Service minimum à l'école

Publié le par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)

 

Darcos calme le jeu

Source : LEXPRESS.fr

L'annonce de l'éventuelle extension du service minimum au secteur public de l'enseignement a provoqué la colère des syndicats. Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos joue l'apaisement.

   
 

La question du service minimum à l'école, soulevée par François Fillon, a mise en émoi hier les syndicats enseignants, qui ont appelé à une "mobilisation de grande ampleur".

"Etendu, mais par étapes"
Mercredi, le ministre de l'Education Xavier Darcos a tenté de calmer le jeu, précisant que pour l'heure, les discussions ne concernaient que les transports. Avant d'ajouter: "Cela n'empêche pas de réfléchir à la continuité du service public dans l'Education nationale". Une volonté de temporisation également exprimée par l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui déclare que le service minimum a "plutôt vocation à être étendu", en conseillant néanmoins de procéder "par étapes".  

"Provocation"
De leurs côtés, cinq fédérations enseignantes, l'UNSA Education, la FSU, le SGEN-CFDT, la FERC-CGT et la FAEN, ont appelé à une "mobilisation de grande ampleur" à l'automne. Deux ordres du jour: protester contre les 10 000 à 17 000 suppressions de poste envisagées en 2008 et réaffirmer leur attachement "au droit de grève".

Le leader de la FSU, premier syndicat dans l'Education, s'est déclaré "très en colère" contre un gouvernement accusé d'accumuler les sujets de discorde. Luc Bérille de l'UNSA Education estime de son côté que l'attitude du gouvernement est la meilleure posture à adopter si on veut "préparer un conflit social".

Mercredi soir, les sénateurs ont adopté l'article 2 du projet de loi sur la continuité du service public dans les transports ainsi que l'article 5, qui contraint les salariés à déclarer 48 heures à l'avance leur intention de participer à une grève. Ce dernier point, ainsi que l'instauration d'un vote à bulletins secrets au-delà de huit jours de grève, sont perçus par les centrales syndicales comme des atteintes "intolérables" au droit de grève. La CGT, Solidaires et la CFDT Transports appellent a de simples "rassemblements" ce 31 juillet.

 

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Publié dans Politiques publiques

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