles restent au niveau des considérations générales. 

La traduction que vous en faites a, par contre, une dimension autoritaire bien moins consensuelle. Vous précisez quelques éléments sur la reconversion des enseignants, sur l’interdisciplinarité, sur les études surveillées, sur l’individualisation des parcours de formation pour lesquels il sera nécessaire de mettre des moyens conséquents en face. 

Je suis en revanche en désaccord total avec la grille de lecture de la société qui transparaît dans votre propos.

Non, l’échec scolaire n’a pas atteint récemment des niveaux qui ne sont pas acceptables, il a toujours existé et nous devons tous travailler à le résorber. 
Non, la jeunesse d’aujourd’hui n’est pas plus brutale que celle d’hier. 
Non, on ne peut pas mettre au même niveau dans le processus éducatif le juge et l’enseignant ou le policier et le parent. 
Où sont les promesses sur les ZEP - vous parliez de plan d’urgence en faveur des établissements «en marge du progrès scolaire» -, où sont les écoles de la deuxième chance, où sont les efforts particuliers en faveur de l’enseignement professionnel et technologique ? Vous ne vous arrêtez pas un instant sur les besoins des 700 000 lycéens scolarisés en son sein. La question de l’orientation et de ses moyens, qui apparaît criante à l’ensemble de la communauté éducative, est également absente. 

Vous choisissez dans cette «Lettre aux éducateurs» de vous adresser uniquement aux parents et aux enseignants. Or dans les établissements travaillent chaque jour des personnels administratifs et de direction, des infirmières, des conseillers d’orientation, des techniciens et ouvriers de service, des aides-éducateurs qui ont remplacé fragmentairement les emplois jeunes. Ils sont au contact des jeunes et participent à la mission éducatrice de l’école. 

Partenaires essentiels de l’éducation, les associations d’éducation populaire ouvrent les jeunes à la citoyenneté, à l’acquisition de l’esprit critique, à la curiosité sur le monde et à la diversité culturelle. Cette promotion du «faire ensemble» apporte aux jeunes des expériences irremplaçables qui structurent leur personnalité. Ils y apprennent que la vraie autorité, dans le champ social, c’est le savoir, mais aussi le savoir-faire, au travail, sur un terrain de sport ou dans la mise en œuvre d’un projet. 

Enfin, les collectivités locales, communes, départements, régions, ont investi le champ de l’Education nationale de façon massive : financement et entretiens des locaux d’enseignement, équipements pédagogiques, transport des élèves, mais aussi financement des actions sociales et éducatives et vie périscolaire.

Or tout votre propos renvoie à une vision de la réussite scolaire fondée uniquement sur la réussite individuelle, indépendamment de tout environnement social. Là réside la grande différence entre la gauche et la droite.



Par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)
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