La FSGT
vendredi 22 juin 2007 / "le Patriote"
Un sport accessible pour tous. Ce principe, la FSGT (Fédération sportive et gymnique du travail) s’engage à le respecter. Héritier du sport ouvrier, elle se démarque au fil des années par la création de nouvelles activités physiques. Elle est à l’initiative du judo féminin et du saut à la perche féminin. Egalement fidèle à des valeurs, la FSGT souhaite que le sport dit « populaire » contribue à l’émancipation de la personne. Membre de la direction nationale, Lydia Martins Viana confirme cet état d’esprit : « L’environnement de la FSGT permet à l’individu de prendre des responsabilités. C’est une éducation populaire à travers l’éducation physique ». Un concept très ancré dans l’histoire de cette fédération.
« Cette exposition permet de comprendre d’où l’on vient. Ce n’est pas simplement un souvenir nostalgique. » Pour Lydia Martins Viana, cette rétrospective permet aux nombreux adhérents de découvrir l’histoire de la FSGT. Les premières apparitions des clubs sportifs ouvriers remontent à 1908 avec la création de la Fédération sportive athlétique socialiste (FSAS). C’est seulement en 1934 que la FSGT est créée. Elle est destinée au mouvement populaire. Elle fonde ses valeurs premières : refus de l’intolérance, de la solidarité avec les victimes de l’injustice sociale, des persécutions politiques et la défense des intérêts sportifs du monde travail. Des valeurs toujours respectées aujourd’hui.
Le sport a tendance à ne plus être un divertissement. Les grandes manifestations sportives (Roland-Garros, le Tour de France…) le prouvent. Ils privilégient la compétition et les résultats au détriment du plaisir du sport. Jean-Claude Poirier, membre de la direction nationale de la FSGT et coprésident du comité des AM, veut bouleverser la tendance : « Une vraie rupture serait ne plus voir le sport pour l’essentiel par le bout de la compétition et du haut niveau, mais d’intégrer le sport à la vie quotidienne pour qu’il soit un élément structurant de la vie des quartiers, des communes, un élément de santé publique ».
Le coprésident du comité des Alpes-Maritimes profite de cette exposition pour évoquer les problèmes d’infrastructures de la FSGT : « Pour le département, les besoins s’expriment surtout en matière de terrains de foot pour les amateurs (à 7), rugby, ou de salles. Au niveau du cyclisme, les problèmes demeurent encore ». Jean-Claude Poirier est déterminé pour résorber ces problèmes. Mais le chemin est encore long. L’espoir peut venir des parlementaires des Alpes-Maritimes : « Nous leurs demandons de faire modifier le décret 2006-460 du 21-04-2006. Il pénalise les clubs sportifs. Il faut exonérer les associations à but non lucratif, du paiement de cette taxe pour toute occupation du domaine public ».
Laurène GUILLAUME • Renseignements : FSGT. 04.93.89.74.53.