Mobilisation des fonctionnaires du 15 mai 2008

Publié le par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)

               
            Pour le Syndicat de l'Education Populaire (SEP-UNSA éducation)

 




Deux bonnes raisons d’être
dans l’action


 

L’ensemble des organisations syndicales appelle à la mobilisation de tous les fonctionnaires le 15 mai. Chaque agent public a –au moins- deux bonnes raisons pour être dans l’action unitaire ce jeudi.

 

La remise en cause du service public

 

La RGPP (révision générale des politiques publiques) va au-delà des précédentes phases de la réforme de l’Etat. Elle est un démantèlement organisé et idéologique. Il faut moins d’Etat, moins de service public. Non pour faire des économies comme on veut nous le faire croire, car elles seront minimes dans l’opération. Le but est de confier au privé, au marché, à la concurrence l’essentiel des missions qui jusqu’à présent étaient considérées comme un bien commun et donc devaient être assurées pour tous, sur l’ensemble du territoire et dans la durée. Or, tous les exemples le montrent (en France comme à l’étranger), la privatisation nécessite la rentabilité, voire le profit, donc une concentration sur ce qui rapporte et un abandon de ce qui coûte. Au bout du compte, on remplace le citoyen par le client, privilégiant celui qui peut payer plus pour et négligeant les autres : une philosophie bien éloignée du bien commun contenu dans notre conception du service public !

 

 

L’atteinte au statut des fonctionnaires

 

Dans le même temps, autre pièce du puzzle de démantèlement du service public, la loi sur la mobilité remet en cause le statut des fonctionnaires et propose l’ensemble des éléments d’un plan social en vue de recaser voir de mettre au chômage des agents public. C’est un changement profond dans les conditions de recrutement et de travail des fonctionnaires, une véritable rupture du contrat tacite passé entre les pouvoirs publics et leurs agents.

Mais au-delà des situations individuelles, cette remise en cause du statut, s’attaque surtout à la neutralité des fonctionnaires. Pour assurer le bien commun, la sagesse du législateur avait souhaité des fonctionnaires recrutés par concours, garantis de leur emploi et progressant à l’ancienneté. Demain, embauchés par contrat, payés à la performance et licenciables à loisir comment seront-ils protégés des abus de leurs employeurs, fussent-ils les pouvoirs publics, comment pourront-ils s’opposer au traitement à la « tête du client » alors que cette même règle s’appliquera à la gestion de leur propre carrière ?

 

 

 

En s’inspirant des pires règles du libéralisme,

 ce démantèlement du service public ne sert

ni les agents publics ni les citoyens.

 

Deux bonnes raisons pour se mobiliser jeudi 15 mai.


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Publié dans Mobilisations

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