Service minimum

Publié le par SEP (Syndicat de l'Education Populaire)

Mobilisation contre le service minimum

Le projet de loi sur le service minimum examiné en ce moment à l'Assemblée nationale suscite l'inquiétude et la colère du côté des syndicats. La CGT a organisé aujourd'hui une mobilisation nationale contre ce texte qui prévoit notamment que les grévistes devront se déclarer comme tel au moins 48 heures à l'avance…

Service minimum : la CGT dénonce une atteinte au droit de grève

Difficile de mobiliser un 31 juillet contre le service minimum. Pourtant, la CGT, premier syndicat cheminot, a obtenu le ralliement de six autres fédérations des transports, Sud Rail, CFDT, FO, CFTC, l'UNSA et les autonomes de la FGAAC. Sans oublier le SNES-FSU, première organisation syndicale d'enseignants, qui s'est également jointe à la journée d'action nationale. Pas de préavis de grève mais environ 80 rassemblements dans toute la France. A Paris, des centaines de personnes - 2.000 selon la police, 4.000 selon les organisateurs - se sont massées à proximité du Palais-Bourbon protégé par un imposant cordon de sécurité. Entre les barrières métalliques, députés et manifestants ont débattu, parfois houleusement. A Lyon, un millier de personnes selon les syndicats, 300 selon la police, se sont rassemblées devant la préfecture du
Rhône pour cette journée d'action nationale au coeur de l'été.

En cause, le projet de loi sur le service minimum qu'examinent depuis hier après-midi les députés. Pour la plupart des syndicats, les points de contestation restent la déclaration préalable 48 heures à l'avance, le vote à bulletin secret après 8 jours de grèves, mais aussi l'allongement de la durée des préavis et l'inscription dans la Loi du paiement des jours de grève.L'examen de ce texte par les députés devrait s'achever mercredi soir. Le gouvernement ayant décidé d'utiliser la procédure dite de l'urgence, une commission mixte paritaire (CMP) Assemblée-Sénat sera convoquée jeudi matin afin de mettre au point un texte commun aux deux assemblées. Ce texte de la CMP sera soumis jeudi après-midi aux députés et sénateurs pour son adoption définitive. Les socialistes ont annoncé qu'ils saisiront le Conseil constitutionnel.

En plein coeur des vacances d'été, la mobilisation contre ce projet de loi, déjà adopté par le Sénat le 19 juillet, devrait toutefois rester symbolique. Mais le secrétaire général de la CGT prévient : "On n'en aura pas fini avec le vote à l'Assemblée nationale, d'une part sur le plan du droit, et d'autre part sur la mobilisation qui ne va pas s'arrêter au 31 juillet", a ainsi déclaré Bernard Thibault, laissant planer la menace d'une rentrée sociale agitée et également pendant la Coupe du monde de rugby qui démarre le 7 septembre. Sur le plan "du droit", la CGT compte notamment demander à 60 députés opposés au texte de saisir le Conseil constitutionnel pour "atteinte au droit de grève".

 

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Publié dans Mobilisations

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