Présentation du colloque du 28.09.07

Publié le par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)

 

 

Présentation du colloque du 28 septembre 2007

 

 

ANIMATRICE, ANIMATEUR 

Une profession en devenir, en manque de reconnaissance ? »

 

Journée d’étude organisée par l’UNSA, le Conseil régional PACA, l’ORM-PACA (Observatoire Régional des Métiers), le CRPV-PACA (Centre de Ressources Politique de la Ville), l’ADELS (Association pour la Démocratie, et l’Education Locale et Sociale), l’ORSEU (Office européen de conseil, recherche et formation en relations sociales), l’INJEP, le Journal de l’Animation*, Uniformation*

 

28 septembre 2007 – Hôtel de la région à Marseille

 

On entend souvent dire que l’identité professionnelle des animateurs est floue,  le métier  mal défini, peu structuré, qu’il est  trop « jeune ».

 

Pourtant, les animateurs sont de plus en plus nombreux à  intervenir dans différents lieux urbain ou rural, dans différentes  institutions appartenant au secteur public collectivités territoriales, hôpitaux ou au secteur privé  à but non lucratif (associatif) ou à but lucratif.

 

Les structures les plus importantes dans lesquelles ils travaillent sont les maisons de quartiers, les centres de loisirs, les foyers ruraux, les établissements pour personnes âgées, les résidences de vacances notamment du tourisme social mais aussi les centres médico-sociaux….

 

Ils sont souvent soumis à des dispositifs (Exemples Politique de la ville, Projet Educatif local).

 

Ils n’ont pas de publics privilégiés mais ils travaillent aussi bien avec des enfants, des personnes âgées, des adolescents, des handicapés…il n’exclut à priori personne.

 

Et pourtant les usagers, les enseignants, les élus des collectivités territoriales, des associations, les personnels des établissements hospitaliers qui côtoient ces animateurs, connaissent mal leur rôle. Les animateurs, eux,  souffrent d’une absence d’identité propre qui corresponde à leurs attentes.

 

Ce sentiment de non reconnaissance pourrait avoir plusieurs explications :

 

1.      L’animation, fille de l’éducation populaire qui oeuvrait et oeuvre en faveur de l’émancipation collective, aurait avec l’apparition de la professionnalisation, changé de fonction. Les animateurs auraient laissé leurs habits de militants et leurs objectifs de transformation de la société pour devenir  des techniciens d’activités, et se consacreraient aux loisirs des individus en bonne santé et bien dans leur vie.

2.      Les problèmes sociaux s’accentuant depuis les années 80, une partie des animateurs, se seraient éloignés de la branche « socioculturelle » qui revendiquait l’éducation et le développement de la culture pour tous pour devenir l’une des branches du travail social dont la mission principale est l’aide et la réparation des individus en difficultés.

3.      La mise en place de politiques publiques que ce soit dans le domaine culturel, éducatif (politiques éducatives) ou social (politique de la ville), initiées d’abord par l’Etat largement relayées aujourd’hui par les collectivités territoriales influenceraient et façonneraient le profil et les comportements des animateurs.

4.      La place occupée dans notre pays par l’Ecole aurait empêché les animateurs qui se revendiquent aussi comme des éducateurs de se faire reconnaître pleinement.

5.      La crise de l’emploi engendrant la mise en place de dispositifs de lutte contre le chômage a favorisé, dans les associations mais aussi dans les collectivités territoriales, l’émergence d’emplois d’animateurs en contrats précaires, le dernier en date étant le statut du service civil volontaire et de l’engagement éducatif. Cette précarité statutaire aurait des répercussions sur les représentations du métier.

6.      Les formations professionnelles étant plutôt de courte durée et les diplômes n’étant ni réellement obligatoires ni réellement pris en compte, cela nuirait à la prise en considération du métier.

7.      Aux yeux de certains, l’animation ne serait pas un métier mais seulement une fonction partagée par de nombreuses professions

8.      La multiplicité des employeurs (publics et privés), des secteurs d’intervention (éducation, culture, social, médico-social, temps libre…) et des publics (de l’enfance au 3ème âge), empêcherait l’émergence  d’une filière professionnelle aux contours bien définis et favoriserait l’apparition d’identités diverses plutôt liées à une spécificité d’intervention, à un public ou à un type de structure.

9.      L’absence quasi-totale de réseaux structurés, d’associations, de syndicats regroupant l’ensemble de ces professionnels aurait retardé leur reconnaissance.

 

Et pourtant certains facteurs nous permettent d’espérer une meilleure prise en compte de la profession :

1.      L’existence d’une convention collective de l’animation, et de plusieurs autres reconnaissant le métier d’animateur, même si beaucoup serait à dire sur les classifications, les conditions de travail, les salaires, l’absence d’obligation de diplômes pour exercer dans la plupart des postes….

2.      La création de la filière animation dans les collectivités territoriales même s’il manque pour l’instant un cadre A

3.      La présence d’un corps d’animateurs de catégorie B dans la fonction publique hospitalière, même si là aussi il manque une filière complète et notamment la catégorie A.

4.      L’aboutissement, non sans mal mais avec beaucoup de questions et remarques d’une filière presque complète de diplômes allant du niveau V au niveau II.

5.      Le nombre croissant d’animateurs travaillant dans de nombreux secteurs (éducation, social, médico-social, culture…) avec différents employeurs et différents publics etc.….

 

OBJECTIF

 

 L’UNSA en partenariat avec le Conseil Régional Provence Alpes Côte d’Azur et d’autres institutions ont décidé de réunir les salariés, les employeurs et des chercheurs pour débattre, mieux identifier et mieux définir  ce que recouvre aujourd’hui cette profession : quels sont les champs d’intervention des animateurs ?  Comment travaillent-ils, quelles sont leurs pratiques, de quelle formation ont-ils besoin, quelles sont les évolutions du métier, comment se distinguent-ils d’autres professions ?  Quel est  le sens de leur mission ? Ont-ils ou non des valeurs communes qui les rassemblent ? Comment arriver à une meilleure reconnaissance et prise en compte de leur travail ?

 

Organisation de la journée

9h Accueil

 

9h30 : Ouverture par le Président du Conseil Régional PACA et l’UNSA

 

10h : Intervention de l’Observatoire Régional des Métiers PACA (Anne-Sophie DUMORTIER)

 

10h30 – 12h30 Ateliers

 

  1. Professionnels et/ou militants : quelles conditions de travail ? quel engagement ? quelles valeurs ?

Laïusseurs : Anne Sophie DUMORTIER (ORM PACA), Francis LEBON et Emmanuel de LESCURE (INJEP), FESSAD*.

 

  1. Animateur,  éducateur,  travailleur social,  médiateur, agent de développement : quelle identité ?

Laïusseurs : Jean-Pierre HALTER* (INJEP),  CEMEA, Henriette CALCAGNO-ROYAL (Animatrice fonction publique hospitalière), UNSA Santé Sociaux*,

 

  1. Professionnalisation et qualification : quelle formation ?

Laïusseurs : Léa LIMA (INJEP),  Patrick FODELLA (CGT),  Dominique QUIRION (UNSA Sports) 

 

  1. Animateur, territoires, publics et incidences des politiques publiques : quel(s) projet(s) ?  

Laïusseurs : ADELS, Philippe MEYER (Responsable de service ville d’Aubagne), Dominique MICHEL CRPV,  Marie SABATIER (Animatrice territoriale ville d’Antibes).

 

  1. Pratiques et démarches pédagogiques : quelles spécificités, quelle évolution, quel sens ?  

Laïusseurs : Christian MAUREL (FFMJC et FSPVA),  René-Yves COTTENYE (CEPJ, CREPS de Wattignies), Joanna PI* (Animatrice Léo-Lagrange), Réseau Ecole et Nature*, Gilles PROU-GAILLARD (Animateur territorial – Maison du citoyen à Marseille)*

   

     12h30 – 14h  Repas

14 h – 14h 30 : Restitution des ateliers

14h30 – 15h30 : Table ronde : Quelle définition du métier et quelles perspectives ?

Animateur : Journal de l’Animation *

Intervenants : Un représentant du conseil régional, ORSEU, Denis ADAM  (SEP)

 

15h30 : Intervention du MJSVA

 

16h : Intervention de l’UNSA

 

      16h30 : Clôture

 


* Institutions ou intervenants pressentis

 

 

 

 

 

 

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F
Bonjour,Je découvre votre site et votre syndicat : bravo.La profession des animateur(e)s doit se structurer ppur exister.Pouvez-vous m'indiquer si les actes de votre colloque sont ou seront édités. Et comment se les procurer.MerciBien à vousCF
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Z
La route s'annonce longue et pleine d'embuches.Mais je suis de tout coeur avec vous.
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Z
Prem's à déposer un commentaire !  Pas beaucoup de commentaire sur ce blog... Je me lance car le sujet de l'animation m'inspire.J'ai été longtemps animateur, puis directeur (BAFD) pour diriger des centres dans toute la France et à l'étranger. Depuis, je suis éducateur sportif et je suis donc amené à rencontrer encore beaucoup de jeunes (et moins jeunes) du secteur de l'animation.La plupart du temps c'est le même constat : je suis atterré de voir le niveau de responsabilité, d'exigence et de disponibilité  qui est demandé aux animateurs, souvent jeunes... et de constater, toujours avec la même déception, le niveau de rémunération qui correspond au travail exigé.Certaines des annonces qui fleurissent avant les vacances scolaires (quelques fois émanant de centre de vacances et clsh municipaux) sont tout simplement honteuses : sous le prétexte d'une activité présentée comme une passion (l'animation), la liste des qualités et compétences (et diplômes) exigées est pléthorique alors que le salaire proposé est ridicule.Je ne parle même pas du coût de ces formations qui devient maintenant exorbitant. D'ailleurs, c'est curieux que d'un côté on demande de faire du "quasi-bénévolat", et que de l'autre pour obtenir un bafa ou un bafd, les tarifs des formations sont bien loin d'être du bénévolat !!!!Par curiosité sur la dernière annonce que j'ai vue (du centre de loisir de ma commune), j'ai fait la division du salaire mensuel annoncé par les horaires demandés. Résultat : un salaire horaire de moins 2,5 Euros !!!Après on s'étonne qu'il y a peu d'animateurs sérieux ! Heureusement  que  les animateurs sérieux sont aussi informés. Ils connaissent le montant du smic et savent qu'il existe bien d'autres petits boulots mieux payés, moins prenant, et avec bien moins de responsabilités.On pourra donc continuer à blabater encore pendant des années, mais tant que les organisateurs de ces centres ainsi que les institutions qui les règlementent continueront à faire des économie sur sur le dos des animateurs et des directeurs saisonniers en rajoutant chaque année toujours plus de responsabilités et d'exigences, la plus grande partie du personnel sérieux se fera prendre une fois et aura compris. La passion de l'animation ça va un temps.Que l'on commence par donner un bon coup de balai sur cette convention  de l'animation d'un autre temps, et que tous ces centres employeurs commencent par être sérieux et motivants et vous verrez que le personnel sera sérieux et motivé !
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G
Cher Zappix,<br /> Je ne sais pas pourquoi, mais quelque chose me dit que vous êtes bien dans "l'air du temps"... <br /> Vous dénoncez, à juste titre, les conditions de travail des animateurs et des directeurs "saisonniers" (salaires, conditions d'embauche). Ce que d'ailleurs les organisations syndicales ont toujours fait. Leur bataille contre les employeurs est quasi permanente. Et dans le même temps, vous parlez de "blabater" à propos des journées de réflexion, vous parlez de "donner un bon coup de balai sur cette convention de l'Animation d'un autre temps" (sans préciser que vous en souhaitez une autre)... <br /> Ne faut-il pas -à la fois- dénoncer la faiblesse des salaires et vouloir une garantie collective des conditions d'embauche, de travail et de rémunération ? Depuis plus de quinze ans, la patronat veut pouvoir employer des  animateurs, titulaires de diplômes de niveau V (BAPAAT) et les placer en pleine responsabilité avec les enfants ! Nous nous battons pour que cette responsabilité ne soit accessible qu'à partir du niveau IV. Le calcul des employeurs est simple : le niveau V coute moins cher que le niveau IV. Et l'on retrouve la logique que vous dénoncez chez les "saisonniers".<br /> Je crois qu'il est essentiel pour les animateurs de pouvoir compter sur des organisations syndicales (et pourquoi pas le SEP-UNSA Education) pour défendre, à la fois eux mêmes et les conditions de travail.<br /> Or, cet "air du temps" essaie d'accréditer l'idée que le rapport serait plus égal si employeur et salarié discutaient seul à seul, sans accord collectif de référence (convention collective).  Vous savez bien que ce rapport est par essence inégal et l'on parle même officiellement de "lien de subordination" ! On ne peut pas mieux dire...<br /> Alors, vous souhaitez discuter de cette question, vous souhaitez confronter vos idées à celles des autres. Rien de plus facile : inscrivez vous à la journée du 28 septembre.<br />