Plan Banlieues

Publié le par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)

Communiqué du SEP


Dores et déjà, une immense déception !
 

 Au-delà de la cacophonie gouvernementale, qui  devait présenter le plan ? quand ?... après lecture des mesures phares, on ne peut qu'être déçus.
Ce plan ne résoudra rien,  il n'apportera rien de nouveau, il n'y aura pas de rupture avec tout ce qui s'est déjà fait ces dernières années. Au contraire, il risque d'aggraver les phénomènes de ghéttoïsation, d'exclusion et d'opposition entre les populations.
En effet le plan prévoit  de :
  -  limiter les moyens sur 50 quartiers au détriment de tous les autres,
  -  faire  appel à des partenariats privés c'est à dire de chercher à diminuer les financements de l'Etat,
  -   mettre en place des missions locales au pied des immeubles mais  il y en a déjà !
  -   d'organiser des classes d'excellence ? on voudrait donc uniquement s'adresser à quelques uns au risque d'entraîner tous les autres dans la désespérance,
  - etc.
 
Et pourtant le conseil national des villes a à nouveau tiré la sonnette d'alarme au mois de janvier en demandant une "action pérenne et efficace", en demandant une mobilisation plus forte des politiques de droit commun dans le domaine de l'éducation, la santé, le logement, l'insertion et l'emploi.

On sera loin du compte.





Selon le Conseil national des villes, la situation est grave dans les banlieues


Source : La Gazette



Le Conseil national des villes (CNV) a alerté, le 16 janvier, le gouvernement de la "gravité de la situation" dans les banlieues et appelé à la mise en oeuvre d'une "action pérenne et efficace". 


Le CNV, qui réunit de nombreux élus locaux, a souligné "l'urgence à agir face à l'acuité des problèmes qui se posent dans les quartiers de la politique de la Ville".
Ses vice-présidents, Agathe Cahière, première adjointe au maire du Havre et Maurice Charrier, maire de Vaulx-en-Velin (Rhône), appellent l'Etat "à ne pas différer les décisions concrètes qui redonneront aux habitants de ces quartiers des raisons d'espérer en la République". Le CNV, qui a déjà remis en septembre une première contribution au gouvernement pour l'élaboration du futur "plan banlieues", émet d'autres propositions. 


En premier lieu, soutient François Pupponi, député maire PS de Sarcelles (Val-d'Oise), "il faut une réforme immédiate de la dotation de solidarité urbaine, ainsi que des finances locales". "On ne pourra rien faire si on ne réussit pas à rattraper les inégalités territoriales", a-t-il indiqué, faisant valoir que les communes les plus pauvres accueillent les populations les plus pauvres, qui connaissent des taux de chômage atteignant souvent 40%. 


Le CNV préconise également "une gouvernance locale refondée en matière d'emploi et des actions ciblées dans cinq domaines prioritaires: éducation, santé, emploi et insertion, désenclavement, logement.
Xavier Lemoine, maire UMP de Montfermeil (Seine-Saint-Denis) juge "indispensable de remobiliser les politiques de droit commun". 



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Publié dans Politiques publiques

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